LE PIQUE NIQUE AMERICAIN DE SARKOZY
Onze mois après sa première visite à Georges Bush, Nicolas Sarkozy a été reçu informellement par le Président américain sur son lieu de vacances.
Lors de son premier séjour, Nicolas Sarkozy était un candidat en pointillé et, en le recevant, Georges Bush avait fait un pari audacieux sur son succès.
Aujourd’hui, l’essai est transformé et c’est le Président français qui est reçu par son homologue américain.
Cette visite se déroule au moment où le Président de la République française achève ses cent premiers jours de mandat avec une cote exceptionnelle de confiance. Son style est très largement approuvé et ses réformes sont généralement acceptées.
La rencontre du Maine est un signe important. Elle montre que la France et les Etats-Unis- même s’ils ont des points de divergence que Nicolas Sarkozy n’a d’ailleurs pas cachés- retrouvent les canaux d’une amitié fraternelle que les excès de langage villepiniste avaient largement érodée.
Mais cette rencontre a une portée plus large. Elle marque l’entrée du Président français dans la Cour des grands sur la scène internationale. En peu de temps, Nicolas Sarkozy a réveillé la politique étrangère engourdie dans les méandres du Quai d’Orsay. Brillamment secondé par un diplomate d’une qualité exceptionnelle- Jean David Levitte- et un sémillant ministre des Affaires étrangère, le Président français a su, avec aisance, marquer son territoire et les hot-dogs et autres hamburgers de la résidence des Bush sont les signes extérieurs d’une considération dont la France hésitante et rétrécie sur l’hexagone avait besoin.
L’ambition française voit désormais s’ouvrir à elle de nouveaux espaces.
Charles Debbasch
dimanche, août 12, 2007
vendredi, août 10, 2007
LE PROBLEME CORSE
LE PROBLEME CORSE
CERVEAUX DECHIRES
Ces jours derniers se sont tenues les traditionnelles journées nationalistes corses. A cette occasion, je publie à nouveau ce texte écrit en 2003 et qui a gardé toute son actualité
On ne quitte pas impunément les rivages faciles où les mouvements de la mer apportent sans interruption les souffles du renouveau. La soirée était illuminée par la joie des retrouvailles. Quoi de plus gratifiant pour un professeur de Faculté que de retrouver ses anciens élèves devenus maîtres du barreau , notaires , gestionnaires ou … mères de familles. Quel plaisir de se rejoindre à travers les générations et de goûter au parfum subtil du pagre ou du denti dans ce cadre somptueux et étrange.
LES FLAMBEAUX DE CONTINUITE
Cargèse s’offrait à nous . A l’horizon la lune rousse paraissait nous narguer. Ensorcelée , elle se faisait soleil et nous aveuglait de ses dards envahissants. Les dernières embarcations rejoignaient leurs mouillages faute de se faire une place au port. Les clapotements de leurs voiles répondaient en écho au bruit de nos fourchettes. La nuit nous enveloppa d’autant plus brutalement que nous ne l’attendions pas si profonde. Un nuage était passé par là et emprisonnait la lune de son manteau opaque. Je laissais les conversations se dérouler pour mieux apprécier l’intensité des attentes, le souffle des idées et le film des pensées. La Corse se créait et se recréait dans les discours. Il n’est pas de vie sans problème et s’il existe un problème corse, il doit bien se trouver des mathématiciens pour le résoudre.
