L’IRRESTITIBLE PROGRESSION
DE LA FONCTION PUBLIQUE
Malgré les efforts méritoires accomplis par le gouvernement pour réduire le poids de la fonction publique, l’emploi public ne cesse de se développer en France. Tel est le constat que délivre le rapport annuel sur l'état de la fonction publique qui vient de paraître.
Au 31 décembre 2007, on comptait 5,268 millions d'agents dans les trois fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière) : soit 21 % de l'emploi total en France.
Depuis une décennie, l'emploi public est en progression constante (+15 % sur la période 1996-2007). Mais son évolution est différente selon les secteurs.
Les effectifs de la fonction publique d'État ont baissé de 2,4 % en 2007. On y compte 61 000 postes en moins, soit un total de 2,484 millions d'agents. En revanche, la fonction publique hospitalière a augmenté de 1,6 %, en 2007, soit 17 000 emplois, pour un total de 1,035 million. La plus forte progression est celle de l’administration territoriale (Régions, départements, villes...) : +5,2 % en 2007 (+86 000). Elle emploie 1,75 million de personnes au 31 décembre 2007.
Ce dernier constat est inquiétant. Il démontre que, sous le couvert de la décentralisation, c’est à une nouvelle bureaucratisation par le bas que nous assistons.
La superposition de structures trop nombreuses et mal contrôlées est à la base de cette dérive qui ne fait que rendre plus urgente la réforme des collectivités locales.
Charles Debbasch
dimanche, juillet 19, 2009
L'IRRESISTIBLE PROGRESSION DE LA FONCTION PUBLIQUE
samedi, juillet 18, 2009
OBAMA UN PROGRAMME POUR L'AFRIQUE
OBAMA : UN PROGRAMME POUR L’AFRIQUE
Il est deux formes d’esclavages : celle qui est imposée par les autres et celle que l’on s’inflige à soi-même. Le président Obama lors de son séjour à Accra le 11 juillet 2009 a dénoncé ces deux aliénations. La première est d’ordre historique : l’oppression dont ont été victimes les êtres humains de race noire, traités comme du bétail et exilés contre leur gré.
La seconde est contemporaine. Elle consiste pour les Africains à croire qu’ils ne sont pas maîtres de leur destinée et qu’ils dépendent des autres. Barack Obama a appelé tous les Africains à se délivrer de cette oppression qu’ils s’infligent à eux-mêmes et à prendre leur destin en mains. « L’Occident et les Etats-Unis ne sont pas responsables de la situation de l’économie du Zimbabwe depuis 15 ou 20 ans. « Je ne crois pas aux excuses » a-t-il martelé avec force et il a invité justement les Etats africains au sens de la responsabilité et de la bonne gouvernance. Il faut partir du principe qu'il revient aux Africains de décider de l'avenir de l'Afrique.
Le programme du Président américain pour l’Afrique porte sur quatre points.
Premièrement, il convient de soutenir les démocraties puissantes et durables : « chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l'histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas. »
Il ne s'agit pas seulement d'organiser des élections - il faut aussi examiner ce qui se passe entre les scrutins. « Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l'économie pour s'enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. » «En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès - des parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu'une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c'est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens. »
Le second domaine essentiel de la politique africaine d’Obama c’est le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens. « De la Corée du Sud à Singapour, l'histoire montre que les pays réussissent lorsqu'ils investissent dans la société et dans leur infrastructure ; lorsqu'ils multiplient les industries d'exportation, se dotent d'une main-d'œuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises créatrices d'emplois. Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l'Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les sommes qui vont aux consultants occidentaux et au gouvernement, nous voulons mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes. »
La troisqième ligne force d’Obama pour l’Afrique est , l'amélioration de la santé publique : « trop d'Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants meurent d'une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d'un accouchement, nous savons qu'il reste des progrès à faire. Les États-Unis appuieront ces efforts dans le cadre d'une stratégie de santé exhaustive et mondiale. Car au XXIe siècle, nous sommes appelés à agir selon notre conscience mais aussi dans notre intérêt commun. Lorsqu'un enfant meurt à Accra d'une maladie évitable, cela nous diminue partout. Lorsque dans un coin quelconque du monde on néglige de s'attaquer à une maladie, nous savons qu'elle peut se propager à travers les océans et d'un continent à l'autre. »
Le dernier domaine abordé par Barack Obama se rapporte aux conflits.
