vendredi, juin 22, 2012

SUCCES ELECTORAL POUR LE PRESIDENT FRANCAIS


SUCCES ELECTORAL POUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE



Le second tour des élections législatives a confirmé et amplifié le succès électoral du chef de l’Etat



MAJORITE ABSOLUE PS ET DIVERS GAUCHE

Les socialistes et les ‘divers gauche (278 + 20) sont  majoritaires dans l'Assemblée nationale élue les 10 et 17 juin. Ainsi, les alliés écologistes et Front de gauche ne seront pas en situation de peser sur le gouvernement dans les votes importants. A l’évidence, ce score se situe dans la foulée de la victoire de François Hollande. Les électeurs ont voulu donner au nouveau président les moyens de sa politique ce qui est à la fois une consécration et une charge.

Il n’en demeure pas moins que les alliés du PS sont dans des situations assez solides. Les Verts pourront constituer un groupe parlementaire comme les radicaux de gauche tandis que le Front de gauche aura besoin d’appoints pour y arriver.

Face à ce franc succès, le PS ne connait que deux échecs significatifs dus à des parachutages ratés : celui de Jack Lang dans les Vosges et celui de Ségolène Royal à La Rochelle.

L’ECHEC DE L’UMP

 Le parti sarkozyen avait choisi la politique du ni : ni alliance avec le Front National, ni Front républicain. Cette position n’a pas été comprise. Beaucoup d’électeurs du Front National se sont réfugiés dans l’abstention- ce qui explique la faible participation électorale-et les centristes se sont écartés des candidats UMP. Si deux élus du Front national rentrent à l’Assemblée le mode de scrutin écrase le mouvement lepéniste et sa présidente n’est pas élue.

Des heures et des choix difficiles sonnent pour la droite qui n’a plus de leader naturel. Doit-elle constituer un grand parti conservateur avec une aile droitière ou doit-elle retrouver une inspiration libéralo-centriste ?

On peut penser que ce débat va déchirer pour quelques temps le front sarkozyste

ET MAINTENANT ?

Forte de sa majorité, la gauche qui concentre tous les pouvoirs va devoir montrer son aptitude à faire mieux que ses prédécesseurs.

Riche d’un nouveau vivier d’hommes et de femmes politiques, elle est désormais comptable des résultats obtenus. Elle doit  affirmer son désir de favoriser la croissance sans faire sauter les plombs de l’économie.

Charles Debbasch


mercredi, juin 13, 2012

JAMAIS DEUX SANS TOI

Les Français sont devenus très tolérants lorsqu’il s’agit des situations familiales. Avec Nicolas Sarkozy ils auront connu un président divorcé qui arrive remarié à la Présidence . Puis le voilà trompé par son épouse puis divorcé. Il nous déclare ensuite qu’avec Carla c’est du sérieux et il se remarie et redevient père dans la foulée.Ouf…
Ségolène Royal fut la première femme candidate à la Présidence de la République .La voilà ensuite séparée de son compagnon François Hollande qui se porte candidat cinq ans plus tard à la présidence de la République. On notera au passage qu’un des enfants du couple Hollande Royal après avoir fait en 2007 la campagne de sa mère participe ensuite en 2012 à celle de son père. François Hollande arrive à l’Elysée avec une nouvelle compagne Valérie Trierweiler qui ne peut pas supporter celle qui l’a précédée dans l’amour hollandais. D’autant que celle-ci brigue, si elle est élue à La Rochelle, la présidence de l’Assemblée Nationale.
Ségolène Royal connait un ballotage difficile ; Elle reçoit le soutien du PS du Premier ministre et du Président de la République . Tout irait pour le mieux dans le landerneau politique s’il n’y avait pas la nouvelle conquête du Chef de l’Etat qui se croit autorisée à soutenir dans un Tweet le dissident du PS qui met en péril l’élection de Ségolène Royal.
Ce déchirement politico conjugal réjouira les humoristes.
Il rassurera tous les Français qui sont empêtrés dans des situations conjugales complexes. Ma foi, le couple présidentiel est tout simplement normal.
Charles Debbasch

DES ELECTIONS LEGISLATIVES HOLLANDISEES



L’enjeu essentiel du premier tour des élections législatives qui vient de se tenir était de savoir si les Français allaient donner une majorité parlementaire à François Hollande ou s’ils souhaitaient lui imposer une cohabitation avec une assemblée orientée à droite

.

