Le 6 avril dernier au tribunal de Nancy, un avocat s'est endormi en pleine audience alors qu'il avait été commis pour défendre un jeune accusé de vol.
Tandis que le président de la juridiction exposait les faits reprochés au prévenu, les yeux de l’avocat se sont refermés et sa tête a fléchi. Réveillé en sursaut par le juge qui l’apostrophait en grondant, le défenseur a nié s’être endormi et a répliqué : "Non, je me concentre".
Le procureur a demandé un changement d'avocat, tandis que le président du tribunal a interpellé l'accusé : "Qu'est- ce que vous en pensez ? Vous voulez un avocat qui ne roupille pas ?". Le jeune délinquant n’ayant pas répondu, le tribunal s’est retiré le temps qu’un autre avocat soit désigné.
Au final, la peine a été aussi lourde que le sommeil de l’avocat. Reconnu coupable d'avoir fracturé des voitures alors qu'il était en liberté conditionnelle, le jeune prévenu a écopé de deux ans de prison dont 14 mois avec sursis.
L’histoire ne dit pourtant pas quelle est la réalité de la situation lorsque dans les audiences d’après-midi sous la lourde chaleur méridionale des magistrats ferment les yeux.
Se concentrent-ils ou rêvent-ils au craquant de la choucroute et au fumet des saucisses qu’ils ont savourés lors du déjeuner ?
Charles Debbasch
dimanche, avril 10, 2011
LE SOMMEIL DE L'AVOCAT ET LA CONCENTRATION DU JUGE
PATRICK , LE CHIEN MIRACULE
Son aventure tragique a ému l’Amérique et elle se diffuse dans le monde entier.C’est l’histoire d’un pitbull sauvé de la mort par miracle.Il a été jeté enfermé dans un sac plastique du seizième étage d’un immeuble dans le conduit d ‘évacuation des ordures.Le gardien d’un immeuble de Newark dans le New Jersey était en train de collecter les ordures et de les charger dans un camion quand, dans un des petits sac,s il percut un mouvement.Quelle ne fut pas sa, surprise d’y découvrir un jeune chien à l’article de la mort.Transféré d’urgencxe dans un centre de secours pouranimaux, il fut transfusé et soumis à des traitements de choc.Les vétérinaires découvrirent que le chiot n’avait jamais été nourri convenablement .Sa santé s’améliora considérablement en vingt quatre heures. Sa propriétaire fut identifiée et dénoncée à la police.Elle encourt une condamnation à dix-huit mois de prison pour maltraitance et torture d’un aqnimal.
Mais, entretemps, le pitbull est devenu célèbre .Baptisé Patrick en raison de son pelage roux et de sa découverte la veille de la Saint Patrick, il a sa page FACEBOOK avec 90.000 fans (http://www.facebook.com/#!/pages/The-Patrick-Miracle-Dog-Virtual-Pet-Parade/201089466588118). Il a recu des centaines d’emails , de cadeaux et de lettres. Les donations en sa faqveur affluent tellement que les autorités cherchent à les arrêter.A Newark un chenil en construction portera son nom.
Le chien miraculé est devenu le symbole de la lutte contre la cruauté envers les animaux et de l’immense amour que les humains portent à la race canine qui le leur rend au centuple
Charles Debbasch
samedi, avril 09, 2011
BORLOO, LE DEPITE DE MATIGNON
Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a annoncé jeudi 7 avril sa décision de quitter l'UMP.
L'ancien ministre de l'écologie a justifié sa décision par la dérive droitière du parti présidentiel. Il se propose d’organiser «l’aile sociale, l'aile humaniste de la majorité…Ce sera une alternative au PS et une alternative à l'UMP". Jean-Louis Borloo a notamment critiqué la politique de l'UMP sur l'immigration et l'insécurité.
On peut imaginer que sa décision s’inspire d’une stratégie présidentielle qui reste pour l’instant ambigüe.
S’agit-il d’épauler Nicolas Sarkozy en racolant au premier tour des voix du centre pour favoriser la victoire du président sortant au second tour ?
S’agit-il tout au contraire de provoquer l’élimination au premier tour du président sortant en lui enlevant les voix indispensables pour distancer Marine Le Pen ce qui serait pour le moins paradoxal pour un radical ?
S’agit-il d’une volonté de se rendre incontournable dans le jeu politique en soupesant ses voix ?
A l’évidence, une grande blessure a été infligée à Jean-Louis Borloo. Présenté- y compris par Nicolas Sarkozy- comme un premier ministrable, il s’était imaginé dans cet habit qui n’était que virtuel. Ecarté au dernier moment, il en a conçu de l’amertume et a refusé tout autre poste.
