mardi, août 02, 2011

DU REPOS SANS VACANCES

Nicolas Sarkozy a exhorté ses ministres à ne pas prendre de vacances mais à s’octroyer quand même quelque repos.
J’imagine comme il doit être difficile pour les membres du gouvernement de faire, à chaque instant, le départ entre le repos autorisé et les vacances interdites.
Voilà pourquoi, je me suis efforcé de dresse ce petit guide de l’août ministériel.
Faire la sieste c’est autorisé à la condition qu’elle ne soit pas trop longue. Le petit somme c’est possible. Le long sommeil doit être banni. Imaginez que le président vous appelle ?
Un rendez-vous câlin c’est permis mais préférez le Formule 1 de Romorantin au Sofitel de New York. Evitez tout de même de consommer la mère et la fille à la fois et réfrenez toute brutalité.
Un massage pourquoi pas mais pas dans l’antichambre de votre ministère et une seule masseuse professionnelle vaut mieux que deux apprenties de la voute plantaire.
Une ballade champêtre cela fait écolo .C’est même très Joly. Une escapade sur le yacht d’un ami vous classe de suite parmi les vacanciers susceptibles d’être virés du gouvernement en septembre.
Rouler en 2cV est une idée géniale. Partager une Ferrari avec un pote vous expose à la vindicte médiatique.
Voyagez de préférence avec Easyjet plutôt qu’avec Air Ben Ali .
Payez votre séjour avec votre carte bleue personnelle dument provisionnée grâce à votre salaire.
Si vous tenez absolument à fumer préférez des gitanes aux cigares cubains.
Vous exposer au soleil et avoir le teint légèrement halé sera bien vu. Revenir à Paris avec le nez en pivoine montrera que vous avez abusé.
On serait tenté de croire que seule la durée sépare les longues vacances du repos temporaire.
Ce serait une erreur.
Reposer en paix vous condamne à quitter le monde des vivants.
A tout prendre, mieux vaut profiter de vacances bien méritées.

Charles Debbasch

lundi, août 01, 2011

ETATS-UNIS :recession et modification des comportements

La presse américaine regorge d’analyses sur les changements des comportements des citoyens en raison des difficultés économiques.

Un effet bénéfique est à noter : l’alcoolisme est en régression. USA Today précise que les jeunes étudiants s’abstiennent davantage de l’alcool. Une organisation qui offre une formation à la maîtrise de l'alcool dans les collèges, constate que, depuis 2006, le pourcentage de nouveaux membres qui s'abstiennent de l'alcool est passé de 38 % à 62 %.

Les effets de la crise sur le mariage sont contrastés.

D’une part, les couples hésitent à formaliser leur union.
En 2010, seulement 91,890 licences de mariage ont été délivrées dans le comté de Clark au Nevada contre 128,250 en 2004.Les revenus du comté liés à la délivrance de licences de mariage ont chuté de 2 millions de dollars depuis leur apogée en 2004.

Mais, dans le même temps, le ralentissement économique a un effet stabilisateur sur les couples déjà formés. Ceux-ci redoublent d'efforts pour sauver leur mariage. Le taux de divorce a diminué depuis l'effondrement financier Il ne faut pas ajouter une cause de dépenses supplémentaires à des situations déjà difficiles et il vaut mieux rester unis pour affronter les créanciers. Dans un sondage, environ un tiers des couples disent que la récession les a conduits à redoubler d'efforts pour sauver leur mariage et 38 % des couples qui ont été au bord du divorce précisent qu'ils ont reporté la séparation en raison de la récession.

Ainsi, l’abondance et la facilité favoriseraient les divorces, la crise et l’austérité renforceraient le lien conjugal.