UNE MAJORITE DE GAUCHE

La réponse de ce 10 juin est claire et sans équivoque

Un peu plus d'un mois après la présidentielle, ce premier tour des élections législatives, consacre la nette avance de la gauche (PS, EELV et Front de gauche) qui a rassemblé 46,77 % des voix, contre 34,10% pour la droite (UMP et alliés), et 13,77 % pour le FN. Selon les sondages, la gauche obtiendrait entre 283 et 329 sièges tandis que la droite et ses alliés remporteraient entre 210 et 263 sièges, l'extrême droite et le centre n’ayant que 0 à 3 sièges chacun.



Le second tour devrait consacrer cette nouvelle majorité. Reste cependant une inconnue : le Ps disposera-t-il à lui seul de la majorité absolue ou aura-t-il besoin du renfort plus ou moins pesant de ses alliés ?





UNE ABSTENTIONRECORD



Ce premier tour enregistre un record d'abstention sous la Ve République 42,77 %, Le taux de participation n’est que de 58,2% selon les chiffres officiels définitifs du ministère de l'Intérieur. Il est ainsi plus bas que lors du premier tour des législatives de 2007 (60,98%). Il semble que les électeurs n’ont pas bien compris, l’enjeu de ces législatives si proches des présidentielles et que l’opinion ait été lassée par cette surabondance de scrutins.

D’après Le Monde « le président de la République songerait à revoir ce calendrier. François Hollande souhaite engager «à l'automne» une consultation avec les chefs des partis politiques sur la réforme des institutions, indiquait hier soir son entourage.

Une réflexion qui porterait donc d'abord sur le calendrier électoral. «C'est très difficile à mener après une présidentielle une campagne législative. On revient toujours à la même question: cohérence ou cohabitation?», ajoutait cette source, en constatant le peu d'enthousiasme suscité par le scrutin législatif.

«Certains disent qu'il faut voter (pour les législatives) en même temps que l'élection présidentielle, mais c'est compliqué parce que l'élection présidentielle, il y a quinze jours entre les deux tours», a-t-on également fait remarquer à l'Elysée, «d'autres disent qu'il faudrait les faire avant, mais à ce moment-là on change le calendrier électoral. Il n'y a pas de solution d'évidence donc il y aura une réflexion là-dessus». »



LA BONNE RESISTANCE DE L’UMP

S’il n’y a pas eu de vague rose , c’est parce que l’UMP ne s’est pas effondrée. Elle se situe à un cheveu du PS en nombre de voix. Les électeurs, s’ils ont souhaité un renouvellement du personnel politique, n’ont pas mis tous les œufs dans le même panier. Mais la droite parlementaire souffre de la concurrence du Front National sur ses terres qui lui imposera au second tour des triangulaires périlleuses.



L’ACCENTUATION DE LA BIPOLARISATION

Si proches des présidentielles, ces législatives reproduisent la bipolarisation du second tour des présidentielles, Le Modem disparait pratiquement de l’horizon politique et son président François Bayrou est en ballotage difficile.

Le leader du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon sera privé de second tour face à Marine Le Pen, à Hénin-Beaumont. Le score des écologistes est décevant. Seul le Front National surnage mais le mode de scrutin ne lui permettra pas de traduire en sièges sa progression en voix.



La vie politique française est concentrée autour de deux grands mouvements.

Charles Debbasch

dimanche, juin 03, 2012

UNE MONARCHIE RESPECTEE



Les Britanniques viennent de célébrer avec faste et recueillement le jubilé de diamant de leur reine. A 86 ans, Elisabeth 2 a reçu l’hommage unanime de son peuple. Cette image de la continuité du pouvoir royal interpelle les Français qui, après avoir guillotiné leur Roi, ont connu de longues périodes d’instabilité et sont toujours avides de changements.

