samedi, juillet 14, 2012

L'AMOUR DURE UN AN

Dans l’appréciation commune, l’amour est sincérité et transparence. S’éblouir du regard de l’autre, y voir le reflet de son âme.
Pour Richard Wiseman, célèbre psychologue britannique, cette conception romantique de l’amour est erronée. L‘amour, pour lui, est un sentiment qui nait sur la base d’une croyance rationnelle. Comme dans toutes les choses de la vie, pour obtenir le résultat désiré il suffit d’y croire et de s’engager à fond .Selon lui pour tomber amoureux, il faut faire les gestes de l’amour et le sentiment suivra.
On a à cet égard depuis longtemps démontré que l’amour qui se développe dans un mariage arrangé par la famille est plus fort que celui qui nait du coup de foudre. Mais, Wiseman va plus loin en suggérant qu’une action positive génère le sentiment amoureux. Souriez, développez les comportements de l’amour, faites comme si vous étiez amoureux et l‘amour s’épanouira.
Une équipe de l’Université de Pavie va plus loin. Elle démontre que l’être amoureux développe une protéine spécifique dans le sang. Quand le taux de cette protéine baisse, l’amour décroit
Frédéric Beigbeider disait que l’amour dure trois ans . Cette équipe de recherche est plus pessimiste : un an seulement !
Charles Debbasch

L'EURO A NU

Sans doute inspirés par la faiblesse de l‘euro, des faussaires ont crée une coupure de 1000 euros.
Pour éblouir les cambistes, ils l'ont ornée de créatures féminines dans le plus simple appareil. Les statues à moitié nues c’est peut être bon pour les petites coupures mais pas pour les gros billets .
Malgré leur apparence douteuse leur détenteur a réussi à les faire changer en 24000 couronnes dans la petite ville de Rumburk en République tchèque par un cambiste naif ou ébloui par ces créatures lascives.
Ayant découvert un peu trop tard la supercherie, l’escroqué a réussi néanmoins à faire arrêter le faussaire.
L’euro est peut être dévalué mais il n’est pas à nu .
Charles Debbasch

vendredi, juillet 13, 2012

DE LA CONFERENCE SOCIALE AU DESASTRE PEUGEOT

Pour bien marquer sa différence par rapport à la gestion précédente, le gouvernement Ayrault a mis sur pied une négociation avec les partenaires sociaux. La Conférence sociale qui s’est tenue les 9 et 10 juillet 2012 a réuni plus de 300 participants : gouvernement ; syndicats, patronat, collectivités locales. Après deux jours de débats dans le cadre de sept tables rondes thématiques et la présentation par les participants de la synthèse de leurs travaux, le Premier ministre a prononcé, le 10 juillet, le discours de clôture insistant sur la volonté du gouvernement de « redonner toute sa place au dialogue social ». Il a présenté la future « feuille de route sociale » des partenaires sociaux et du gouvernement pour les dix-huit prochains mois

REDONNER TOUTE SA PLACE AU DIALOGUE SOCIAL

Le Premier ministre souhaite que le dialogue social soit inscrit dans la Constitution au terme d’une large concertation, afin « d’accroître la reconnaissance des partenaires sociaux et de la démocratie sociale, et non de définir un domaine qui leur serait réservé ». Encore faut-il que leur légitimité soit claire et renforcée par des règles de représentativité bien établies. Au second semestre 2013, un bilan de la réforme de la représentativité syndicale sera fait pour juger si des ajustements sont nécessaires.

PRIORITE A L’EMPLOI

Le gouvernement sait qu’il sera jugé sur son aptitude à juguler le chômage
Pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes peu qualifiés, le gouvernement conduira, au cours de l’été, une consultation des partenaires sociaux et des acteurs territoriaux sur la mise en œuvre des emplois d’avenir. Quant au contrat de génération, qui vise tout à la fois à favoriser l’emploi des jeunes qu’à maintenir les seniors dans l’emploi, le gouvernement invitera les partenaires sociaux à négocier au niveau national interprofessionnel sur ses modalités d’ici la fin de l’année.
Afin de répondre dans l’urgence à la situation globale de l’emploi, le chef du gouvernement souhaite améliorer le dispositif de chômage partiel dès la rentrée 2012.
Ensuite, il invitera les partenaires sociaux à réfléchir sur les conditions d’une meilleure sécurisation de l’emploi.
« La négociation compétitivité-emploi, mal engagée, n’est plus à l’ordre du jour », a précisé le Premier ministre, qui propose plutôt de
  • lutter contre la précarité de l’emploi, en renchérissant le recours aux CDD, à l’intérim et au temps partiel subi ;
  • trouver les moyens d’accompagner les mutations économiques.
Mais il faut aussi encadrer les licenciements abusifs et, en cas de projet de fermeture de site, créer une obligation de recherche de repreneur.
Pour tenir compte des évolutions induites par cette négociation, les partenaires sociaux pourraient anticiper la renégociation de la convention d’assurance chômage.