Charles Debbasch

samedi, juillet 30, 2011

BEAUTES IRREELLES

Le régulateur britannique de la publicité (Advertising Standard Authority) vient d’interdire deux publicités pour un fond de teint du groupe L'Oréal, mettant en scène l'actrice américaine Julia Roberts et le mannequin Christy Turlington. Motif de cette interdiction : les visages de ces deux femmes avaient été retouchés. L’ASA, a estimé que ces publicités diffusées dans des magazines n'étaient "pas représentatives des résultats que les produits sont en mesure de fournir", les images ayant été améliorées à l'aide de logiciels.
L'Oréal avait reconnu que des "techniques de post-production" avaient été utilisées pour "éclaircir la peau, nettoyer le maquillage, réduire les ombres autour des yeux, adoucir les lèvres et assombrir les sourcils" des vedettes. Mais le fabricant de produits de beauté a estimé que ces réclames illustraient correctement les effets des produits.
Un doigt a été ainsi mis dans un engrenage délicat
.On est toujours surpris lorsque l’on rencontre une vedette du show business de découvrir qu’elle est moins resplendissante que quand on la voit à l’écran. Ce, ne sont pas seulement les maquillages qui, produisent les résultats flatteurs mais des logiciels miraculeux qui permettent de retoucher automatiquement les courbes des fesses ou des seins, d’effacer le poids des ans sur les visages, de changer les couleurs, en un mot de créer une personne qui n’est pas celle qui existe.
Va-t-on donc interdire l’usage de tels procédés.et, sur cette lancée, va-t-on également refuser le droit à exercer leur métier aux vedettes qui ont subi un lifting, une augmentation mammaire ou une liposuccion.
Et pourquoi alors ne pas interdire les maquillages qui forgent des visages qui ne sont pas ceux qui se révèleront au saut du lit. Devra-t-on dans ces cas autoriser l’annulation du mariage pour tromperie sur la marchandise ?
Ne l’oublions pas. Nous vivons dans une société de l’image largement fondée sur les apparences . Mais, le galop du naturel rattrape bien vite les incartades de l’artificiel et les beautés irréelles finissent toujours par révéler leurs faces cachées.
Charles Debbasch

jeudi, juillet 28, 2011

VIOLENCES

La vie des hommes en société est basée sur quelques principes simples:la soumission à la règle de droit votée par les représentants de la Nation, le refus de l'utilisation de la violence privée, le respect de toutes les opinions.

Pourtant notre époque est marquée par la montée des extrémismes au nom desquels certains groupes refusent à d'autres le droit à l'existence

On a beaucoup insisté dans ces dernières années sur la montée du fondamentalisme islamique dont les évènements du 19 septembre aux Etats -Unis furent la terrible illustration.

L'horrible attentat qui vient d'avoir lieu en Norvège est le premier acte d'une contre révolution droitière conduite par un fanatique qui voulait combattre la dissolution des unités nationales européennes;



Il convient de combattre les extrémistes de toutes les sortes pour que nos sociétés démocratiques ne soient pas polluées par le terreau de la terreur.





Charles Debbasch

vendredi, juillet 22, 2011

L'EURO SAUVE DES EAUX ?

En décidant de mettre sur pied un nouveau plan d’aide de près de 160 milliards d’euros pour sauver la Grèce de la déroute et pour empêcher une contagion de la crise de la dette, les dirigeants européens ont provisoirement sauvé l’Euro.
Mais la note est salée. Après un premier plan d’aide au printemps 2010 de 110 milliards d’euros, ce second sauvetage sera composé d’environ 109 milliards d’euros de prêts de l’Europe et du Fonds monétaire international. Le reste viendra des banques, des assureurs et des fonds d’investissement qui ont prêté de l’argent à la Grèce.
La réussite de ce nouveau plan repose tout d’abord sur l’aptitude du gouvernement grec à faire accepter par la population une réduction drastique des finances publiques.
Mais il faut aussi que se développe une autre Europe. La crise a mis en évidence les failles de l’unité européenne. La création d’une monnaie unique sans une politique financière unifiée place les vertueux sous la dépendance des cigales. On comprend alors les réticences des autorités allemandes à apporter leur appui et si des comportements désordonnés devaient subsister, on verrait s’amplifier les égoïsmes, nationaux et la volonté des forts de sortir d’unsystème qui les met à la merci des faibles.

Il convient enfin de ne pas oublier que la monnaie est le miroir de l’économie et que la crise des dettes est la conséquence de sociétés qui vivent au-dessus de leurs moyens. Si l’Europe veut sauver à terme sa monnaie, elle doit réfléchir aux conditions de son nouvel essor économique.