Le lendemain , il n’était plus question de paroles mais de réalités. Je m’étais enfoncé dans la vallée de Vico . J’avais quitté les roseaux marécageux et les eucalyptus enivrants et je m’étais engagé dans la plaine puis dans la montagne. Lacet après lacet, je m’évertuais à rejoindre ma cible. Impatient et téméraire, je forçais quelque peu sur l’accélérateur pour atteindre plus vite mon but. La nature se faisait plus sauvage. Les chênes verts s’étaient teintés de noir et dessinaient des ombres inquiétantes. Trois sangliers égarés veillaient la dépouille de l’un des leurs qui avait voulu se frotter de trop prés à la civilisation automobile. Puis Soccia apparut sorte d’île dans ce cirque de montagnes majestueux. Les pierres stables et ardentes de monotonie et le village pareil à lui-même donnaient
l’impression de l’immobilité. Et pourtant, je ne pouvais m’empêcher en progressant dans une lente procession dans les rues en colimaçon du village, ébloui par la majesté des massifs environnants, de ressentir des idées contradictoires s’entrechoquer dans mon esprit.
Voilà vingt ans , la télévision ne pénétrait pratiquement pas ici. Zone d’ombre disaient les techniciens de TDF.Dominique, sorte de tonton flingueur recréait sa vie à sa façon . Il se voyait empereur de Montmartre, roi des bandits manchots, prince des filles faciles. Et on se demandait ce qu’il faisait là dans une maison presque en ruine sans moyens pour se chauffer. Ce qui ne l’empêchait pas de loin en loin, de plus en plus loin, d’aller mener la grande vie à Ajaccio , à Nice ou à Toulon. Plein de projets , il fascinait son frère inspecteur des impôts débonnaire et droit qui revenait de ses séjours à Soccia plein d’idées folles. Le champ d’oliviers hérités des parents allait devenir le siège d’un grand établissement de cure thermale et pourquoi pas d’un casino. Et mon interlocuteur d’exhiber la copie d’un édit de Louis Philippe du 7 septembre 1840 qui déjà déclarait d'utilité publique les travaux entrepris à Guagno les bains . Enfin, les touristes allaient affluer dans le village , et payer à prix d’or les chambres d’hôtes.
LES CHOCS DU CHANGEMENT
Vingt ans après l’établissement thermal a poussé mais sur le terrain d’un voisin. Les touristes n’ont pas suivi. Le Tonton flingueur est relié au monde par satellite et il peste de voir son village dépérir. Les jeunes délaissent les maisons familiales pour aller s’installer plus prés des plages. La société de consommation est passée par là et lors de la fête patronale les rythmes américains ont remplacé les ritournelles corses. Voici les jeunes gagnés par la mondialisation. Ils achètent des fringues estampillées. Ils se coiffent comme leurs idoles américaines . Ils jouent sur des playstation et rêvent de la guerre des étoiles numéro dix. Les couples se font et se défont à un rythme que les parents n'arrivent plus à suivre et les enfants du divorce rejoignent les grands parents plus souvent que de raison. Quelle place pour l’identité dans ce déferlement de modernité, dans cette ouverture si grande sur le monde qu’elle déchire les linteaux des anciennes fenêtres. Le cimetière des corsitudes abandonnées serait grand ouvert et le vent du grand large emporterait les derniers vestiges d’une authenticité disparue. Comme s’il suffisait de lustrer les feuilles dentées des châtaigniers pour faire disparaître la mémoire de leurs racines ! Car d’autres tendances encore plus profondes se font jour.
Les civilisations sont rebelles à la mort. Quand elles sentent celle-ci se rapprocher, elles se réveillent et engagent le combat contre le virus assimilationniste. A toi , l’anglais triomphant de ton universalité , à toi le français subtil et tourmenté , j’ oppose la langue corse variée de ses patois mais lieu géométrique de la reconnaissance d’une identité. A toi le cosmopolitisme universaliste , j’oppose la trame des origines , la loi du sang. Et à chacun de se découvrir plus corse que son voisin, corse de l’intérieur contre corse de l’extérieur, corse de souche ou d’adoption, de mère ou de père. A toi le capitalisme , j’oppose le respect de la tradition, la paix des rivages, le droit du peuple à sa terre. A toi le citoyen du monde, découvreur des horizons lointains, je réponds par ma volonté de vivre et mourir au pays.