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MIEUX FORMER
Il ,n’est pas nécessaire d’élaborer une nouvelle grande réforme de la formation professionnelle, mais il faut construire des actions concrètes à déployer sur les territoires pour diminuer le nombre de jeunes entrant sur le marché du travail sans qualification, en luttant contre le décrochage scolaire et en levant les obstacles à l’emploi lors de leur formation et notamment :

-accompagner les salariés dans les entreprises menacées par les mutations économiques, l’objectif étant de les former plutôt que les licencier et de préparer leur reconversion pour éviter leur licenciement ;
-renforcer la formation des demandeurs d’emploi par une action coordonnée des régions et de Pôle emploi.

Enfin, un bilan du service public de l’orientation sera réalisé à l’automne 2012.

ASSURER UNE JUSTE REMUNERATION DU TRAVAIL

Le rôle du smic est de préserver le pouvoir d’achat des plus faibles. Les règles de revalorisation du smic doivent être redéfinies afin de mieux intégrer la croissance. Ce projet sera mené par un groupe de travail interministériel en lien avec les partenaires sociaux, et dont les propositions seront débattues dans le cadre de la Commission nationale de la négociation collective. Le gouvernement présentera ensuite un projet de texte avant la fin 2012.
Le gouvernement élaborera, avant la fin 2012, un projet de loi visant à empêcher la pratique de rémunérations abusives et à permettre la participation de représentants des salariés au comité de rémunération.


POUR LA CRÉATION D’UNE INSTANCE DU DIALOGUE SOCIAL


Afin de maintenir l’esprit qui a guidé les travaux de la grande conférence sociale au sein d’une instance permanente, le Premier ministre a annoncé la création d’un « conseil » ou d’un « commissariat du dialogue social et de la prospective ». Ses travaux compléteront ceux du grand rendez-vous social annuel annoncé par le président de la République. Ce lieu de dialogue et d’expertise, ouvert à l’ensemble des acteurs sociaux, sera mis en place sur le modèle de l’ancien commissariat général au plan, qui, autrefois, était chargé de définir la planification économique de la France.

RELANCER L’INDUSTRIE

L’industrie française recule .Il est nécessaire de jouer sur tous les leviers pour assurer sa compétitivité. À cet effet, le chef du gouvernement a réaffirmé le rôle de la Conférence nationale de l’industrie. Il défendra le soutien à l’innovation et à la recherche technologique. La Banque publique d’investissement doit aussi répondre au défi du financement des entreprises. Par ailleurs, « nos entreprises doivent apprendre à jouer collectif », et les rapports entre donneurs d’ordre et sous-traitants doivent être améliorés. Enfin, Jean-Marc Ayrault a précisé qu’une mission sur la compétitivité des entreprises a été confiée à Louis Gallois pour préparer la mise en œuvre d’actions concrètes d’ici la fin de l’année.
PAS D’UNANIMITE
La conférence s’es tenue dans un excellent climat et dans un esprit constructif ; si le nouveau gouvernement s’appuie sur les syndicats, il a cependant fait de nombreuses concessions au patronat mais l’unanimité n’a pas été possible.
Au nom du patronat, Mme Pari sot a déclaré : "Il n'y a pas eu de clash. Nous avons simplement été déçus que le discours du premier ministre ne tienne pas compte des réalités économiques des entreprises et propose d’instaurer plus de rigidités sur le marché du travail."
Le débat reste ouvert entre les syndicats qui veulent protéger les salariés en rigidifiant le marché du travail et les patrons qui pensent que seule la souplesse permet de s’adapter aux aléas de la conjoncture. Sauf à nationaliser l’ensemble de l’économie, il est difficile de maintenir des entreprises en vie si les conditions de la rentabilité font défaut.
Comme pour en apporter la preuve, Peugeot –Citroën, au lendemain du dialogue social, a annoncé la fermeture du site d’Aulnay –sous-bois et la perte d’emploi de 8000 personnes pour faire face à la crise du marché automobile européen.
Charles Debbasch

