Les années d’expansion ont masqué le problème. Emportés par une course à la dépense, les pays développés ont laissé croitre leur endettement .La baisse de l’expansion et la désindustrialisation font apparaître le problème dans toute son ampleur. Le fardeau de la dette est trop lourd .
En Europe ,il met en péril l’euro . Les pays vertueux comme l’Allemagne se font tirer l’oreille pour sauver les cigales grecques, italiennes ou espagnoles Aux Etats-Unis républicains et démocrates se sont querellés comme des chiffonniers avant de s’entendre pour relever le plafond de la dette avec comme conséquence la perte de la notation AAA .
Les Etats-Unis font désormais partie du "club des 100%" formé par les pays dont la dette dépasse 100% de la richesse qu'ils produisent en une année. Dés que le plafond d'endettement a été relevé par le Congrés, le Trésor américain a emprunté 238 milliards de dollars supplémentaires.
La dette fédérale est à présent de14 580 milliards de dollars alors que le PIB, en 2010, s'est établi à 14 526 milliards de dollars. Ainsi la dette américaine dépasse les 100% du PIB.
En France, la dette publique a atteint 83% du PIB fin 2010.Elle passera en 2011 à 86,2% (87% en 2012). Le service de la dette devient ainsi en 2011, le premier poste du budget : 46,9 milliards, contre 44,5 pour l’Éducation et 30,1 pour la Défense).
Les Etats endettés sont des Etats vulnérables. Ils sont contraints à des coupes sombres dans leurs budgets qui mécontentent des couches entières de la population et fragilisent la situation électorale des gouvernements en place.
Les Etats endettés sont également à la merci de leurs créanciers
La Chine, qui reste le plus grand créancier des Etats-Unis avec près de 1.200 milliards de dollars de bons du Trésor en caisse, estime qu’elle "a désormais le droit d'exiger des États-Unis qu'ils s'attaquent à leur problème structurel de dette et assurent la sécurité des actifs chinois en dollars". Elle demande de" mettre en place une surveillance internationale sur la question du dollar. Une nouvelle monnaie de réserve peut aussi être une option pour éviter qu'une catastrophe soit provoquée par un seul pays"...
Quant à l’Italie elle se trouve à présent pratiquement sous la tutelle de la BCE . Jean-Claude Trichet et son successeur désigné Mario Draghi ont envoyé une lettre commune à Silvio Berlusconi énonçant les conditions posées par la BCE à l'acquisition de titres d'État italiens sur le marché secondaire. La BCE demande à Silvio Berlusconi de procéder par décret, d'application immédiate, et non par projet de loi .Elle énumère ensuite les réformes qu'elle attend de l'Italie et notamment des privatisations des sociétés municipales (transports publics, voirie, fourniture d'électricité, à l'exclusion de la distribution d'eau qui devra rester publique).
La BCE demande de rendre plus flexibles les procédures de licenciement et de privilégier les accords au sein des entreprises par rapport aux conventions sectorielles négociées à l'échelon national.
On imagine les difficultés politiques à faire accepter cette nouvelle rigueur à des populations habituées à des décennies de laisser aller .
mardi, août 09, 2011
LA CRISE DE L'ENDETTEMENT
vendredi, août 05, 2011
LES PLUS GROSSES GAFFES DES POLITIQUES
Theresa Villiers, ministre britannique des transports, vient de déclencher de grandes controverses au Royaume-Uni après avoir suggéré aux employés d’un centre d'appels de Newcastle qu'il va être délocalisé à Mumbai de déménager dans la métropole indienne pour ne pas perdre leur emploi
Dans la foulée le site web de THE INDEPENDANT a dressé le florilège des plus grands gaffeurs politiciens.
Le premier sur la liste-on s’en serait douté- est Silvio Berlusconi. Au cours de la campagne électorale de 2006, il a déclaré que « les communistes à l'époque de Mao ne mangeaient pas les enfants, mais les faisaient bouillir pour fertiliser les champs .»
On se rappelle aussi la déclaration du ministre de l'intérieur français Brice Hortefeux, qui l'an dernier dans une interview à la radio confondit les empreintes génitales et les empreintes digitales.
En février dernier, le ministre indien des affaires étrangères S.M. Krishna lors d'une conférence à l'Assemblée générale des Nations-Unies à New York a lu par erreur le discours de son collègue portugais.
Oublier son micro ouvert peut coûter cher.
En novembre 2010, le Ministre de la Justice japonais Minoru Yanagida, a été contraint de démissionner après avoir déclaré que son travail était assez simple : il lui suffisait de retenir deux phrases: « Je préfère m'abstenir de répondre à des questions au sujet de cas particuliers » et « nous examinons attentivement l'affaire en nous fondant sur le droit et sur les faits. » La gaffe a tant ridiculisé l'action du gouvernement que le premier ministre, Naoko Kan, a exigé et obtenu la démission de l’intéressé.