Les Anglais ont un grand respect pour les traditions. L’insularité les a tenus longtemps à l’écart des  grands remous du monde. Certes, le tunnel sous la Manche et internet sont venus bouleverser les habitudes Mais les Britanniques restent attachés à cette cohabitation pacifique avec la famille royale,

Il est vrai que le régime anglais concilie harmonieusement les tropismes du changement et les racines de la continuité. Le changement réside dans un gouvernement issu d’une majorité parlementaire et qui détient la plus grande partie du pouvoir exécutif. La continuité est portée par la monarchie héréditaire qui concentre la quintessence des vertus britanniques de  tolérance et de dignité.

 Certes la monarchie de l’a a réduit son train de vie .Elle s’est rapprochée du peuple et de ses émotions notamment lors de la tragique mort de la princesse Diana.

Certes les moeurs ont changé plus que dans beaucoup d’Etats européens .La rigidité de l’époque victorienne a laissé la place à la minijupe de Mary Quant. Les Beatles ont révolutionné la musique et Elton John, à l’immense talent,  a ému le monde entier en célébrant la mémoire de cette «Candel in the Wind » » qu’était l’épouse du prince Charles.
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Certes l’Empire britannique n’est plus ce qu’il était mais le Commonwealth a mieux résisté à l’épreuve du temps que la francafrique.

Le Royaume uni moderne a son lot de problèmes et notamment une économie vacillante qui hésite toujours entre la participation à l’Europe et son lien paternel avec les Etats unis. Membres de l’Europe de Bruxelles, les Anglais sont resté fidèles à la Livre et ils sont demeurés à l’écart des accords de Schengen.

Mais le pays est lancé dans une transformation de fond et le monde entier va découvrir une nouvelle Angleterre à l’occasion de la prochaine olympiade.

Elisabeth 2 règne sur un pays en profond changement mais qui , grâce à son autorité , a su maintenir l’essentiel de ce qui fait une Nation : le respect des citoyens pour leur système politique et pour ceux qui l’incarnent et notamment pour leur Reine.


Charles Debbasch

VARIATIONS AUTOUR DE LA COHABITATION




Dans cet interlude entre les présidentielles et les législatives, la sempiternelle question de la cohabitation se pose.
Rappelons, tout d’abord, que l’on entend par cohabitation la situation dans laquelle le Chef de l’Etat n’ayant pas  la majorité à l’assemblée nationale ne peut disposer d’un gouvernement à sa guise. Il est contraint de choisir un premier ministre dans la majorité de l’assemblée. Dés lors, une grande part du pouvoir exécutif lui échappe. De plus, le partage du pouvoir exécutif entre président et premier ministre génère des frictions constantes qui nuisent au bon fonctionnement de l’Etat.

I-LE FAUX REMEDE DU QUINQUENNAT
Les partisans du quinquennat avaient soutenu  qu’en ramenant le mandat du président à cinq ans- c’est à dire au même terme que celui de l’Assemblée -, on éviterait la cohabitation, les électeurs ayant tendance à confirmer aux législatives le choix politique effectué pour les présidentielles,
Ce postulat est loin d’être évident, La présidentielle repose sur un choix national. Les législatives se décident au niveau local dans les circonscriptions et rien ne garantit que ces deux modes de scrutins si différents conduisent obligatoirement à une concordance des majorités présidentielle et législative.

II-LA QUESTION DE LA COHABITATION VUE DU COTE SOCIALISTE
On comprend dés lors que le Président de la république et le parti socialiste cherchent à obtenir la majorité des sièges à l’Assemblée.
Le choix du Roi pour François Hollande serait une majorité socialo-socialiste qui lui laisserait une liberté de manœuvre très large.
Toutes les autres solutions diminueraient la liberté de décision de l’élu présidentiel ;
Avoir besoin des écologistes serait sans doute un moindre mal mais influerait sur les décisions relatives à l’environnement ou au nucléaire.
Devoir recourir au Front de gauche serait faire peser une épée de Damoclès sociale sur le gouvernement.
Et si la nécessité se faisait sentir de débaucher quelles voix centristes, on en viendrait à une grande fragilité de l’exécutif.
Je ne parle ici que des cas où l’appoint des voix extérieures serait nécessaire pour former une majorité de gouvernement et non du recours volontaire à des partenaires extérieurs au PS qui prendrait les couleurs de l’ouverture sans mettre en péril la stabilité gouvernementale.