Ainsi , il y aurait deux logiques , l’une de l’enfermement et de l’isolement, l’autre de l’ouverture. Corses isolés dans leur île ou île plongée dans le tourbillon universel des Corses de partout et d’ailleurs. Une île pour les Corses ou des Corses dans leur île. Débat source de haines irréductibles, de combats fratricides, de morts inutiles, de paillotes brûlées par de prétendus gardiens de la loi.
Ainsi devisait mon interlocuteur. Je lui répondis :
« Rassurez-vous les choses sont plus compliquées qu’il n’y parait. Il n’y a pas une ligne de démarcation entre ces deux univers , une frontière qui sépare deux clans. La ligne de fracture est à l’intérieur même des cerveaux qui adhèrent à ces deux conceptions à la fois. Il ne devrait pas être bien sorcier de réconcilier ces neurones égarés. »
DOYEN CHARLES DEBBASCH
lundi, juillet 30, 2007
LA GRACE DE L'ETAT
LA GRACE DE L’ETAT
Il est des moments dans la vie d’un pouvoir où tout parait possible et réalisable. Les acteurs politiques sont hypnotisés par la vigueur d’un nouvel élu et celui-ci n’a pas encore mesuré ses limites. On appelle ce moment d’apesanteur l’état de grâce comme pour bien montrer que quelles que soient les fautes éventuellement commises leur auteur sera pardonné. C’est une comptabilité en partie simple où seuls les crédits figurent.
L’affaire des infirmières bulgares en est une excellente illustration. Chacun rêvait de résoudre ce drame horrible et il manquait toujours un élément pour que l’alchimie de la libération se réalise. Voici qu’en d’eux temps et trois mouvements le couple Sarkozy réalise ce que les diplomates les plus chevronnés n’avaient pas réussi.
Alors on peut gloser et soutenir que le plus gros du travail a été fait par d’autres mais ce serait oublier l’essentiel : rien n’avait été obtenu auparavant. Et c’est l’état de grâce de Sarkozy qui a permis la grâce de l’Etat libyen.
Charles Debbasch
villepin mis en examen
VILLEPIN MIS EN EXAMEN
Toutes les campagnes présidentielles ont connu leurs coups tordus. Des spécialistes, plus ou moins vertueux, organisent la déstabilisation de l’adversaire en creusant dans des marais nauséabonds.
La campagne présidentielle de 1969 fut marquée par l’affaire Markovic où un clan gaulliste tenta de ruiner sans succès la candidature Pompidou en cherchant à mêler son épouse à la vie dissolue de la jet set. En 1974, Jacques Chaban-Delmas fut blessé dans la course présidentielle grâce à la divulgation de sa déclaration fiscale illustrant qu’il n’avait pas payé d’impôts grâce à une disposition avantageuse de la législation fiscale. En 1981, la révélation par Bokassa de son don de minis diamants à Giscard fut exploitée notamment par Le Monde et son directeur Jacques Fauvet- dont un membre proche de la famille devait devenir ministre de Mitterrand-pour décrédibiliser la candidature du Président sortant.
Et voici que l’affaire Clearstream se révèle dans toute sa dimension. Un clan proche du Premier ministre Villepin a tenté de dynamiter la candidature Sarkozy en truquant des relevés de comptes pour faire croire que le maire de Neuilly avait dissimulé des avoirs à l’étranger. Les faits sont graves et la mise en examen de Dominique de Villepin, si elle laisse subsister sa présomption d’innocence, permet de supposer que des indices compromettants existent à son encontre.
Ce qui est certain c’est que la grenade dégoupillée vient d’exploser dans les mains de ceux qui voulaient la lancer sur leurs adversaires. Il existe certes des zones d’ombre juridiques dans cette affaire : si on considère que Villepin a agi dans le cadre de ses fonctions, il relève de la Cour de Justice de la République et non de la justice ordinaire mais un éventuel abus de fonctions aussi grave relève –t-il des fonctions de Premier ministre ? On peut en douter.