« Nous devons nous élever contre l'inhumanité parmi nous. Il n'est jamais justifiable - jamais justifiable - de cibler des innocents au nom d'une idéologie. C'est un arrêt de mort, pour toute société, que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C'est une marque suprême de criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l'ignominie continuelle et systémique du viol. Nous devons rendre témoignage de la valeur de chaque enfant au Darfour et de la dignité de chaque femme au Congo. Aucune religion, aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées. Nous devons tous rechercher la paix et la sécurité nécessaires au progrès. »
Il faut admettre la nécessité d'un système international où les droits universels des êtres humains soient respectés et où les violations de ces droits soient combattues. Ceci doit inclure un engagement à soutenir ceux qui règlent les conflits pacifiquement, à sanctionner et à arrêter ceux qui ne le font pas, et à aider ceux qui ont souffert.
Et le président américain a terminé sa brillante intervention en martelant à nouveau que « le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de l'espoir que vous porterez dans votre cœur. »
Un appel important pour la renaissance d’une Afrique libre et maîtresse de son destin.
vendredi, juillet 10, 2009
LE BOEING ET LES TORTUES
LE BOEING ET LA TORTUE
« Des dizaines de tortues à la recherche d'un lieu de ponte ont traversé sans se presser une piste de décollage de l'aéroport John F. Kennedy de New York mercredi, bloquant momentanément le trafic aérien du troisième centre aéroportuaire au monde.
Ces 78 reptiles à la démarche lente et placide ne trouvaient pas les marais qui ceinturent la piste à leur goût. Elles ont donc décidé de rechercher un "coin plus sablonneux pour pondre", a expliqué John Kelly, porte-parole de l'Autorité Portuaire qui assure la sécurité de l'aéroport JFK.
Les tortues, poussées par leur instinct grégaire, se sont donc regroupées pour effectuer leur périple qui passait par la piste de décollage, provoquant un retard des décollages d'une heure et demie. »(AFP)
LE BOEING ET LES TORTUES
Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
Le Boeing et les Tortues en sont un témoignage.
Gageons, disaient celles-ci, que vous n'atteindrez point
Si tôt que moi cette piste de décollage
A Kennedy Airport tous réacteurs rugissant
Le grand oiseau ailé
Se riait des prétentions de ces bêtes d’un autre âge
Notre Boeing n'avait que quatre réacteurs à lancer
Pour gagner de tous autres rivages
C’est alors que les 78 tortues décidèrent de quitter la lande
Pour rejoindre des terres fertiles à leur ponte
Allant leur train de sénateur,
Prêtes à sacrifier leur carapace
Elles partent, elle s'évertuent
Elles se hâtent avec lenteur.
Le boeing cependant méprise une telle victoire ;
Il rugit comme une lionne ;
Croit qu'il y va de son honneur
D’effrayer ces misérables caravanes ambulantes
Mais déjà les tortues sont transhumantes
Et le boeing penaud doit laisser le champ libre
Les Tortues sur la piste arrivèrent les premières.
Eh bien, crièrent-elles
N’avions nous pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi l'emporter ! et que serait-ce
Si vous portiez une maison ?
CHARLES DEBBASCH
Avec le concours d’Esope et de Jean de La Fontaine
mercredi, juillet 08, 2009
ETHIQUE ET POUVOIR DES MEDIAS
ETHIQUE ET POUVOIR DES MEDIAS
Tout groupe organisé est soumis dans une société donnée à des pressions résultant des autres organismes. La vie sociale est le résultat de ces pressions disciplinées par l'Etat. Ainsi, les médias sont comme tous les groupes soumis à ces pressions et ils ne peuvent y échapper qu'en disposant de structures adaptées et par dessus tout d'une éthique irréprochable.
Pour en comprendre la nécessité, il faut analyser les facteurs de dépendance des médias avant de tracer les contours de leur indépendance.
LA DÉPENDANCE DES MÉDIAS
La dépendance par la propriété du capital
Dans la période de l'avant-guerre, les grands capitaines d'industrie étaient les propriétaires des grands journaux. Ils en influençaient ainsi nécessairement le contenu. A la faveur de la Libération et des sanctions prises à l'égard des titres qui s'étaient rangés aux côtés de l'occupant, de grands groupes de journaux vont être dirigés par les leaders sortis de la Résistance. Mais, très vite, au sein des titres, des concentrations au bénéfice de certaines personnalités vont s'opérer et de grandes familles vont s'arroger le contrôle des titres. On citera en exemple les Defferre au Provençal, Richerot au Dauphiné, Bavastro à Nice Matin. Ils vont exploiter ces journaux moins comme des moyens d'enrichissement que comme des instruments pour asseoir un réseau de puissance politique ou sociale.