Le premier ministre britannique Gordon Brown au cours d'un rassemblement de 2010 surpris de la question d’une électrice sur la criminalité s’indigna auprès de ses collaborateurs alors que le micro était ouvert qu’on ait pu laisser parler cette dame .
Quant au ministre français, Frédéric Lefebvre, lors d'une interview à la Foire du livre à Paris, il a déclaré que le texte classique qu’il aimait le plus était "Zadig et Voltaire ». Par malheur pour lui c’est le nom d'une chaîne de vêtements parisiens alors que le livre de Voltaire est intitulé « Zadig ou la Destinée ».
La Baronne Neville-Jones, ministre britannique pour la sécurité et de lutte contre le terrorisme, alors qu'elle allait à Washington l’an dernier pour une réunion de haut niveau sur le terrorisme, a été contrôlée à l'aéroport par des agents en possession de liquides qui dépassaient les 100 ml autorisés.
Le plus célèbre gaffeur de ces dernières années reste George w. Bush. Lors d'une conférence de presse à Pékin en 2005, il tenta de se soustraire aux questions pressantes des journalistes en quittant la salle brusquement mais il se heurta à des portes fermées.
Tony Blair, dans son livre autobiographique « Voyage » écrit que le « Bloody Sunday », dans lequel 13 personnes ont été tuées, a eu lieu à Belfast, alors qu’ en réalité le théâtre de ce carnage était la ville de Derry, Irlande du Nord.
La plus récente gaffe signalée est celle du ministre canadien de l’industrie Tony Clément qui en novembre 2010 lors d’une conférence à Ottawa a confondu succès et sexe et a déclaré fort doctement : « Nous avons besoin de plus d’histoires de sexe au Canada » déclenchant les rires de l’auditoire.
A qui le tour ?
Charles Debbasch
mardi, août 02, 2011
DU REPOS SANS VACANCES
Nicolas Sarkozy a exhorté ses ministres à ne pas prendre de vacances mais à s’octroyer quand même quelque repos.
J’imagine comme il doit être difficile pour les membres du gouvernement de faire, à chaque instant, le départ entre le repos autorisé et les vacances interdites.
Voilà pourquoi, je me suis efforcé de dresse ce petit guide de l’août ministériel.
Faire la sieste c’est autorisé à la condition qu’elle ne soit pas trop longue. Le petit somme c’est possible. Le long sommeil doit être banni. Imaginez que le président vous appelle ?
Un rendez-vous câlin c’est permis mais préférez le Formule 1 de Romorantin au Sofitel de New York. Evitez tout de même de consommer la mère et la fille à la fois et réfrenez toute brutalité.
Un massage pourquoi pas mais pas dans l’antichambre de votre ministère et une seule masseuse professionnelle vaut mieux que deux apprenties de la voute plantaire.
Une ballade champêtre cela fait écolo .C’est même très Joly. Une escapade sur le yacht d’un ami vous classe de suite parmi les vacanciers susceptibles d’être virés du gouvernement en septembre.
Rouler en 2cV est une idée géniale. Partager une Ferrari avec un pote vous expose à la vindicte médiatique.
Voyagez de préférence avec Easyjet plutôt qu’avec Air Ben Ali .
Payez votre séjour avec votre carte bleue personnelle dument provisionnée grâce à votre salaire.
Si vous tenez absolument à fumer préférez des gitanes aux cigares cubains.
Vous exposer au soleil et avoir le teint légèrement halé sera bien vu. Revenir à Paris avec le nez en pivoine montrera que vous avez abusé.
On serait tenté de croire que seule la durée sépare les longues vacances du repos temporaire.
Ce serait une erreur.
Reposer en paix vous condamne à quitter le monde des vivants.
A tout prendre, mieux vaut profiter de vacances bien méritées.
Charles Debbasch
lundi, août 01, 2011
ETATS-UNIS :recession et modification des comportements
La presse américaine regorge d’analyses sur les changements des comportements des citoyens en raison des difficultés économiques.
Un effet bénéfique est à noter : l’alcoolisme est en régression. USA Today précise que les jeunes étudiants s’abstiennent davantage de l’alcool. Une organisation qui offre une formation à la maîtrise de l'alcool dans les collèges, constate que, depuis 2006, le pourcentage de nouveaux membres qui s'abstiennent de l'alcool est passé de 38 % à 62 %.
Les effets de la crise sur le mariage sont contrastés.
D’une part, les couples hésitent à formaliser leur union.
En 2010, seulement 91,890 licences de mariage ont été délivrées dans le comté de Clark au Nevada contre 128,250 en 2004.Les revenus du comté liés à la délivrance de licences de mariage ont chuté de 2 millions de dollars depuis leur apogée en 2004.
Mais, dans le même temps, le ralentissement économique a un effet stabilisateur sur les couples déjà formés. Ceux-ci redoublent d'efforts pour sauver leur mariage. Le taux de divorce a diminué depuis l'effondrement financier Il ne faut pas ajouter une cause de dépenses supplémentaires à des situations déjà difficiles et il vaut mieux rester unis pour affronter les créanciers. Dans un sondage, environ un tiers des couples disent que la récession les a conduits à redoubler d'efforts pour sauver leur mariage et 38 % des couples qui ont été au bord du divorce précisent qu'ils ont reporté la séparation en raison de la récession.