III-LA COHABITATION DU COTE DE LA DROITE

L’UMP espère prendre aux législatives sa revanche sur le PS et conquérir la majorité des sièges. Ce sera difficile.
L’UMP n’a plus de leader naturel et elles déjà lancée dans la guerre des chefs. Elle n’aligne pas de sous-chefs appréciés par l’opinion alors que celle-ci place  au sommet la nouvelle génération socialiste.
Reste que la situation économique ne s’améliore guère et que le PS commence à subir lui aussi la critique des électeurs. Mais la présence d’un fort Front national déstabilise la droite. L’intérêt des partisans de Marine Le Pen est de précipiter la dislocation de l’UMP pour devenir irremplaçables dans un nouveau paysage politique.
En conclusion, même si le scrutions sera parfois serré, le nouveau président de la République disposera d’une majorité à l’Assemblée la seule incertitude résidant dans la cohérence de celle-ci.
Mais, si la situation économique se détériorait, le besoin d’un gouvernement de coalition pourrait s’imposer et, alors, la cohabitation chassée par la porte reviendrait par la fenêtre.
Charles Debbasch

mercredi, mai 30, 2012

LA LECON D'EQUILIBRE DE FRANCOIS HOLLANDE




Pour sa première interview télévisée sur France 2, François Hollande avait choisi la simplicité et la modération.
Simplicité : il s’était déplacé  dans le studio de la chaine et avait évité la majesté de l’Elysée.
Modération : le président s’il s’est déclaré résolu à mettre en œuvre toutes ses promesses électorales a rappelé qu’il a cinq ans pour le faire.
Conscient de l’impopularité des mesures fiscales, il s’est refusé à les annoncer avant les élections législatives.
Il faut en effet pour cela qu’il dispose d’une majorité à l’Assemblée. Les engagements que j’ai pris «Je ne les tiendrai que s'il y a une majorité à l'Assemblée nationale, a-t-il affirmé. Si les Français veulent ces réformes, je crois qu'ils auront à cœur d'accorder une majorité large, solide et cohérente au président de la République.»

Le président de la République sait que les temps sont difficiles et incertains, c’est pourquoi son ton est loin du socialisme triomphant de 1981. 
Il définit tout au long de son entretien un programme d’une justice d’équilibre du possible, «un chemin d'équilibre».
Augmenter le SMIC oui : «Il devra rattraper ce qui n'a pas été accordé cette dernière année. ».Mais, « Il devra aussi veiller à ce que cela ne déstabilise pas les entreprises» ; «Il va falloir faire un effort, c'est certain», a reconnu François Hollande. Mais cet effort  «sera justement réparti» avec des «décisions fiscales qui s'adresseront à ceux qui ont le plus».
Le même équilibre sera recherché dans les relations avec l’Allemagne. Avec Angela Merkel, François Hollande veut «trouver un bon équilibre». Il s’était engagé à renégocier le pacte de stabilité européen  pour y ajouter un volet sur la croissance. Le temps du compromis est venu. «Elle admet le principe de la croissance comme j'admets le principe de la rigueur budgétaire. Cela peut ouvrir un certain nombre de compromis…Je crois qu'est acté le fait qu'il y aura de la croissance dans le pacte».
La voie est étroite pour le chef de l’état ; il ne doit pas décevoir les espoirs qu’il a fait naître pendant sa campagne : sa politique d’équilibre ne doit pas être trop raisonnable .
Mais si la croissance n’est pas au rendez-vous, il ne jouera pas à l’équilibriste «nous trouverons des économies ailleurs», a-t-il promis.

Charles Debbasch

jeudi, mai 24, 2012

LEGISLATIVES:LES PARTIS EN MANOEUVRE

PS et UMP sont engagés dans une nouvelle lutte pour la conquête de la majorité à l’Assemblée Nationale.