Il lui faut, aujourd’hui, exister autrement qu’en étant un dépité de Matignon.
Charles Debbasch
vendredi, avril 08, 2011
LE PARTI SOCIALISTE: UN PROGRAMME SANS CANDIDAT
Faute d’avoir encore désigné un candidat, le Parti socialiste vient de publier son programme. Cette publication correspond à un double objectif.
Il s’agit tout d’abord d’occuper le terrain médiatique et de calmer les impatiences qu’engendre le retard forcé pour cause de statut international de Dominique Strauss-Kahn à se présenter.
Il s’agit d’autre part d’enfermer le futur candidat du PS dans un programme socialo-socialiste. Au moment où les sondages font apparaître l’économiste du FMI comme le candidat favori du centre droit, c’est une façon de lui rappeler que, si le PS l’investit, il sera tenu de se conformer aux dogmes socialistes.
Le projet s'articule autour de trois idées forces.
D'abord, le redressement de la France fondé sur l'innovation technologique et sociale, une société créative, une politique industrielle active, une agriculture de proximité et de qualité.
Ensuite, la promotion d'une société de justice et de respect, fondée sur l'égalité réelle, avec des droits adaptés à chacun, mais aussi des devoirs.
Et enfin, de nouvelles pratiques démocratiques pour que les citoyens contribuent réellement aux décisions et à la transformation de la société.
L‘accent est mis sur l’emploi des jeunes. le Parti socialiste a adopté un "plan pour l'emploi des jeunes". Le parti propose de créer 300 000 "emplois d'avenir" financés à 75 % par l'Etat. C’est la reprise des emplois jeunes des années 1997.
Ce projet socialiste est assez précis pour encadrer le candidat du parti et il est assez vague pour permettre au futur héraut du mouvement de le transposer à son image. Il reste dans une logique de gauche en misant sur les recrutements publics et l’augmentation des impôts.
Dans la situation de crise que connait la France, les remèdes sont difficiles à trouver. Ce qui laisse pressentir que la présidentielle se jouera sur les personnalités plus que sur les programmes.
Charles Debbasch
mercredi, avril 06, 2011
LA DROITE A SAUTE MOUTON SUR 2012
LA DROITE A SAUTE-MOUTON SUR 2012
Malgré leur caractère si faiblement prévisionnel à quinze mois des présidentielles, les sondages calamiteux pour Nicolas Sarkozy ont un effet sur sa majorité qui se divise face à l’échec annoncé.
La lutte se circonscrit pour l’instant à deux personnages clés : le premier ministre François Fillon et le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, qui ont déterré la hache de guerre.
Le débat a porté tout d’abord sur la consigne de vote pour le second tour des cantonales. Tandis que Copé s’en tenait à la stricte position du Président de la république »ni Front républicain, ni vote pour le front National », Fillon paraissait s’en démarquer et choisir plutôt pour un front républicain.
Il s’est situé ensuite sur le terrain idéologique. Tandis que Copé ouvrait un débat sur la place de la laïcité et de l’Islam, Fillon paraissait peu désireux de s’engager sur ce terrain. Il n’en fallait pas plus pour que le secrétaire général de l’UMP laisse éclater sa colère et reproche au locataire de Matignon de jouer ‘’perso ‘’ et de manquer de loyauté à l’égard du Président de la République. Cet incident n’était pas encore clos que, dès le 3 avril, Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP et ancien premier ministre, mettait en doute la "loyauté" de François Fillon vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Tandis que le 4 avril le député UMP Claude Goasguen estimait que le premier ministre commettait "une grave erreur" en essayant de "se démarquer de Nicolas Sarkozy".
Derrière cette guerre se profilent deux débats importants
Le premier concerne le recentrage politique de la majorité. Le courant Fillon estime que ce serait une erreur de droitiser la majorité pour combattre le Front National. Pour la tendance Copé- Sarkozy, ce n’est pas parce qu’un thème est évoqué par le FN qu’il faut pourtant négliger les préoccupations des électeurs qu’il recèle.
Le second est d’ordre institutionnel, c’est le respect de la hiérarchie entre le Chef de l’Etat et le premier ministre. Ce n’est pas parce que sa cote de popularité dans les sondages dépasse celle du chef de l’Etat que François Fillon doit méconnaître les principes fondamentaux de la cinquième République.
Et Jean-Pierre Raffarin d’enfoncer le clou.