jeudi, juillet 05, 2012

LES CONTOURS DE LA CONFIANCE AU GOUVERNEMENT AYRAULT


Le vote de confiance d’un nouveau gouvernement issu des élections législatives dessine les contours de la nouvelle majorité, de ses forces et de ses faiblesses .Il es également révélateur de l’état de l’opposition, de sa solidité ou de ses tares.
Sur les 544 votants (527 exprimés) de l'Assemblée Nationale. 302 députés ont voté la confiance à Jean Marc Ayrault, contre 225 députés qui l’ont refusée.
Les députés PS, les écologistes d'EELV et les radicaux de gauche ont accordé leurs voix tandis que ceux du Front de gauche se sont abstenus. Les députés UMP et UDI (Union des démocrates et indépendants) ont voté contre.
LES CONTOURS DE LA NOUVELLE MAJORITE
Le soutien du PS. La savate alchimie entre les divers courants du PS qui a présidé à la formation de l’équipe ministérielle a permis de surmonter les heurts et les rancœurs. La part belle faite aux amis de Ségolène royal et aux partisans de martine Aubry a consolé les blessés de l’élection présidentielle modem si la présidente de Poitou charentais est toujours marquée par son échec Electrostal et un tween blessant t même i la maire de Lille se prépare pour plusieurs voix d’avenir ; Les radicaux de gauche gâtés dans l’équation ministérielle n’ont pas boudé leurs votes .
L’hésitation des écologistes La fidélité des écologistes  a été plus rude à obtenir .Certains était prêts refuser leurs votes. Ainsi Noël Mamère a considéré que le projet de réacteur à neutrons Astrid était un nouvel accroc à l'accord signé entre son parti et le PS sur le nucléaire : "Je demande à mon parti de s'interroger sur les conditions qui nous sont faites avec ce non respect des accords", a-t-il estimé."Voilà un quinquennat qui commence mal, pour les écologistes en tout cas", juge M. Mamère qui craint "fort que les questions environnementales ne soient sacrifiées sur l'autel de la lutte contre la crise". Mais la majorité des verts n’a pas suivi cette défiance et le groupe a voté la confiance. Il reste que le mouvement aura à choisir entre les partisans des prébendes et les idéalistes .
Le Front de gauche ;
,s’il a proclamé qu’il ne voterait jamais la censure, a refusé la confiance pour rester fidèle à sa dynamique présidentielle et au choix qu’il a fait de rester hors du gouvernement ; Pour se renforcer, il compte sur l’usure du pouvoir que provoquera le nécessaire effort d’austérité budgétaire.

LE DESARROI DE LA NOUVELLE OPPOSITION
Comme il fallait s’y attendre, l’échec de Nicolas Sarkozy et son retrait annoncé de la vie politique aiguisent les appétits à droite ;
La guerre des chefs est déclarée ; Fillon et Copé se disputent l’UMP  tandis que Juppé qui nie toute prétention se tient en embuscade.
François Fillon a dégainé le premier. Pour lui,” Depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n'y a plus, à l'UMP, de leader naturel. Donc, il y aura une compétition."
Quant à Jean-François Copé, il refuse, en apparence, de mettre en avant sa candidature à la présidence du parti ; mais, si on le titille , il rappelle qu'il est "quand même le chef du premier parti d'opposition.
L’ancien ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a jugé avec raison que la lutte entre les deux leaders pour le leadership de l'UMP en vue de la présidentielle de 2017 était "inutile et dangereuse .
Et il est vrai que cette lutte de personnes augure mal de l’aptitude du parti de droite à analyser les causes de sa défaite et les moyens de son renouveau .
Pour l’instant, le seul ennemi du premier ministre c’est le désastre économique qui est beaucoup plus redoutable que l’opposition de droite

Charles Debbasch




dimanche, juillet 01, 2012

L'HONNEUR DE FRANCOIS BAYROU

Il a fait un score en retrait lors de l’élection présidentielle.Il a été battu aux législatives dans la circonscription qu’il tenait depuis 1986.Le Modem n’a eu que deux élus à l’Assemblée Nationale. Depuis son choix personnel en faveur de François Hollande lors du second tour de la présidentielle, la fracture de son mouvement entre ceux qui penchent vers la gauche et ceux qui souhaitent rallier la droite s’est accentuée.




