LES FROMAGES DE LA POLITIQUE
La politique est parfois considérée comme un fromage particulièrement intéressant. Mais la guerre des fromages que révèle Le Canard Enchainé est d'une tout autre nature.
Le Brie de Meaux a été remplacé à la table de Bercy par du Brie de Melun sur l'initiative du secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez. Le ministred'État n'aurait pas supporté l'idée de "faire de la pub à son ennemi intime Jean-François Copé", maire de Meaux.
Cette substitution a indigné la Confrérie du Brie de Meaux qui juge "extrêmement regrettable qu'un monument de la gastronomie française, participant au rayonnement international du savoir-faire français, soit l'otage d'enfantillages bien éloignés des responsabilités d'un membre du gouvernement".
La Confrérie a demandé à la ministre de l'Économie, supérieure hiérarchique de Laurent Wauquiez de "bien vouloir rétablir" le Brie de Meaux à sa table.
Aux dernières nouvelles, le Brie de Meaux est toujours servi à la table du ministère.
En fait, cette guerre des Brie dissimule une concurrence acharnée de deux jeunes loups de la Sarkozye pour occuper les plus hauts postes de la politique, des fromages d'un autre ordre.
Il n'est pas certain, cependant, que le brie soit un bon ascenseur politique. Louis XVI, qui appréciait le brie de Meaux, fit lors de sa fuite vers Varenne une halte à Claye-Souilly, pour y déguster du brie et du vin rouge. Cette gourmandise lui fut fatale puisqu'il fut rattrapé et livré à l'échafaud.
Charles Debbasch
samedi, septembre 18, 2010
les fromages de la politique
jeudi, septembre 16, 2010
LE DEBAT DROITE GAUCHE SR LA SECURITE
LE DEBAT DROITE GAUCHE SUR LA SECURITE
Au moment où nombrer de clivages anciens entre la droite et la gauche paraissent s'estomper, la vivacité du débat actuel sur la sécurité démontre qu'il existe encore des lignes de fracture sérieuses entre ces tendances politique.
Pour la gauche, l'essentiel de la politique sécuritaire doit reposer sur la prévention. Les problèmes de sécurité sont liés au chômage qui laisse des dizaines de milliers de jeunes dans la rue vulnérables à toutes les sollicitations délictueuses. Ils sont également la conséquence de la constitution de ghettos urbains. L'absence de moyens suffisants pour l'éducation favorise l'échec scolaire et entraine l'exclusion. Les discriminations dont sont victimes les jeunes des cités provoquent également des réactions de repli identitaires qui sont le terreau de la délinquance. La gauche ne nie pas l'existence de problèmes de sécurité mais elle donne la priorité à la prévention sur la répression.
La droite a une échelle de priorités différentes. Si elle adhère à une politique de prévention, elle estime que la répression ,si elle est pratiquée avec fermeté, doit permettre d'endiguer la criminalité. Les délinquants doivent voir une répression vigoureuse s'abattre sur eux. La dissuasion par la lourdeur des peines permettra de réduire la violence sociale.
C'est dans ce cadre que le gouvernement a entrepris une action énergique pour éradiquer les campements illégaux et pour expulser les personnes en séjour irrégulier sur notre territoire. Même si les pouvoirs publics ont eu tort de viser une communauté particulière, celle des rom- car on ne peut diriger les projecteurs de la répression de façon discriminatoire- il ne peut être contesté qu'il convient de rétablir l'ordre républicain sur l'ensemble du territoire et que la France, comme toute démocratie, doit protéger les citoyens contre les actes de délinquance.
Est-ce trop espérer de la classe politique qu'elle conjugue ses efforts pour que la répression et la prévention fassent l'objet d'un consensus pour le plus grand bien de la tranquillité publique?
Charles Debbasch
mercredi, septembre 08, 2010
RETRAITES:BONNE GESTION,MAUVAISE POLITIQUE
RETRAITES:BONNE GESTION,MAUVAISE POLITIQUE
Au lendemain de l'imposante mobilisation syndicale-un à deux millions de manifestants dans la rue- contre la réforme des retraites et alors que le débat sur le contenu de la loi est engagé il est opportun de mesurer les impacts politiques de la réforme.
On peut, en raccourci, dire qu'il s'agit d'une réforme de bonne gestion qui s'inscrit dans un climat politique dégradé.
