L’EURO EN QUESTION
Depuis le 17 février il n’est plus possible de changer des billets de francs en Euros : c’est la seconde mort du franc.. L’Euro a beaucoup progressé depuis sa création. Il ne fait cependant pas l’unanimité alors que son bilan est largement positif.
LA NOSTALGIE DU FRANC
Selon un sondage IFOP pour Paris Match, près de 69% des Français disent regretter le franc. 47% des personnes interrogées disent le regretter «beaucoup», 22% le regrettent «un peu» et 31% «pas du tout». La nostalgie n'a jamais été aussi forte depuis l'introduction de l'Euro, le 1er janvier 2009. En février 2002, seuls 39% regrettaient le franc, et en juin 2005, 61%, selon les sondages IFOP.
Le reproche essentiel adressé à l’Euro concerne la hausse ders prix consécutive à l'introduction de la monnaie unique. «L'euro joue le rôle d'un marqueur du début de la dégradation de la situation des Français», relève le sondage. Il est vrai que les excès de certains secteurs d’activités comme les commerces de détail indépendants lors de la conversion du Franc en Euros ont fortement contribué à l’image négative qu’ont les citoyens de l’Euro.
-LES QUALITES DE L’EURO
-L’Euro favorise la mobilité des personnes et des biens
L’Euro est la monnaie commune à plus de 300 millions d’Européens .Ceux-ci peuvent ainsi voyager, sans s’encombrer de monnaies différentes et sans dépenser des frais de change inutiles. La nouvelle génération qui vit à l’échelle de la grande Europe et qui voyage souvent apprécie particulièrement cet avantage.
Le « marché unique », depuis 1986, a instauré une libre circulation des marchandises dans tous les Etats de l’UE. Les produits français ne sont plus taxés au passage des frontières .La transparence des prix grâce aux paiements avec la même monnaie dans plusieurs pays de l'UE est à l’avantage des consommateurs. La concurrence accrue entre les Etats membres, favorise les échanges intra-communautaires et soutient la croissance.
-L’Euro favorise la stabilité économique
L’Euro a mis fin aux dévaluations ‘’égoïstes’’ des Etats qui souhaitaient rendre leurs marchandises plus compétitives L’Euro est un instrument de la cohésion des politiques économiques des membres de l’Union européenne .Il favorise ainsi, sans fluctuations des monnaies, les échanges intracommunautaires.
-Y-A-T-IL UNE CRISE DE L’EURO ?
L'Euro est tombé dans ces derniers jours à son niveau le plus bas depuis huit mois et demi. La monnaie unique a enchaîné sa troisième séance de repli, passant sous les 1,36 dollar, après avoir franchi en baisse le seuil des 1,38 dollar la veille Depuis le début de l'année, l'Euro a cédé 2,5%.
Cette chute s'explique en particulier par l'inquiétude des cambistes due aux difficultés budgétaires de plusieurs pays de la zone euro. La Grèce traverse une crise budgétaire sans précédent. Le chômage atteint des sommets historiques en Espagne. Partout les déficits publics explosent.
A l’abri de la protection de l’Euro beaucoup der pays ont oublié les contraintes économiques et financières risquant de mettre à mal l’euro lui-même.il faut donc resserrer .à l’échelle de Bruxelles les contrôles.
Mais il ne faut pas oublier également les effets positifs d’une chute raisonnable de l’Euro. Elle va améliorer la compétitivité des produits européens et faire redescendre les prix des marchandises importées. Ce qui aura un effet positif pour la croissance.
Malgré tout , l’Euro reste une monnaie solide. La volonté de la Chine et des pays arabes de convertir en Euros une partie de leurs avoirs en dollars est un bon indicateur de la santé prévisible de l’Euro
Charles Debbasch
samedi, février 20, 2010
L'EURO EN QUESTION
mardi, octobre 28, 2008
NICOLAS SARKOZY A ETE TRES BON
NICOLAS SARKOZY A ETE TRES BON
La presse étrangère est rarement favorable aux dirigeants français. On nous accuse trop souvent de manier plus facilement le verbe que l’action. Aussi, faut-il accueillir avec intérêt l’appréciation portée sur le président français durant la crise par le Financial Times.« Nicolas Sarkozy a été très bon…En évitant tout dérapage et en présentant un front uni, Sarkozy a sauvé la mise pour l’Union européenne. »
Les grands gouvernants se révèlent dans les difficultés et l’adversité. Dans les eaux calmes, les falots peuvent faire illusion. Mais c’est dans les tempêtes que l’on découvre les grands capitaines. La chancelière allemande pouvait faire impression avant la crise. Dés que celle-ci s’est déclenchée, elle n’a pas su tenir le cap optant d’abord pour l’individualisme avant d’agir en catastrophe. En revanche, Nicolas Sarkozy s’est comporté en véritable leader de l’Union européenne. Il a été efficace et rapide, directif et diplomate. Il a su parvenir au consensus pour une réponse ordonnée aux défis de la crise qui a servi de modèle à la plupart des Etats de la planète. Servi par un sherpa remarquable et discret, il a donné la vraie mesure de son talent.
Au point de faire poindre des regrets dans la perspective de la fin décembre quand sonnera la fin de la présidence française de l’Union européenne. La succession tchèque inquiète à juste titre avec ses eurosceptiques. L’Europe ne peut pas jouer les abonnés absents dans la période de trouble que nous traversons. Aussi, faut-il défendre la position de Nicolas Sarkozy d’institutionnaliser un Euro groupe de la zone Euro dont il serait normal qu’il fut présidé par celui qui a été très bon.
Charles Debbasch