Tout en conservant la présidence du mouvement qu’il a fondé , François Bayrou a annoncé qu'il se mettrait en retrait de la vie politique pendant quelques mois afin de "visiter le pays du silence"."J'assumerai les responsabilités de président de cette famille politique, et je n'ai jamais eu l'intention de les abandonner ou de les éluder", a-t-il déclaré "Simplement, j'ai indiqué que j'avais l'intention, dans les mois qui viennent, de prendre ce que j'ai appelé du recul. Ça fait dix ans que je suis en première ligne de tous les combats quotidiens, de toutes les bagarres politiques, et c'est, je crois, nécessaire que je trouve une autre approche, une autre manière de m'exprimer (...) C'est bien aussi de visiter le pays du silence", a-t-il ajouté.



On serait tenter de se gausser et de tirer sur ce qui parait être une ambulmance.



Je ne partage pas cette manière de voir.



L 'écrasement du Modem est la conséquence mécanique de la bipolarisation de la vie politique française générée par l’élection présidentielle et le mode de scrutin. Cette fracture est subie par l’opinion sans être vraiment acceptée.



Dans les circonstances graves que connait notre pays, cette dichotomie entre les bons et les méchants pourrait un jour apparaître comme singulièrement démodée. La nécessaire modernisation de la vioe politique pourrait bientôt exiger un rassemblement plus vaste et plus consensuel. François Bayrou qui est, aujourd’hui, à contre courant pourrait jouer un grand rôle dans cette modernisation du jeu politique hexagonal.



C’est l’honneur de François Bayrou d’avoir gardé un cap difficile. Ce qui est, aujourd’hui, une impasse pourrait être, demain, une voie d’avenir.



Charles Debbasch







samedi, juin 30, 2012

UN BON ACCORD EUROPEEN




Pendant sa campagne électorale Francois Hollande avait annoncé qu’il dégagerait la France du plan de rigueur européen car, pour lui ,l’objectif prioritaire est la croissance. Le compromis dont a accouché le sommet européen du 28 juin permet d’éviter ce péril.

Au terme de négociations ardues, les chefs d’Etat ont réussi à venir à bout de l’intransigeance allemande qui refusait a priori toute aide aux Etats cigales et à assortir la rigueur d’un volet croissance.

LE VOLET CROISSANCE



«120 milliards d'euros, soit 1% du PIB européen seront mobilisés pour des mesures favorisant la croissance»,. La Banque européenne d'investissement verra son capital accru de 10 milliards d'euros ce qui lui permettra de prêter jusqu'à 60 milliards. Des «project bonds» seront aussi lancés, permettant 4,5 milliards d'investissements dans des projets d'avenir (transport, énergie). Enfin, 55 milliards seront prélevés sur les fonds structurels européens à destination des grandes infrastructures.



ASSISTANCE AUX BANQUES



. En contrepartie d'une surveillance renforcée de toutes les banques par la BCE, les États de la zone euro acceptent une recapitalisation directe des banques par le Mécanisme européen de stabilité .Il s’agit d’éviter que les plans de sauvetage bancaire passent par un prêt aux États, et alourdissent d'autant leur dette.



Lla BCE recevra un pouvoir de supervision «directe» des banques qu'elle n'a pas aujourd'hui.



L’EBAUCHE D’UNE UNION BUDGÉTAIRE ET BANCAIRE



La cause principale de la crise de la zone euro est l’absence d’une politique économique et budgétaire commune. Comme l’a exprimé le président francais :"La zone euro ne peut pas resterdans l'état où elle est, c'est-à-dire sans union budgétaire mais surtout sans union bancaire.



