Europe 1 a révélé une information, capitale sur ce qui s’est passé dans un avion Air France assurant la liaison Paris-Dublin peu avant le décollage. "Monsieur Depardieu se lève en disant : 'je veux pisser, je veux pisser', exactement dans ces termes", raconte un passager à l'antenne de la radio française. "L'hôtesse dit : 'je suis désolée, il faut attendre un quart d'heure, le temps que nous soyons en vol. Les toilettes sont fermées, je ne peux rien faire pour vous' (...) Depardieu dit 'je ne peux pas attendre', se met debout et il a fait par terre", poursuit le passager. Cette version a été légèrement contestée par un ami de l’acteur qui se trouvait à bord : .Gérard Depardieu a tenté d’uriner dans une petite bouteille d’eau minérale mais le contenu plus important que le contenant s’est répandu sur le sol. Le vol a pris deux heures de retard en raison de la nécessité de nettoyer la cabine.
Cette affaire a eu un grand retentissement médiatique. La représentation de l’acteur jouant un nouveau rôle celui de Mannequin Piss a fait le tour de la planète.
On ne doute pas que dorénavant Gérard Depardieu paiera ses billets en uros, demandera à ne voyager qu’en jets et qu’il présentera en guise de passeport un laissez pisser !
Charles Debbasch
jeudi, août 18, 2011
LE PIPIGATE DE GERARD DEPARDIEU
lundi, août 15, 2011
ETAT GARANT,ETAT GERANT
Dix milliards d’euros d’économie voici les économies que doivent réaliser les ministres dépensiers français dans le mois pour que la France garde sa note AAA et continue d’inspirer confiance à ses créanciers. Le plus extraordinaire est que personne n’imagine cette mission impossible à réaliser.
Ce qui amène à se poser la question inverse. Comment en est-on arrivé à ces abimes de déficit public ?
L’idéologie socialiste en est la cause principale . Elle légitime un état interventionniste qui incarne le bien face au démon des entreprise privées Sous les ailes protectrices de cette idéologie, l’Etat a multiplié ses domaines et ses formes d’intervention ;les services publics se sont développés, stratifiés, superposés .
La droite n’est pas non plus innocente dans ce débat . Elle qui a promis des allocations diverses à la veille de chaque compétition électorale et qui a creusé les déficits autant que la gauche .
La longue croissance a dissimulé le poids de la dette. Mais le retour à la crise rend la couverture des déficits insupportable et oblige à tailler dans les dépenses .
C'est également le moment de redéfinir le rôle de l’Etat . L’Etat doit réintégrer ses fonctions régaliennes : ordre public , défense, politique étrangère, justice . Mais il doit ajouter à ces fonctions, la responsabilité de définir et d’atteindre les équilibres économiques. Il n’appartient pas à l’État d’être le gérant de ces services économiques Il doit en être le garant en définissant la règle du jeu et en garantissant l’observation par les acteurs économiques .
Charles Debbasch.
vendredi, août 12, 2011
iNTERNET ENTRE FICTION ET REALITE
L’effondrement du titre de la société générale sur la base d’une fausse information incite à réfléchir sur la difficulté de la quête de la vérité dans notre société noyée par une déferlante d’expressions.
Le 7août Le Mail on Sunday publie un article affirmant que la Société Générale se trouve dans «un état périlleux» «au bord du désastre». L’édition dominicale du quotidien britannique Daily Mail s’appuie sur «une source gouvernementale de haut rang» qui aurait décrit la position de la Société générale comme périlleuse. Dés le lendemain, le Mail on Sunday retire l’article de son site. Le 9 août le Daily Mail présente ses excuses «sans réserve» à la banque et reconnaît que son article est sans fondement.
Il n’empêche le mal est fait.
La Société Générale ne sort pas indemne de ces fausses informations. Son cours de Bourse s’effondre de 20%, avant d'achever la séance sur une chute de -14,74%. Les autres banques subissent les effets de la contagion: le Crédit Agricole perd 11,81%, BNP-Paribas 9,47%.
L’on s’interroge alors sur l’origine de la fausse information et l'on croit la trouver dans une fiction que le monde offre en cette période estivale à ses lecteurs. Sous le titre « Terminus pour l’Euro » , le Monde a en effet publié du 26 juillet au 6 août, une fiction sur la crise qui imagine de grandes manœuvres politico-financières en zone euro dans la tourmente, ainsi que les faillites des banques Société Générale et Crédit Agricole.