Il reste que cette affaire témoigne de la lutte à mort qui a entouré la succession présidentielle ; Manifestement, on le savait déjà, Sarkozy n’était pas le candidat favori de Chirac qui avait pensé mettre sur orbite Villepin ; Mais comme naguère dans la rivalité de Gaulle –Pompidou, la fusée ascendante Sarkozy a éliminé sans peine le vaisseau Chirac déclinant.
Il est temps, à présent, d’apaiser la querelle de famille. Les électeurs ont tranché et les combats judicaires sont désormais des luttes d’arrière garde.
Charles Debbasch
mercredi, juillet 18, 2007
REFORMER LA CINQUIEME REPUBLIQUE
A l’évidence il existe une contradiction dans notre Constitution entre le poids politique d’un Président élu au suffrage universel et un Premier ministre qui est censé conduire la politique de la Nation. L’article 20de la Constitution est à cet égard obsolète il faut le compléter ainsi Le premier ministre conduit la politique de la Nation sous l’autorité du Président de la République. Cette modification tiendra compte de la répartition effective des pouvoirs entre les deux têtes de l’exécutif sans porter atteinte aux équilibres majeurs du système politique.
Mais on veut croire que l’aggiornamento constitutionnel ne s’en tiendra pas à ce polissage. Ce qui est en cause c’est en effet l’approfondissement démocratique de notre régime et à cet égard d’importantes transformations restent à introduire dans trois directions.
Il faut tout d’abord introduire plus de respiration dans notre système politique. Ce doit en être fini d’une classe politique pérenne et décalée par rapport à l’évolution de la société. Il convient donc de limiter le nombre de manats des élus- président ou députés- à deux mandats consécutifs. On permettra, ainsi, le nécessaire renouvellement des cadres politiques.
On doit aussi en finir avec une conception patrimoniale du pouvoir qui livre les prébendes de l’Etat aux excès du parti majoritaire. II existe en effet un spoil system à la française qui ne dit pas son nom et qui remplace souvent le mérite par la fidélité partisane. Il convient donc de réfléchir aux procédures consensuelles qui permettent de ne tenir compte que des talents.
La réforme la plus importante porte cependant sur la fonction parlementaire. A l’évidence, il existe un déséquilibre excessif entre les pouvoirs de l’exécutif et ceux du législatif. Il faut développer les moyens de contrôle du parlement et réfléchir aux procédures d’inscription à l’ordre du jour et de vote des lois. Mais, il faut aussi accroire la représentativité du Parlement en introduisant une dose convenable de proportionnelle dans le mode d’élection des députés et en inventant des modalités de choix des sénateurs qui permettent de sortir la seconde chambre de sa torpeur.
C’est dire que le nouveau comité de réflexion a du pain sur la planche. Il est vrai que son ardeur réformatrice pourra être tempérée par la difficulté de trouver ensuite une majorité qualifiée pour voter les réformes proposées. Mais, ceci est une autre histoire.
cHARLES dEBBASCH
dimanche, juillet 15, 2007
L'IMPLOSION DU PARTI SOCIALISTE
Après l’élection présidentielle le PS a connu avec la rupture consommée dans le couple Royal-Hollande une « sexplosion ».On peut aujourd’hui se demander s’il n’est pas en situation d’implosion. Jack Lang sollicité pour faire partie de la commission de réflexion constitutionnelle et menacé d’exclusion a demandé la démission collective des instances du Parti tandis que les désertions se multiplient pour répondre aux appels d’air du Président Sarkozy.
Tout parti au lendemain d’une élection perdue connaît ses nécessités d’aggiornamento et le PS n’échappe pas à la règle mais dans le cas du parti de Hollande les choses vont au-delà des péripéties électorales.