"Nous sommes également conscients que cette zone euro doit avoir une politique économique commune, pas simplement une politique de marché mais une politique de croissance, une politique de compétitivité, une politique industrielle, une politique énergétique. Cela fait partie de ce que nous devons fairepour les mois ou les années qui viennent", a poursuivi le Chef de l’Etat



"L'union politique, c'est finalement le stade qui nous permet de donner une légitimité à ces transferts de souveraineté. Ce que je dis, c'est qu'il ne peut pas y avoir d'intégration, c'est-à-dire de transferts de souveraineté, s'il n'y a pas de solidarité", a insisté le président .



Pour l’instant , cependant nous en sommes au stade de l’étude pour ces projets de coopération renforcée.•



LES REACTIONS POLITIQUES

Le bon accord de Bruxelles est salué par la classe politique

Pour le nouveau président du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, "ce sommet européen marque un tournant". "Sous l'impulsion de François Hollande, une stratégie de croissance est en train de remplacer la politique d'austérité généralisée qui était imposée depuis trois ans", "les 120 milliards qui seront investis dans des programmes de développement économique et industriel" comme "un ballon d'oxygène salvateur" et "la mise en place d'outils de solidarité pour combattre les attaques spéculatives" contre les Etats endettés.



Il se félicite enfin de voir prendre forme cet "engagement fort" de la campagne de François Hollande. "Depuis trois ans, l'Europe subissait la crise. Cette nuit, elle s'est résolue à prendre son destin en main".'.



Alain Juppé a, de son côté, estimé que cet accord était "un petit pas en avant", en regrettant que la France soit "très en recul par rapport aux initiatives" prises. "Je pense que c'est un petit pas en avant". "Le pacte de croissance était déjà dans les tuyaux depuis longtemps, il consiste à réutiliser des fonds qui étaient disponibles mais enfin, cela va dans la bonne direction. De même que la décision de faire intervenir le fonds de secours pour recapitaliser les banques en difficulté des pays qui sont vraiment dans la tourmente aujourd'hui", comme l'Espagne et l'Italie, a-t-il dit.



"En revanche, il y a encore beaucoup à faire pour progresser vers une véritable union bancaire, une véritable union budgétaire, politique", a-t-il ajouté, regrettant que la France soit "très en recul par rapport aux initiatives que prennent soit le président de l'Eurogroupe, le président de la Commission .''



PLUS D’EUROPE ?



L’Allemagne ne souhaitait pas accepter des efforts de solidarité sans le renforcement de l’union politique. La France voulait que la rigueur soit accompagnée d’une politique en faveur de la croissance. Le compromis de Bruxelles ratifie ces deux exigences. Mais, les Etats du Sud ont malgré tout fait pencher la balance en leur faveur. Ceci risque de fragiliser la situation politique de Madame Merkel qui est celle qui a le plus renoncé à ses exigences initiales.



La plus grande difficulté reste cependant la nécessaire popularisation des décisions prises pour surmonter l’incompréhension des opinions publiques nationales à l’égard de la construction européenne.



Le renforcement nécessaire de l’Europe politique ne pourra se faire qu’en arrachant l’institution de Bruxelles à ses tropismes technocratiques.



Charles Debbasch





vendredi, juin 29, 2012

LES LIMITES DE L'AUTONOMIE DES VERTS

Ce n’est pas sans raison que le parti socialiste souhaitait avoir à lui seul la majorité absolue dans l’assemblée. Il ne souhaitait pas dépendre des écologistes ou du front de Gauche.




L’élection du président de l’Assemblée démontre que cette crainte était justifiée. En effet, les écologistes se sont à cette occasion dissociés de la majorité socialiste et n’ont pas voté pour le candidat PS. Ils ont voté blanc pour montrer leur désaccord sur la répartition des pouvoirs dans les commissions. Ils n’ont en effet obtenu que la présidence de la délégation aux Affaires européennes alors qu’ils revendiquaient la commission du Développement durable.



C’est la première manifestation d’indépendance du groupe parlementaire des Verts qui compte 18 députés et qui est présidé par François de Rugy et Barbara Pompili.



Reste à déterminer quelle est la marge de libre arbitre dont peuvent disposer les Verts alors que leurs représentants siègent au gouvernement. Déjà, dans les premiers jours du nouveau gouvernement, Cécile Duflot s’était située à la limite de la rupture avec ses déclarations en faveur de la légalisation du cannabis



Rose et Vert: deux couleurs qui ne vont pas bien ensemble ?



Charles Debbasch