Une journaliste de Reuters a poussé plus loin la rumeur en écrivant sur son compte twitter «La rumeur d’une SocGen en faillite serait partie d’une mauvaise lecture par le Daily Mail du feuilleton d’été du Monde!»
D’une rumeur à l’autre, on en vient ainsi à rendre le journal du soir parisien responsable de la naissance d’une fausse nouvelle. L ’Agence France-Presse affirme dans une dépêche que le feuilleton «a été à la source d’une fausse information qui a largement concouru au plongeon du titre Société générale en Bourse».
La dépêche rappelle que «Terminus pour l’euro» avait déjà irrité le Crédit Agricole: «La banque avait adressé une lettre au Monde valant "protestation et démenti" dont le journal a fait état dans l’épisode de la fiction de Philae paru le 30 juillet».
De son côté Le Monde dément avoir inspiré le Mail on Sunday: «Il n’existe aucun lien entre cette fiction estivale et la cotation en Bourse de la Société Générale», d’après le directeur délégué des rédactions du Monde Serge Michel.
Cette affaire illustre la difficulté de discerner le vrai du faux dans notre société d’information foisonnante.
D’une part, on ne peut reprocher au journal le Monde de publier une fiction ou alors il faudrait interdire toutes les œuvres littéraires qui s’inspirent peu ou prou du réel.
En revanche, la lave en fusion internet contient tout à la fois des pépites et du mâchefer.
Elle fait naître des talents mais donne aussi la libre parole à des faussaires, des escrocs ou des incompétents. Comme la justice ne peut être saisie que dans des cas extrêmes c’est aux journalistes professionnels qu’il appartient de séparer le bon grain de l'ivraie.
On a souvent insisté sur le fait qu’Internet réduisait le rôle des journalistes professionnels en les privant de leur monopole d’expression.
Et si Internet offrait ainsi aux journalistes de talent une fonction régulatrice au service de la liberté de l'information ?
Charles Debbasch
jeudi, août 11, 2011
VIOLENCE EN GRANDE-BRETAGNE
L’explosion de violence en Grande -Bretagne qui a réduit en fumée de nombreux ensembles commerciaux de Londres et d’autres grandes villes britanniques pose le problème de la sauvegarde de l’ordre public dans les états modernes et de sa relation avec la justice sociale.
DE LA SAUVEGARDE DE L’ORDRE PUBLIC
Nous vivons dans des sociétés protégées , ou l’ordre public est mieux assuré qu’il ne l’a jamais été dans l’histoire au point que nous sommes parfois tentés d’oublier que l'ordre est toujours précaire et qu’il doit sans cesse être défendu contre ceux qui voudraient y porter atteinte .
L’armée est là pour nous défendre des ennemis extérieurs .Elle doit être disciplinée, organisée, dotée de moyens suffisants et bien intégrée dans la Nation. Seuls des illuminés peuvent imaginer un Etat sans armée qui serait ainsi à la merci de n’importe quel agresseur.
La police est là pour assurer la sauvegarde de l'ordre public intérieur et pour réprimer ceux qui y porteraient atteinte. Un Etat sans police est à la merci des délinquants. La police assure dans le cadre de la loi le droit des citoyens à mener une vie paisible sans craindre pour leurs personnes ou pour leurs biens.
Dans ce domaine, il n’y a pas de place pour la compassion envers les délinquants.
La tolérance zéro à l’égard de la délinquance est la seule règle défendable.
DU CONSENSUS SOCIAL
Quand l’ordre public est violemment troublé comme il l’a été en Grande Bretagne, il convient de faire respecter la force de la loi et de ne pas laisser se développer la loi de la force .Mais il faut aussi s’interroger sur les causes d’un mouvement de si grande ampleur.
Et celles-ci sont multiples.
La disparition d’un système de valeurs où l’être était plus important que l’avoir ou le paraître.
L’existence de communautés allogènes mal intégrées dans l’espace national ou qui n’en partagent pas les valeurs.
Le développement de poches de pauvreté et de chômage qui donne à des couches importantes de la population le sentiment d’être exclues du jeu social.
C’est toute la difficulté de l’exercice dans ces situations troublées. Il faut tout à la fois réprimer sans faiblesse les atteintes à l’ordre public et ne pas croire que le seul usage de la force suffira à résoudre le problème.