Même si le texte gouvernemental est susceptible d'améliorations, même si des derniers lissages et d'ultimes négociations avec les syndicats sont possibles, le projet de loi est satisfaisant. Il tient compte de l'allongement de la vie humaine et entame une réforme essentielle pour la sauvegarde de notre régime de retraites. Le gouvernement aurait pu différer, dans une sorte de fuite en avant, la réforme mais il aurait manqué à ses devoirs à l'égard des Français.
Mais l'environnement politique de la réforme est détestable. C'est en effet dans une situation de faiblesse que l'exécutif entreprend cette réforme.
Avoir changé de ministre au milieu du gué en remplaçant Darcos par Woerth s'est révélé être une erreur stratégique. Un ministre respecté et de grande qualité a été démis et remplacé par un ministre empêtré dans l'affaire Betancourt.
Avoir annoncé un remaniement gouvernemental trop tôt donne l'impression que la réforme va être effectuée par une équipe en sursis. Aux remous occasionnés par la réforme s'ajoutent donc les déferlements des ambitions et des inquiétudes dans le parti majoritaire.
Enfin , l'annonce simultanée et quasi-quotidienne de nouvelles mesures fiscales donne l'impression à l'opinion qu'elle est gouvernée par un père Fouettard. Dernière en date, l'annonce d'une taxation majorée sur les contrats groupés internet, téléphone, télévision qui touche plusieurs millions de Français.
On ne gouverne pas dans la démagogie et dans le laxisme. Mais on ne conserve pas davantage la confiance des citoyens en les enserrant chaque jour davantage dans un corset législatif et fiscal.
Bonne gestion, mauvaise politique tel est le bilan que l'on peut dresser de la situation présente.
Charles Debbasch
mercredi, août 25, 2010
LA RENTREE POLITIQUE
L’AIR POLITIQUE DE LA RENTREE
Au fur et à mesure que l’on se rapproche de l’élection présidentielle, les rapports politiques se tendent. C’est une chose habituelle en politique. Mais rarement de tels excès de langage ou de plume avaient pu être constatés dans le passé. C’est le journal Marianne qui traite le Chef de l’Etat de « voyou de la République ». C’est Dominique de Villepin qui parle d’une tache dans le drapeau de la République ou Arnaud Montebourg qui dénonce le «racisme officiel», instauré selon lui par le gouvernement.
I-LA CIBLE PRESIDENTIELLE
Nicolas Sarkozy est, tout naturellement ,la première cible à atteindre. Malgré les sondages difficiles en cette période, il reste le candidat le plus dangereux pour la gauche et le mieux placé pour la droite. D’où des critiques qui lui viennent des deux camps ;
A droite, l’habituelle machine à perdre les élections s’est mise en route.
Dominique de Villepin, avec son emphase habituelle, cherche à décrédibiliser Nicolas Sarkozy. Adoptant un ton gaullien, il attaque les bastions de la Sarkozie sans aucun ménagement. Il peut séduire une partie de la droite traditionnelle qui vénère son élégance qu’elle oppose à la prétendue vulgarité de Nicolas Sarkozy. Mais, il parait mieux placé pour être une rustine pour la gauche qu’une Formule Un pour la droite.
L’inquiétude économique, la peur de l’immigration peuvent valoriser le Front National alors que Le rajeunissement que représente Marine Le Pen peut davantage séduire l’opinion .Reste à savoir si le Front national ne doit pas lui aussi effectuer sa grande mue et gommant ses penchants extrêmes trouver les voies d’un consensus à droite.
La gauche entend profiter des inquiétudes économiques qui plombent dans l’Europe tous les gouvernements sortants. Mais elle a ses propres handicaps .
Le leadership du parti socialiste est remis en cause par l’unification du courant écologique. Quant au PS lui-même,, il ne dispose pas d’un leader incontesté. Dominique Strauss-Kahn est le seul à se dégager du lot mais il représente plus un courant centriste qu’une candidature socialiste.
C’est dire que l’avenir de Nicolas Sarkozy dépend entièrement de lui-même.
Il doit arrêter de virevolter de sujet en sujet au gré des faits divers et impulser une action ferme et continue sur des objectifs identifiés, crédibles et mobilisateurs.
Il doit se dégager de l’emprise qu’exerce la technocratie sur lui .Réduire les déficits, diminuer le nombre des fonctionnaires, augmenter les impôts sont sans doute des nécessités mais l’addition de ces tours de vis de peut constituer, à elle seule, une politique de la droite capable de séduire l’électorat.