I-LES OBJECTIFS DU PS


Pour le parti socialiste l’objectif est double. Il s’agit, tout d’abord ,d’éviter une cohabitation paralysante.Il s’agit, ensuite, de ne pas être trop dépendant de ses alliés et de disposer d’une majorité socialo-socialiste.


Ceci explique les tensions qui se manifestent avec le Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon.



Jean-Luc Mélenchon a accusé Martine Aubry d'avoir fait échouer les négociations entre le Parti socialiste, les écologistes et le Front de gauche sur les circonscriptions où le Front national fait peser un risque d'élimination de la gauche au premier tour des législatives. Martine Aubry a pour sa part attribué cet échec à des dissensions internes au Front de gauche.



Des tensions plus feutrées se manifestent avec les écologistes

En vertu d’un accord conclu au mois de  novembre, le Parti socialiste a retiré ses candidats de 63 circonscriptions au profit d’Europe écologie - Les Verts (EELV), Mais après le score décevant d’Eva Joly à la présidentielle (2,3%), certains candidats ou élus PS remettent en cause l’accord. Dans une quarantaine de circonscriptions, des socialistes ont décidé de se maintenir contre l’accord PS-EELV ou le candidat officiellement investi par le Parti.


 Dans la plupart des cas, Martine Aubry prononce leur exclusion du Parti. Ce qui ne les empêche de se présenter sans étiquette. Les Verts blâment ce double-jeu mais ils ne peuvent durcir leur position avec le PS dont les voix leur sont nécessaires pour arriver à constituer un groupe parlementaire.

II- LES DECHIREMENTS DE LA DROITE

La défaite de Nicolas Sarkozy a laissé la droite orpheline sans leader naturel. Aussi un combat pour le leadership est engagé.

François Fillon selon un sondage IFOP réalisé du 10 au 11 mai, est la personnalité préférée des Français (27% contre 13% pour Jean-François Copé) et des sympathisants du parti (42%) pour prendre les rênes de l'UMP. Fort de ce soutien dans l’opinion, l’ancien premier ministre estime que. «C'est une évidence que le départ de Nicolas Sarkozy laisse l'UMP sans leader naturel», «La France a besoin d'une droite républicaine qui donne l'espoir et qui rassemble», soutient François Fillon. Il y aura une «compétition» pour la présidence de l'UMP et il ajoute: «Je prendrai toute ma part, avec d'autres, à cette compétition.»



Ces déclarations ont provoqué des réactions des partisans de Jean-François Copé, Rachida Dati, proche de Copé, a jugé ces déclarations de Fillon «très déloyales» et manquant «d'élégance». Jean-François Copé a assuré ne pas se sentir «visé» par Fillon. Mais fort de son contrôle de l’appareil du parti, il rappelle que ce sont les 250.000  adhérents qui désigneront le moment venu le responsable de l’UMP.

Une autre fracture touche l’UMP celle des sarkozystes qui ne se sont pas résignés à l’effacement de leur leader. Ils s'apprêtent à créer une association  «Les amis de Nicolas Sarkozy». Son futur Président : sera Brice Hortefeux. Il entend défendre le bilan de Nicolas Sarkozy

L’unité de l’UMP est en débat ou, à tout le moins, la constitution de courants. Certains estiment, en effet, que c’est le monolithisme du parti de droite qui est à la base de l’échec du président sortant.


Le Modem connait lui aussi ses turbulences. La stratégie du tout présidentiel de François Bayrou laisse les députés sortants dans une grande solitude, le leader même du parti étant menacé dans son fief. Le seul espoir du mouvement qui présente 400 candidats est d’arriver à constituer un groupe parlementaire dont l’appoint serait nécessaire pour former une majorité de gouvernement.

Dans de nombreuses circonscriptions le Front national sera l’arbitre des triangulaires.et, souveraine, Marine le Pen entend distribuer d’éventuels bons points tantôt au PS et tantôt à l’UMP

Quoi qu’il en soit, les forces de droite n’ont pas encore purgé leur échec présidentiel et vont au combat en ordre dispersé.

Charles Debbasch