Charles Debbasch
mardi, août 09, 2011
LA CRISE DE L'ENDETTEMENT
Les années d’expansion ont masqué le problème. Emportés par une course à la dépense, les pays développés ont laissé croitre leur endettement .La baisse de l’expansion et la désindustrialisation font apparaître le problème dans toute son ampleur. Le fardeau de la dette est trop lourd .
En Europe ,il met en péril l’euro . Les pays vertueux comme l’Allemagne se font tirer l’oreille pour sauver les cigales grecques, italiennes ou espagnoles Aux Etats-Unis républicains et démocrates se sont querellés comme des chiffonniers avant de s’entendre pour relever le plafond de la dette avec comme conséquence la perte de la notation AAA .
Les Etats-Unis font désormais partie du "club des 100%" formé par les pays dont la dette dépasse 100% de la richesse qu'ils produisent en une année. Dés que le plafond d'endettement a été relevé par le Congrés, le Trésor américain a emprunté 238 milliards de dollars supplémentaires.
La dette fédérale est à présent de14 580 milliards de dollars alors que le PIB, en 2010, s'est établi à 14 526 milliards de dollars. Ainsi la dette américaine dépasse les 100% du PIB.
En France, la dette publique a atteint 83% du PIB fin 2010.Elle passera en 2011 à 86,2% (87% en 2012). Le service de la dette devient ainsi en 2011, le premier poste du budget : 46,9 milliards, contre 44,5 pour l’Éducation et 30,1 pour la Défense).
Les Etats endettés sont des Etats vulnérables. Ils sont contraints à des coupes sombres dans leurs budgets qui mécontentent des couches entières de la population et fragilisent la situation électorale des gouvernements en place.
Les Etats endettés sont également à la merci de leurs créanciers
La Chine, qui reste le plus grand créancier des Etats-Unis avec près de 1.200 milliards de dollars de bons du Trésor en caisse, estime qu’elle "a désormais le droit d'exiger des États-Unis qu'ils s'attaquent à leur problème structurel de dette et assurent la sécurité des actifs chinois en dollars". Elle demande de" mettre en place une surveillance internationale sur la question du dollar. Une nouvelle monnaie de réserve peut aussi être une option pour éviter qu'une catastrophe soit provoquée par un seul pays"...
Quant à l’Italie elle se trouve à présent pratiquement sous la tutelle de la BCE . Jean-Claude Trichet et son successeur désigné Mario Draghi ont envoyé une lettre commune à Silvio Berlusconi énonçant les conditions posées par la BCE à l'acquisition de titres d'État italiens sur le marché secondaire. La BCE demande à Silvio Berlusconi de procéder par décret, d'application immédiate, et non par projet de loi .Elle énumère ensuite les réformes qu'elle attend de l'Italie et notamment des privatisations des sociétés municipales (transports publics, voirie, fourniture d'électricité, à l'exclusion de la distribution d'eau qui devra rester publique).
La BCE demande de rendre plus flexibles les procédures de licenciement et de privilégier les accords au sein des entreprises par rapport aux conventions sectorielles négociées à l'échelon national.
On imagine les difficultés politiques à faire accepter cette nouvelle rigueur à des populations habituées à des décennies de laisser aller .
vendredi, août 05, 2011
LES PLUS GROSSES GAFFES DES POLITIQUES
Theresa Villiers, ministre britannique des transports, vient de déclencher de grandes controverses au Royaume-Uni après avoir suggéré aux employés d’un centre d'appels de Newcastle qu'il va être délocalisé à Mumbai de déménager dans la métropole indienne pour ne pas perdre leur emploi
Dans la foulée le site web de THE INDEPENDANT a dressé le florilège des plus grands gaffeurs politiciens.
Le premier sur la liste-on s’en serait douté- est Silvio Berlusconi. Au cours de la campagne électorale de 2006, il a déclaré que « les communistes à l'époque de Mao ne mangeaient pas les enfants, mais les faisaient bouillir pour fertiliser les champs .»
On se rappelle aussi la déclaration du ministre de l'intérieur français Brice Hortefeux, qui l'an dernier dans une interview à la radio confondit les empreintes génitales et les empreintes digitales.
En février dernier, le ministre indien des affaires étrangères S.M. Krishna lors d'une conférence à l'Assemblée générale des Nations-Unies à New York a lu par erreur le discours de son collègue portugais.