Si la droite veut gagner les élections, elle doit le faire en proposant au peuple français un nouveau contrat social qui développe les capacités d’initiative et les libertés des citoyens.
Rendre le pouvoir aux Français dans tous les domaines en desserrant les contraintes bureaucratiques locales et nationales
Dégager le pouvoir d’Etat et la magistrature des corporatismes qui l’étouffent.
Rétablir dans tous les domaines l’autorité de l’Etat afin que nul ne s’en affranchisse pour atteindre la liberté des autres. La sécurité est la première des garanties pour les libertés.
Réaffirmer les valeurs républicaines qui sont le creuset de l’unité nationale et qui doivent être respectées par tous .La République n’impose pas l’uniformité mais elle exige l’unité.
La droite doit éviter de se perdre dans des chemins de traverse et ouvrir l’autoroute de la liberté.
Charles Debbasch
dimanche, août 22, 2010
FESSES BOOK
FESSES BOOK
En cette époque d’hyper communication, on se perd entre toutes les possibilités d ‘échanges qui nous sont offertes : SMS, MMS, Messenger, Skype et je n’oublie pas, bien entendu , le téléphone devenu mobile et omniprésent.
Deux femmes, agents hospitaliers à la maison de retraite Pierre Goenvic, de Plonéour-Lanvern (Finistère), ont essayé d’ajouter à cette large gamme de communications potentielles un nouvel instrument : les fesses d’une patiente.
La première, au travail le matin, avait fait un soin à l'éosine sur une fesse d'une septuagénaire atteinte de la maladie d'Alzheimer. Constatant que son badigeon avait une forme de cœur, elle avait ensuite écrit «coucou» pour sa collègue qui la relayait l'après-midi.
La seconde lui avait ensuite répondu en breton sur le même support.
Ces deux employées sont poursuivies devant le tribunal poursuivies pour violences envers personnes âgées dépendantes.
Dans ses conclusions sévères la Procureure de la République de Quimper a estimé que «Les fesses d'une pensionnaire ne doivent pas servir de post It ni de carte postale».
FESSES BOOK ne passera pas.
Charles Debbasch
lundi, août 09, 2010
LA SECURITE EN QUESTION
LE DEBAT SUR LA SECURITE
En installant le nouveau préfet de l’Isère, Nicolas Sarkozy a proposé de déchoir de la nationalité les "personnes d'origine étrangère" qui "auraient volontairement porté atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique". Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, dans une interview au Parisien a déclaré qu'il faudrait étendre cette mesure aux cas d'excision, ou de traite d'êtres humains. Il a également préconisé le démantèlement des camps illégaux de ROMS.
LA CONTROVERSE
Le débat sur les mesures préconisées par Nicolas Sarkozy pour renforcer la sécurité des Français est particulièrement vif. En préconisant le retrait de nationalité aux personnes d’origine étrangère qui ont porté atteinte de façon grave à l’ordre républicain, le Chef de l’Etat français a provoqué un accès de fièvre dans l’opposition . Dans un communiqué de presse, la première secrétaire du Parti Socialiste, Martine Aubry, dénonce la "dérive antirépublicaine de Nicolas Sarkozy" et de son gouvernement "qui abîme la France et ses valeurs"."La dureté des mots et la dérive des propositions n'ont d'égal que l'ampleur des échecs de Nicolas Sarkozy en matière économique et sociale comme en matière de sécurité", a-t-elle affirmé.
Ces propos ont attiré une réaction des partisans du Chef de l’Etat.
Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand a jugé "terriblement choquante" la déclaration de Martine Aubry. Il a affirmé que "Martine Aubry et le Parti socialiste ne sont ni compétents ni crédibles pour parler sécurité". Il a ajouté que "pour le Mouvement populaire, la nationalité française se mérite et les droits et devoirs qui s'y rattachent sont essentiels" .
De son côté, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP affirme que le Parti Socialiste souhaite simplement polémiquer sur le sujet. "En enfourchant la défense des Roms et des gens du voyage aux pratiques délinquantes, de l'immigration irrégulière, des parents démissionnaires de mineurs multirécidivistes, le PS veut créer la polémique", a-t-il déclaré. Il est allé jusqu'à accuser le PS de "démission face à la violence" et "d'angélisme coupable".