La logique capitaliste va triompher dans les années quatre vingt. De grands groupes financiers vont s'imposer. D'abord spécialisés dans la presse, ils vont progressivement investir tous les domaines de la communication comme l'illustre la puissance momentanée du groupe Vivendi. Le Monde cherchera à échapper à cette tutelle financière mais il sera, lui aussi, obligé d'ouvrir son capital à des groupes financiers. Il ne faut pas oublier l'acteur dans les médias qu'est l'Etat, propriétaire de plusieurs chaînes de télévision et ainsi entrepreneur de communication mais également pourvoyeur de crédits, de subventions ou d’informations à travers l’agence France-Presse.
.
La dépendance par la publicité
Dans un système où les consommateurs se sont habitués à payer les médias à des tarifs qui ne permettent pas l'équilibre, la ressource essentielle de fonctionnement est la publicité. Les médias sont donc tributaires de la manne publicitaire et celle-ci ne peut pas ne pas influencer les contenus. Comment rendre objectivement compte des défauts d'un véhicule si la firme qui le produit est un grand annonceur ? A titre d’exemple, en ma qualité de dirigeant d’un grand groupe de presse, j'ai pour ma part vécu la pression suivante. Un supermarché qui venait d'ouvrir à la périphérie d'une grande ville ne disposait pas encore d'un accès aménagé; les clients étaient
donc obligés de couper la route avec leur véhicule. Il s'en suivit plusieurs accidents dont notre journal rendit compte. Mais, un jour, le directeur du supermarché téléphona à la rédaction pour menacer de retirer son budget si nous ne parlions pas des « incidents » avec moins d'insistance. Ces pressions sont fréquentes et elles ne restent pas toutes sans réponse.
La dépendance par la fourniture des contenus
L'influence s'exerce aussi directement sur le contenu des médias par des moyens variés. Une grande partie des informations dont les journaux ont besoin provient des entreprises elle-mêmes. Celles-ci se sont organisées pour produire des contenus qu'elles offrent aux journalistes. Les plus compétents d'entre eux les confronteront avec d'autres sources. Les autres se contenteront de les recopier. Le journalisme n'est pas toujours d'investigation, il peut être aussi un simple panneau réfléchissant.
Les entreprises se dotent donc de services de communication et de relations publiques ou font appel à des sociétés spécialisées. Elles vont se créer des réseaux de journalistes à qui elles vont offrir leur documentation. Avec le développement de pratiques saines comme la fourniture de dossiers de presse. Avec aussi des usages qui peuvent mener graduellement à la corruption comme l'invitation à des voyages, les dons d'objets, les prêts de véhicules Toutes pratiques interdites aux Etats-Unis mais très répandues dans les médias européens.
L'INDEPENDANCE DES MEDIAS
L'indépendance des structures
Devant le développement des structures capitalistes de l'entreprise de médias, les journalistes ont réagi par le développement de sociétés de rédacteurs auxquelles est confiée la gestion de la partie rédactionnelles du média. Ce mouvement pour les sociétés de rédacteurs a eu son heure de gloire mais il est quelque peu dépassé devant la progression du capitalisme dans les médias.
Il demeure que les rédactions sont organisées en groupe de pression à l'égardd du propriétaire des médias, qu'elles disposent souvent de représentants dans les conseils d'administration et que leur puissance contrebalance à des degrés divers le poids des propriétaires du média.
L'indépendance des journalistes
Elle est garantie par leur statut . Celui-ci leur permet de faire jouer la clause de conscience lorsqu'un nouveau propriétaire s'empare d'un média. Elle leur permet - dans la vie quotidienne de se défendre contre les intrusions illégitimes dans leur travail. Le secret professionnel est protégé par le Code pénal. La qualification intellectuelle du journaliste, la solidarité des membres de la profession entre eux assurent aux journalistes le statut de salariés pas comme les autres qui disposent dans les faits d'une large autonomie.
Mais cette autonomie n'a pas pour but d'assurer le développeront d'un corporatisme journalistique. Elle est un rempart contre les pressions illégitimes que subiraient les journalistes.
Elle n'est donc pas concevable sans une éthique spécifique, c'est-à-dire un corps de règles non écrites ou stipulées dans un code de déontologie qui obligent le journaliste à respecter un certain nombre de devoirs comme le contrôle de la vérité, le respect des personnes, l'obtention des informations de façon honnête. Souvent les journalistes refusent que d'autres qu'eux-mêmes contrôlent l'application de ces devoirs. Mais en réalité les destinataires de ces prescriptions éthiques sont les citoyens dont les journalistes ne sont que les servants.