Ainsi, l’abondance et la facilité favoriseraient les divorces, la crise et l’austérité renforceraient le lien conjugal.
Charles Debbasch
samedi, juillet 30, 2011
BEAUTES IRREELLES
Le régulateur britannique de la publicité (Advertising Standard Authority) vient d’interdire deux publicités pour un fond de teint du groupe L'Oréal, mettant en scène l'actrice américaine Julia Roberts et le mannequin Christy Turlington. Motif de cette interdiction : les visages de ces deux femmes avaient été retouchés. L’ASA, a estimé que ces publicités diffusées dans des magazines n'étaient "pas représentatives des résultats que les produits sont en mesure de fournir", les images ayant été améliorées à l'aide de logiciels.
L'Oréal avait reconnu que des "techniques de post-production" avaient été utilisées pour "éclaircir la peau, nettoyer le maquillage, réduire les ombres autour des yeux, adoucir les lèvres et assombrir les sourcils" des vedettes. Mais le fabricant de produits de beauté a estimé que ces réclames illustraient correctement les effets des produits.
Un doigt a été ainsi mis dans un engrenage délicat
.On est toujours surpris lorsque l’on rencontre une vedette du show business de découvrir qu’elle est moins resplendissante que quand on la voit à l’écran. Ce, ne sont pas seulement les maquillages qui, produisent les résultats flatteurs mais des logiciels miraculeux qui permettent de retoucher automatiquement les courbes des fesses ou des seins, d’effacer le poids des ans sur les visages, de changer les couleurs, en un mot de créer une personne qui n’est pas celle qui existe.
Va-t-on donc interdire l’usage de tels procédés.et, sur cette lancée, va-t-on également refuser le droit à exercer leur métier aux vedettes qui ont subi un lifting, une augmentation mammaire ou une liposuccion.
Et pourquoi alors ne pas interdire les maquillages qui forgent des visages qui ne sont pas ceux qui se révèleront au saut du lit. Devra-t-on dans ces cas autoriser l’annulation du mariage pour tromperie sur la marchandise ?
Ne l’oublions pas. Nous vivons dans une société de l’image largement fondée sur les apparences . Mais, le galop du naturel rattrape bien vite les incartades de l’artificiel et les beautés irréelles finissent toujours par révéler leurs faces cachées.
Charles Debbasch
jeudi, juillet 28, 2011
VIOLENCES
La vie des hommes en société est basée sur quelques principes simples:la soumission à la règle de droit votée par les représentants de la Nation, le refus de l'utilisation de la violence privée, le respect de toutes les opinions.
Pourtant notre époque est marquée par la montée des extrémismes au nom desquels certains groupes refusent à d'autres le droit à l'existence
On a beaucoup insisté dans ces dernières années sur la montée du fondamentalisme islamique dont les évènements du 19 septembre aux Etats -Unis furent la terrible illustration.
L'horrible attentat qui vient d'avoir lieu en Norvège est le premier acte d'une contre révolution droitière conduite par un fanatique qui voulait combattre la dissolution des unités nationales européennes;
Il convient de combattre les extrémistes de toutes les sortes pour que nos sociétés démocratiques ne soient pas polluées par le terreau de la terreur.
Charles Debbasch
vendredi, juillet 22, 2011
L'EURO SAUVE DES EAUX ?
En décidant de mettre sur pied un nouveau plan d’aide de près de 160 milliards d’euros pour sauver la Grèce de la déroute et pour empêcher une contagion de la crise de la dette, les dirigeants européens ont provisoirement sauvé l’Euro.
Mais la note est salée. Après un premier plan d’aide au printemps 2010 de 110 milliards d’euros, ce second sauvetage sera composé d’environ 109 milliards d’euros de prêts de l’Europe et du Fonds monétaire international. Le reste viendra des banques, des assureurs et des fonds d’investissement qui ont prêté de l’argent à la Grèce.
La réussite de ce nouveau plan repose tout d’abord sur l’aptitude du gouvernement grec à faire accepter par la population une réduction drastique des finances publiques.
Mais il faut aussi que se développe une autre Europe. La crise a mis en évidence les failles de l’unité européenne. La création d’une monnaie unique sans une politique financière unifiée place les vertueux sous la dépendance des cigales. On comprend alors les réticences des autorités allemandes à apporter leur appui et si des comportements désordonnés devaient subsister, on verrait s’amplifier les égoïsmes, nationaux et la volonté des forts de sortir d’unsystème qui les met à la merci des faibles.
Il convient enfin de ne pas oublier que la monnaie est le miroir de l’économie et que la crise des dettes est la conséquence de sociétés qui vivent au-dessus de leurs moyens. Si l’Europe veut sauver à terme sa monnaie, elle doit réfléchir aux conditions de son nouvel essor économique.
Charles Debbasch