Il y a, tout d’abord, un profond doute sur la visibilité du futur. Sarkozy est jeune et, sauf accident, il peut être légitimement tenté par un second quinquennat ce qui place les perspectives pour le PS à un horizon lointain de dix ans. Les quadragénaires du Parti peuvent attendre. On comprend, en revanche, que les plus âgés des membres du Parti comme Kouchner ou Lang en fin de soixantaine soient tentés par un dernier exercice du pouvoir. Le parti est ainsi placé devant la nécessité d’une relève de générations alors que les mitterrandiens sont encore solidement ancrés dans la place forte de la Rue de Solferino.
Mais ce sont surtout les bases idéologiques du parti qui vacillent. Ce parti construit sur les nationalisations et le développement de la fonction publique s’est soudainement trouvé démodé alors que la société française aspire à plus de libéralisme et plus d’initiative privée. Le socialisme nouveau est à construire.
Il est vrai que la société française hésite encore entre l’individualisme et le renforcement des solidarités. Assez paradoxalement, il faut que Sarkozy réussisse pour que le PS retrouve l’énergie nécessaire à sa réforme.
Charles Debbasch
samedi, juillet 07, 2007
LES TROIS PILIERS DU SARKOZISME
Chaque jour colore un peu plus la nouvelle République sarkozienne. Le triptyque sarkozien ne remplace pas la devise républicaine mais il dévoile les caractères forts du nouveau système politique. Omniprésence, ouverture, modernité.
A l’évidence, le nouveau Chef d’Etat est partout et même ailleurs. Qu’il s’agisse de la réforme de l’Université, du dialogue social ou du bouclier fiscal, l’Elysée est aux commandes. C’en est fini de la théorie gaullienne du domaine réservé qui prétendait séparer horizontalement les domaines d’action du Président et du Premier ministre : au premier les affaires étrangères, la défense et les prérogatives de souveraineté et au second le quotidien de la République. A présen,t le Président donne l’impulsion dans tous les domaines et le Premier ministre met en musique et exécute. Cette conception affiche plus clairement la réalité du pouvoir que la théorie du domaine réservé. Dans la vie quotidienne d’un Etat, la séparation des rôles peut difficilement être horizontale Aucun sujet n’échappe à l’appréhension présidentielle et Nicolas Sarkozy a trouvé en François Fillon un excellent Premier ministre pour incarner la nouvelle donne. Un chef du gouvernement qui accepte d’être le commandant en second de l’exécutif et non le concurrent potentiel du Président de la République.
A l’évidence, les plus proches partisans du Président ne l’ont pas encore compris mais l’ouverture sarkozienne n’est pas qu’une habileté pour déshabiller un PS en déconfiture. Elle est un des piliers du sarkozisme. ; ne pas laisser en jachère les talents de la République qui se situent de l’autre coté d’une prétendue ligne de front politique. La nouvelle ligne Maginot de la politique ne demande qu’à être enfoncée si l’on en juge par la facilité avec laquelle les heureux élus acceptent de la franchir. Il ne s’agit pas d’un changement de camp mais plus exactement d’une meilleure conception de la devise républicaine. Le pouvoir n’est pas une prébende que l’on se partage entre copains mais un bien collectif qui doit être ouvert aux plus illustres des compétences. Il existe certes une limite à cette ouverture c’est le nécessaire équilibre que le chef doit observer entre l’obligation de ne pas indisposer sa majorité et celle de ne pas céder à la tentation du spoil system.
Le troisième pôle du sarkozisme c’est le choix de la modernité dans tous les domaines. On pensait que la société française était bloquée. Elle manquait en réalité de réformateurs audacieux qui savent expliquer le pourquoi des mutations. Le cas des Universités est particulièrement éclairant. Chacun s’accordait à reconnaître que le système universitaire français était vermoulu mais chacun pensait aussi qu’à vouloir le transformer, on provoquerait un nouveau mai 1968 et voici qu’une ébauche de consensus s’amorce sur une réforme radicale. Sans nul doute le poids des conservatismes tentera de l’emporter sur la recherche de la modernité mais pour l’instant la tornade Sarkozy emporte tout sur son passage.
Charles Debbasch