Charles Debbasch

jeudi, juillet 21, 2011

LES PARTIS EN DESORDRE DE BATAILLE

Alors que tous les dirigeants politiques s’apprêtent comme beaucoup de Français à prendre des vacances méritées, la situation des partis donne l’impression d’n grand désordre.
Le Parti Socialiste ne s’est pas encore remis de l’onde de choc occasionnée par l’affaire Strauss-Kahn. Si chacun s’accorde à reconnaître que la candidature de l’ancien dirigeant du FMI est définitivement écartée, les révélations vraies ou supposées sur les frasques sexuelles de DSK occupent un espace médiatique qui occulte tout débat approfondi sur les orientations politiques.
Les dernières péripéties de la plainte de la journaliste Banon qui prétend avoir fait l’objet voilà huit ans d’une tentative de viol par DSK ne sont pas encore amorties que la mère de celle-ci avoue avoir partagé un rapport sexuel avec DSK lui parfaitement consenti mais à son avis « brutal ». Dès lors les dissensions entre Martine Aubry et François Hollande sur l’éventuelle augmentation du budget de la culture ne sont pas plus audibles qu’un soupir de mouche dans un concert de cymbales. C’est dans ces conditions perturbées que s’est terminé l’enregistrement des candidatures aux primaires du parti. La haute autorité de la primaire socialiste a validé le 20 juillet, la liste des six candidats à ce scrutin. Sont désormais officiellement en compétition: les socialistes Arnaud Montebourg, Martine Aubry, Manuel Valls, François Hollande, Ségolène Royal, et le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet. Pour être recevables, les postulants devaient disposer d’une liste de parrainage et signer une charte éthique. Ils devaient aussi s'engager "à soutenir publiquement le (la) candidat-e désigné-e à l'issue des élections primaires.
L’heure est à présent venue de la compétition. Mais, on en mesure toutes les difficultés : les candidats devront se différencier sans s’opposer, se mesurer sans s’affronter : la quadrature du cercle alors que d’ores et déjà Harlem Désir, premier secrétaire du Parti socialiste par intérim, les a mis en garde : "Rien dans la conduite de ces discussions avec les Français ne doit être de nature à abîmer les candidats et les candidates et à affaiblir celui ou celle qui portera les couleurs de la gauche au premier tour de l'élection présidentielle."
Du côté de la droite les choses sont plus claires puisque chacun s’accorde à admettre que Nicolas Sarkozy se représentera. Le problème est alors de constituer autour de lui le rassemblement le plus large. L’ombre au tableau se situe du côté de Jean-Louis Borloo dont la force de nuisance est plus importante que la capacité à être élu. On en est pour l’instant dans la phase où chacun joue à effrayer l’autre. Les partisans de Borloo jouent la candidature solitaire qui empêcherait-croient-ils- l’actuel président de figurer au second tour. Les amis de Nicolas Sarkozy utilisent la force de dissuasion du refus des investitures aux éventuels dissidents de l’UMP avant de déclencher la frappe atomique consistant à couper les vivres au courant centriste tendance Borloo.
L’atmosphère sent déjà celle des cours de récréation. L’heure est aux devoirs de vacances pour se préparer à la grande rentrée de septembre.
Charles Debbasch

samedi, juillet 16, 2011

UN 14 JUILLET PAS TRES JOLY

En proposant de remplacer le défilé militaire du 14 juillet par un défilé citoyen, Eva Joly, la candidate d’Europe Ecologie- Les Verts, a déchainé un tsunami de critiques.
Le moment choisi pour cette proposition était l’un des pires envisageables : six soldats Français venaient de mourir au combat- en Afghanistan et pour beaucoup de citoyens le défilé de l’armée française était une façon de leur rendre hommage.
S’attaquer à la célébration du 14 juillet, la fête nationale française, c’est s’en prendre à la base même du contrat républicain. L’armée française est une armée démocratique chargée de dé fendre l’indépendance de la France.
La droite comme la gauche ont critiqué les propos d’Eva Joly.
Les socialistes se sont démarqués des déclarations d’Eva Joly. Pour Ségolène Royal c’est une «très mauvaise idée» .Laurent Fabius a défendu le défilé militaire qui est une «façon de montrer que l'armée française est une armée citoyenne». Pour le premier secrétaire du PS par intérim, Harlem Désir, le moment était en outre très mal choisi alors que six militaires français venaient de trouver la mort en Afghanistan. «Il faut penser à celles et ceux qui s'exposent et qui ont fait dons de leur personne pour notre sécurité», a-t-il assuré. Manuel Valls a synthétisé le sentiment général au PS: «Tout cela n'est pas très sérieux.»
• La droite est allée plus loin. Elle a expliqué les déclarations de la candidate des Verts par son absence d’intégration réelle dans la société française. «Cette dame n'a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'histoire française. A déclaré le premier ministre. François Fillon a ajouté que la proposition suscitait chez lui de la «tristesse». «Ce défilé du 14 Juillet est d'abord le symbole d'une armée qui défend la République, a-t-il argué. Si chaque année, nous rendons hommage à nos forces armées le jour de la fête nationale, c'est parce que nous rendons hommage à une institution qui assure la défense des valeurs de la République française, de la liberté, de la fraternité, de l'égalité.»
A travers le14 juillet, on est entré ainsi dans un des thèmes dominants de la future campagne présidentielle.
Charles Debbasch