Déçu du choix présidentiel de l'automne 2010 de conserver François Fillon comme premier ministre, Jean-Pierre Raffarin estime qu’à 14 mois de la présidentielle, il ne serait pas trop tard pour remplacer M. Fillon en effectuant "un saut de génération» en nommant soit François Baroin, le ministre du budget, soit Bruno Le Maire, le ministre de l'agriculture. L‘ancien premier ministre lance un avertissement à François Fillon. «On ne peut pas avoir, dans la Ve République, sur une question aussi fondamentale, un sujet aussi fort, une divergence entre le président et le premier ministre, Il y a eu trouble. Il y a eu divergence entre le président de la République et le premier ministre.» «François Fillon le sait aussi bien que moi, le principe de loyauté est le principe de Matignon. Ce n'est pas le principe de précaution qui compte, à Matignon.» Et Jean-Pierre Raffarin menace : «Je suis sûr que François Fillon aura à cœur dans les jours qui viennent d'afficher clairement cette loyauté. Elle est fondamentale.»
Le débat est cependant encore plus profond.On peut se demander si les deux personnages clés que sont Fillon et Copé ne sont pas en train de jouer une partie qui dépasse 2012.
Convaincus que l’élection présidentielle prochaine est perdue pour la droite, ils ont entamé une lutte pour le leadership en 2017. Pour eux, ce serait saute-mouton sur 2012.
A moins qu’ils ne soient plus pressés et que les sirènes qui imaginent Sarkozy hors-jeu pour 2012 ne troublent leurs pensées…
Charles Debbasch
mardi, mars 29, 2011
UN EMPLOYEUR DE REVE
La jeunesse est imprégnée de la culture Internet au point qu’un américain sur quatre aspire à travailler pour le groupe du moteur de recherche Google. Apple est à la seconde place avec un diplômé sur huit suivi de Walt Disney, le département d’État, Amazon, le Fbi, Microsoft, la Nasa, la Cia.
C’est ce que révèle une étude, rapportée par le Wall Street Journal, et réalisée sur un échantillon de 12,164 personnes choisies parmi les, diplômés ayant une expérience de travail et d'un à huit ans.
Chaque génération a eu ses rêves.
Aux débuts de l’aviation, les enfants se voyaient pilotes. Avec l’expansion des media, chacun s’imaginait journaliste ou présentateur de télévision. Internet est le véhicule social le plus important dans la société moderne. Il permet à chacun d’être à la fois concepteur et lecteur de contenus.
Internet est la vitrine active et foisonnante de la création mondiale. Il est permis à chacun de rêver de contribuer à son développement.
Charles Debbasch
lundi, mars 28, 2011
CANTONALES: DES ELECTIONS DE REJET
Quand plus de la moitié des électeurs boudent les urnes, c’est un signal fort de rejet du système politique qui est envoyé. Manifestement, les électeurs estiment que les forces politiques traditionnelles ne répondent pas à leurs aspirations et ne sont pas capables de répondre aux problèmes qui se posent à la société française .Le taux de chômage reste élevé. Les prix augmentent et le pouvoir d’achat diminue, les suppressions d’effectifs dans la fonction publique ne sont pas comprises .Les délocalisations se poursuivent. Le pessimisme s’est installé dans l’opinion publique. Le parti des abstentionnistes est devenu avec ces cantonales le premier parti de France.
Les succès et les échecs des différents partis doivent être interprétés à la lumière de ce rejet global.
Le parti socialiste bat l’UMP à plate couture et poursuit son implantation territoriale. Mais son avenir est problématique. Il est concurrencé par le Front de gauche et les Verts.Il est divisé face à la compétition présidentielle. Il n’a pas de solution miracle pour relancer l’économie ou augmenter le pouvoir d’achat. S’il gagne l’élection présidentielle, il ne disposera que d’une marge de manœuvre très étroite en raison de la situation financière difficile de la France.
L’UMP connait un grave échec. Celui-ci est du à la situation économique mondiale. Dans tous les pays européens, la crise économique plombe la situation du parti au pouvoir.la France n’échappe pas à cette constante.Par ailleurs , la dégradation de la confiance dans le président Sarkozy rejaillit naturellement sur son parti. D’autant que, malgré un virage droitier, l’UMP ne réussit pas à endiguer la marée montante du Front national. Avec sa nouvelle présidente, Marine le Pen, le FN s’installe dans le paysage politique et est considéré comme un parti comme les autres par une majorité de Français. Des sondages prédisent même que Nicolas Sarkozy serait distancé par la présidente du Front national lors du premier tour de la prochaine élection présidentielle.
Exercice de science fiction , bien sûr, à quinze mois de l‘élection présidentielle. Mais, la simulation en vote réel qu’ont constitué les élections cantonales démontre que des bouleversements considérables de notre paysage politique sont prévisibles.
Charles Debbasch
.