Oublier son micro ouvert peut coûter cher.
En novembre 2010, le Ministre de la Justice japonais Minoru Yanagida, a été contraint de démissionner après avoir déclaré que son travail était assez simple : il lui suffisait de retenir deux phrases: « Je préfère m'abstenir de répondre à des questions au sujet de cas particuliers » et « nous examinons attentivement l'affaire en nous fondant sur le droit et sur les faits. » La gaffe a tant ridiculisé l'action du gouvernement que le premier ministre, Naoko Kan, a exigé et obtenu la démission de l’intéressé.
Le premier ministre britannique Gordon Brown au cours d'un rassemblement de 2010 surpris de la question d’une électrice sur la criminalité s’indigna auprès de ses collaborateurs alors que le micro était ouvert qu’on ait pu laisser parler cette dame .
Quant au ministre français, Frédéric Lefebvre, lors d'une interview à la Foire du livre à Paris, il a déclaré que le texte classique qu’il aimait le plus était "Zadig et Voltaire ». Par malheur pour lui c’est le nom d'une chaîne de vêtements parisiens alors que le livre de Voltaire est intitulé « Zadig ou la Destinée ».
La Baronne Neville-Jones, ministre britannique pour la sécurité et de lutte contre le terrorisme, alors qu'elle allait à Washington l’an dernier pour une réunion de haut niveau sur le terrorisme, a été contrôlée à l'aéroport par des agents en possession de liquides qui dépassaient les 100 ml autorisés.
Le plus célèbre gaffeur de ces dernières années reste George w. Bush. Lors d'une conférence de presse à Pékin en 2005, il tenta de se soustraire aux questions pressantes des journalistes en quittant la salle brusquement mais il se heurta à des portes fermées.
Tony Blair, dans son livre autobiographique « Voyage » écrit que le « Bloody Sunday », dans lequel 13 personnes ont été tuées, a eu lieu à Belfast, alors qu’ en réalité le théâtre de ce carnage était la ville de Derry, Irlande du Nord.
La plus récente gaffe signalée est celle du ministre canadien de l’industrie Tony Clément qui en novembre 2010 lors d’une conférence à Ottawa a confondu succès et sexe et a déclaré fort doctement : « Nous avons besoin de plus d’histoires de sexe au Canada » déclenchant les rires de l’auditoire.
A qui le tour ?
Charles Debbasch
mardi, août 02, 2011
DU REPOS SANS VACANCES
Nicolas Sarkozy a exhorté ses ministres à ne pas prendre de vacances mais à s’octroyer quand même quelque repos.
J’imagine comme il doit être difficile pour les membres du gouvernement de faire, à chaque instant, le départ entre le repos autorisé et les vacances interdites.
Voilà pourquoi, je me suis efforcé de dresse ce petit guide de l’août ministériel.
Faire la sieste c’est autorisé à la condition qu’elle ne soit pas trop longue. Le petit somme c’est possible. Le long sommeil doit être banni. Imaginez que le président vous appelle ?
Un rendez-vous câlin c’est permis mais préférez le Formule 1 de Romorantin au Sofitel de New York. Evitez tout de même de consommer la mère et la fille à la fois et réfrenez toute brutalité.
Un massage pourquoi pas mais pas dans l’antichambre de votre ministère et une seule masseuse professionnelle vaut mieux que deux apprenties de la voute plantaire.
Une ballade champêtre cela fait écolo .C’est même très Joly. Une escapade sur le yacht d’un ami vous classe de suite parmi les vacanciers susceptibles d’être virés du gouvernement en septembre.
Rouler en 2cV est une idée géniale. Partager une Ferrari avec un pote vous expose à la vindicte médiatique.
Voyagez de préférence avec Easyjet plutôt qu’avec Air Ben Ali .
Payez votre séjour avec votre carte bleue personnelle dument provisionnée grâce à votre salaire.
Si vous tenez absolument à fumer préférez des gitanes aux cigares cubains.
Vous exposer au soleil et avoir le teint légèrement halé sera bien vu. Revenir à Paris avec le nez en pivoine montrera que vous avez abusé.
On serait tenté de croire que seule la durée sépare les longues vacances du repos temporaire.
Ce serait une erreur.
Reposer en paix vous condamne à quitter le monde des vivants.
A tout prendre, mieux vaut profiter de vacances bien méritées.
Charles Debbasch