AGIR CONTRE L’INSECURITE
La nécessité d’une action contre l’insécurité est apparue à la lumière de quelques faits divers qui illustrent des situations intolérables dans un Etat républicain : des quartiers abandonnés aux truands et petits malfrats, des voyous qui tirent à balles réelles sur les forces de police. Ces évènements sont révélateurs d’une situation plus grave encore qu’une atteinte à l’ordre public. Les auteurs de ces crimes et délits ne se sentent pas intégrés dans la société et ils contestent la légitimité des forces de sécurité.
Certes la répression ne doit pas remplacer la prévention et l’action contre les causes de ce défaut d’assimilation : l’échec du système scolaire, le chômage et les problèmes économiques. Mais il faut aussi protéger les honnêtes gens contre ceux qui rendent la vie impossible dans certains quartiers.
Il est légitime que l’on s’interroge sur la constitutionnalité et l’opportunité des mesures préconisées par le Président ; mais l’opposition commet une grave erreur en refusant de voir en face le problème de l’insécurité.
Les Français plébiscitent les propositions présidentielles sur la sécurité. Un sondage IFOP du 6 août démontre que 79% des sondés sont favorables au «démantèlement des camps illégaux de Roms». A droite, le taux d'adhésion monte à 94% et chez les sympathisants PS à 66%.
Quant à la déchéance de nationalité en cas d'atteinte à la vie d'un policier ou d'un gendarme, droite, 90% des sympathisants de la droite et 50% des partisans de la gauche sont pour. 80% des Français sont favorables au retrait de la nationalité en cas d’incitation à l’excision ou de polygamie.
Il faut donc accepter d’ouvrir un débat national sur les problèmes de sécurité et ne pas se contenter des agressions verbales ou des insultes.
Charles Debbasch
vendredi, juillet 30, 2010
L'ETE EN RE ;RECOMPOSE,RELOOKE,REVISITE,RELOCALISE
L’ETE DU RE : RECOMPOSE, RELOOKE, REVISITE, RELOCALISE
A en croire les sondages, les Français traversent une grave crise de pessimisme .Ils voient leur existence en noir, sont inquiets pour l’avenir et désespérés dans le présent. Pour tous ceux qui parcourent le monde et en connaissent les vraies misères, cette appréciation parait relever plus de la psychose que de la réalité .D’autant que les Français cherchent à exorciser par le langage les démons qu’ils imaginent.
Si je devais qualifier le vocabulaire dominant de cet été, je serais tenté de le situer sous l’orbite du RE…
Que l’on en juge, les familles se disloquent, les séparations et les divorces sont plus nombreux que jamais .On imaginerait alors nos pessimistes titrant sur le mariage en péril, les familles désunies.
Point du tout. Le terme à la mode est la famille recomposée où cohabitent avec bonheur des enfants de lits différents et parfois même des ex épouses, coépouses ou futures maîtresses .Les Français semblent avoir assimilé un nouveau mode’ de vie moins conventionnel.
Là où on aurait parlé naguère de famille décomposée, voici que l’on évoque aujourd’hui la famille recomposée.
Dans la nouvelle société française, il ne faut surtout pas faire vieux ou has been ; Il faut donc se faire relooker ; moderniser son accoutrement, corriger ses rides et parfois même remodeler son corps. Le relooking c’est le pinceau de jeunesse dessinant un nouveau corps.
L’inquiétude économique serait même passée de mode. On se plaignait jusqu’ici des délocalisations, le départ de l’industrie vers l’étranger .On évoque à présent les relocalisations, le retour au pays des grands pôles industriels.
Le RE s’infiltre également dans nos assiettes. J’ai découvert sur la carte d’un grand chef une blanquette de veau revisitée.une façon de mettre au goût du jour un des plats parmi les plus roboratifs de la cuisine française.
Le Re exprime bien une nouvelle façon d’être ; tenter de voir le côté du mur au soleil plutôt que de se lamenter sur sa face à l’ombre.
Il y a pourtant une ombre au tableau en cet été, elle se nomme retraite. Alors qu’une nouvelle retraite devrait permettre à chaque Français d’avoir une tranche de vie active supplémentaire peut-être dans une famille recomposée et avec un corps relooké beaucoup se lamentent devant cette perspective de vivre actifs plus longtemps .Les anciens qui nous observent de la haut et qui quittaient ce monde à la quarantaine, doivent se dire que nous sommes bien ingrats de nous plaindre devant cette nouvelle tranche de vie qui nous est offerte.
Alors, réjouissons-nous.
Charles Debbasch