La protection par les clients
Les médias dépendent, pour l'ensemble de leurs ressources, de leur public. Sans lui, impossible de disposer de recettes de publicité, convenables puisque les tarifs dépendent de l'audience. Cela veut dire que l'arbitre ultime est le client. Si le média dévie, s'il diffuse plus le mensonge que la vérité, s'il n'est pas objectif, s'il est trop engagé,s’il est de mauvaise qualité, il perdra une partie de son public et sa vie sera en péril.
En d'autre termes, s'il existe un danger de dérive des médias et une lutte entre le bien et le mal dans les organes d'information, celle-ci se déroule sous les yeux d'un arbitre vigilant: la communauté des citoyens, qui est en définitive le décideur ultime et le meilleur gardien de la déontologie et de l'éthique.
Charles Debbasch
LE REJET DE LA MOTION DE CENSURE DU PARTI SOCIALISTE
LE REJET DE LA MOTION DE CENSURE DU PARTI SOCIALISTE
Au lendemain de la constitution d’un nouveau gouvernement , le Parti Socialiste avait souhaité que la nouvelle équipe Fillon se soumette à un vote de confiance. Cette demande ayant été rejetée le PS a déposé une motion de censure.
Pour la défendre , le Parti de Martine Aubry a choisi Laurent Fabius .Ce dernier a pris une position de Sage dans le parti et il attend, comme un grand carnassier, que la guerre des cheftaines du parti s’achève par son propre sacre. L’ancien Premier ministre s’est voulu ferme et agressif. «Sarkozy s'est fait élire comme le candidat du pouvoir d'achat. Aux yeux de tous les Français, il est aujourd'hui M. chômage et M. déficit», a –t-il martelé. Ces propos ont été souvent couverts par les cris des députés de la majorité qui demandaient «le projet, le projet».
En fait de propositions, Laurent Fabius s’est contenté de reprendre sans originalité les classiques revendications du PS : comme la suspension du bouclier fiscal et des dizaines de milliers de suppressions d'emplois publics, l’allongement de l'indemnisation-chômage des travailleurs précaires et des CDD. A la fin de son intervention, brillante dans la forme mais sans originalité sur le fond, il a été applaudi par les députés PS qui lui ont offert une standing ovation.
La réponse de François Fillon était d’autant plus aisée que le PS était lui-même divisé sur l’opportunité de la motion de censure.
Selon Julien Dray, il s’agit en effet d’un choix «pas opportun à la veille du 14 juillet», et le député se demande, au surplus, si les difficultés rencontrées par le Parti socialiste ne sont pas l'illustration d'une «machine à bout de souffle», pas sortie «des méandres et des divisions».
Le Premier ministre a observé avec raison que la motion de censure arrive un mois après la débâcle du PS aux élections européennes. . «Il est plus aisé de blâmer que de décider».a martelé, le premier ministre .Il s’est gaussé d’une opposition qui n'a «ni projet, ni l'appui des Français». Citant Manuel Valls, le député-maire PS d'Evry, il a flagellé une gauche «victime du syndrome de Fort Alamo». Alors que majorité «ajuste ses stratégies et ses idées en permanence», la gauche qui «ne renouvelle aucune de ses propositions.
François Fillon a affirmé sa totale solidarité avec le Chef de l’Etat. Il a assuré qu'il restait chargé de «conduire la politique de la Nation», en vertu de l'article 20 de la Constitution. Avec Nicolas Sarkozy, «nous sommes complémentaires et soudés dans l'action, et aucun de nous deux n'a besoin de souligner que ‘lui c'est lui, moi c'est moi', a dit avec ironie le premier ministre en reprenant la formule utilisée par Laurent Fabius à propos de François Mitterrand.
Fort logiquement, la motion de censure n’a obtenu que 225 voix sur les 289 nécessaires. Confirmant son évolution vers la gauche, François Bayrou a joint son suffrage à ceux du PS et du PC réunis.
En résumé, le PS n’a pas réussi à se forger une nouvelle image à travers ce débat de censure tandis que François Fillon paraissait régénéré et très soutenu par les députés de la majorité.
Pendant ce temps, la gauche « caviar » parisienne avait trouvé un nouveau thème pour ses repas en ville. Etait-il oui ou non légitime que Denis Olivennes, le nouveau patron du Nouvel Obs, ait offert la une et les colonnes de l’hebdomadaire à Nicolas Sarkozy ? Débat vain puisque les lecteurs ont tranché et plébiscité ce numéro du journal.
Pour l’heure, Nicolas Sarkozy fait mieux vendre que la guerre des chefs au PS. Faut-il s’en étonner ?
Charles Debbasch
samedi, juillet 04, 2009
LA SORTIE DE ROUTE DE BERNIE ECCLESTONE
LA SORTIE DE ROUTE DE BERNIE ECCLESTONE
Dans la course automobile, la conduite en solitaire est la règle du jeu. Il faut chercher à pousser ses adversaires à la faute, avoir la meilleure maîtrise de ses réflexes et faire preuve d’audace. C’est un sport individuel qui est fort différent du gouvernement démocratique d’un Etat.
Les meilleurs gouvernements en démocratie sont ceux qui ont le sens du collectif, qui ont l’art de « l ’agrafage humain », qui savent faire vivre ensemble sans conflit des êtres qui, sans cela, seraient tentés de s’exclure et de se combattre.
Est-ce cette différence qui explique les déclarations inexcusables du patron de la Formule 1 Bernie Ecclestone qui a estimé dans une interview publiée par le Times britannique que Hitler "était efficace" et que la démocratie "n'a pas fait grand bien à beaucoup de pays" ? "Je préfère les leaders forts", a –t-il ajouté. "C'est terrible à dire je suppose, mais à part le fait qu'Hitler s'est laissé emporter et persuader de faire des choses dont j'ignore s'il voulait les faire ou pas, il était en position de commander beaucoup de gens et d'être efficace". "A la fin il s'est perdu, donc il n'était pas un très bon dictateur. "
Cet éloge de la dictature s’accompagne d’une fatale erreur de jugement :donner à penser que Hitler s’est laissé abuser alors qu’il a, au contraire, conduit volontairement une politique de guerre et d’extermination que les contrepoids d’un système démocratique auraient permis d’éviter.
Je pense, pourtant, que la différence entre la course automobile et la démocratie n’explique pas la dérive de Bernie Ecclestone. Un pilote de Formule 1 n'est rien sans une bonne écurie, sans ces centaines de personnes qui conçoivent, construisent, préparent son engin, sans tous ces concepteurs de circuits, sans ces grands et petits ouvriers qui permettent de créer un modèle supérieur aux autres. Quant au pilote, il a aussi besoin, comme un gouvernant, d’accélérateur et de freins pour bien maîtriser son engin. Une écurie de course c‘est un travail d’équipe sous la conduite d’un leader compétent et non le règne de l’arbitraire ou de l’anéantissement.
Le Patron de la Formule 1 a donc été victime d’une sortie de route qui devrait contribuer à l’écarter définitivement de ses responsabilités.
Charles Debbasch
".
lundi, juin 29, 2009
.
MICHAEL JACKSON :La vague d’émotion spontanée qui a déferlée sur le monde à l’annonce de la mort de Michael Jackson est largement justifiée.
La star de la pop musique avait crée un océan de fraternité musicale à l’échelle mondiale .Fils de son époque, il avait su user des nouveaux canaux de communication pour s’imposer sur toute la planète .On l’écoutait, on se trémoussait avec lui dans un monde sans frontières.
Génie de la musique et de la danse, il avait crée un style inimitable. Des sonorités troublantes l'entrainaient dans un pas aérien et magique qui n’appartenait qu’a lui mais que chacun s’évertuait à reproduire.Perfectionniste, il donnait l’impression d’un dilettantisme qui est la marque du génie. Pourtant les démons le poursuivaient .Créateur d’une musique universelle, il avait tenté de reproduire sur son corps, les traits d’un être nouveau ni noir ni blanc ni jaune mais porteur d’une mixité de fraternité. La justice moderne qui prend la place dans notre société des buchers de l’inquisition avait voulu le retenir dans ses filets.
Aujourd’hui, la mort a effacé ces outrages. Reste le génie. Si la poésie est le passage de l’ordinaire au sublime, sans aucun doute c’est un grand poète qui s’en est allé.
Charles Debbasch
GILBERT BECAUD
Quand il est mort, le poète,
Quand il est mort, le poète,
Tous ses amis,
Tous ses amis,
Tous ses amis pleuraient.
Quand il est mort le poète,
Quand il est mort le poète,
Le monde entier,
Le monde entier,
Le monde entier pleurait.
On enterra son étoile,
On enterra son étoile,
Dans un grand champ,
Dans un grand champ,
Dans un grand champ de blé.
Et c'est pour ça que l'on trouve,
Et c'est pour ça que l'on trouve,
Dans ce grand champ,
Dans ce grand champ,
Dans ce grand champ, des bleuets