BARACK OBAMA A OSLO : GUERRE ET PAIX AU 21E SIECLE
Le président américain présent à Oslo pour recevoir le prix Nobel de la paix se trouvait dans une situation quelque peu paradoxale puis qu’il vient de décider d’envoyer 30.000 soldats supplémentaires pour poursuivre la guerre en Afghanistan. Sachant qu’il était attendu sur ce point, Barack Obama n’a pas esquivé le problème."Nous sommes en guerre, et je suis responsable du déploiement de milliers de jeunes Américains partis se battre dans une terre lointaine. Certains tueront, d'autres seront tués. Alors je viens ici avec le sens aigu du coût d'un conflit armé, plein de questions difficiles sur les rapports entre guerre et paix, et nos efforts pour remplacer l'une par l'autre."
Pour le président américain, plusieurs raisons peuvent justifier le recours à la guerre.
Il y a d’abord le mal qui existe dans le monde "Nous devons repenser les notions de guerre juste et les impératifs d'une paix juste. (...) Nous devons commencer à admettre la dure réalité: nous n'éradiquerons pas le conflit violent de notre vivant. Il y aura des moments où les pays, agissant individuellement ou de concert, considéreront que l'usage de la force est non seulement nécessaire mais moralement justifié."
L’existence des moyens de faire la guerre permet de prévenir les conflits. "Quelles que soient nos erreurs, les faits sont là: les Etats-Unis d'Amérique ont aidé à garantir la sécurité du monde pendant plus de six décennies avec le sang de nos citoyens et la force de nos armes. Alors oui, les instruments de la guerre ont un rôle à jouer dans la protection de la paix. » »
La force peut être également justifiée par des raisons humanitaires." L'inaction déchire notre conscience et peut mener à une intervention ultérieure plus coûteuse. C'est pourquoi tous les pays responsables doivent reconnaître le rôle que peut jouer l'armée dotée d'un mandat précis pour protéger la paix."
Mais ,après avoir justifié la guerre, le président Obama s’est attaché à définir les conditions d’une paix universelle. La paix n'est pas seulement l'absence de conflit visible. Seule une paix juste fondée sur les droits inaliénables et la dignité de chaque individu est vraiment durable.’’ Une paix juste ne suppose pas seulement des droits civiques et politiques, elle doit inclure la sécurité économique et des débouchés."
Il convient également de pourchasser les régimes autoritaires.’ Aucun régime répressif ne peut être mis sur une nouvelle voie si aucune porte ne lui est ouverte (...) Nous devons faire de notre mieux pour trouver un équilibre entre isolement et dialogue, pression et incitation, afin de faire avancer les droits de l'Homme et la dignité."
La lutte contre l’extrémisme religieux est également essentielle."Aucune guerre sainte ne sera jamais une guerre juste (...) Une vision aussi pervertie de la religion n'est pas seulement incompatible avec le concept de la paix mais aussi avec le but de la foi, car la règle au cœur de chacune des grandes religions est que nous traitons les autres comme nous voudrions qu'ils nous traitent."
Ce nouveau traité de guerre et paix au vingt-unième siècle réactualise le vieux débat entre pacifistes et guerriers. Il nous renvoie à l’ancien proverbe ... Si vis pacem, para bellum: Si tu veux la paix, prépare la guerre.
Charles Debbasch
vendredi, décembre 11, 2009
BARACK OBAMA A OSLO: GUERRE ET PAIX AU 21E SIECLE
lundi, octobre 12, 2009
LE NOBEL D'OBAMA
LE NOBEL D’OBAMA
L’attribution du prix Nobel de la paix au président Barack Obama n’en finit pas de déclencher la controverse.
Ce qui parait surprenant c’est que les Américains qui devraient eux- mêmes êtres fiers de cette distinction sont les premiers à s’étonner.Le Washington Post évoque la surprise générale que le Nobel de la Paix soit décerné «à un président qui n'a pas achevé sa première année de mandat et n'a obtenu aucun résultat majeur sur le plan international. Pour le New York Times, il s'agit d'une «reconnaissance mitigée», qui souligne «le fossé entre les ambitieuses promesses verbales et leur réalisation».
En revanche, à l’étranger, les réactions sont plus positives. Le comité Nobel souligne que le prix a été attribué à Barack Obama «pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples».L’opinion mondiale partage quant à elle l’idée qu’il s’agit d’ «Un prix qui donne de l'espoir au monde» (The Asian Age).
On comprend ces réactions contrastées. L’opinion américaine attend des résultats concrets qui demanderont du temps avant de se manifester. L’opinion internationale est au contraire pleine d’espoir. A l’époque de Bush elle avait une opinion négative de la première puissance mondiale.et voici qu’Obama réconcilie le monde avec les Etats-Unis.
Une grande espérance est née. Elle demandera à ne pas être déçue.
Charles Debbasch
mardi, septembre 29, 2009
OBAMA , LES FILLES ZAPATERO ET LE RESPECT DE LA VIE PRIVEE
OBAMA ,LES FILLES DE ZAPATERO ET LE DROIT AU RESPECT DE LA VIE PRIVEE
Dans un monde où fleurissent les cameras numériques et les téléphones-appareils photos, où de façon instantanée par internet les images peuvent être envoyées instantanément à l’autre bout de la planète, il est de plus en plus difficile de faire respecter le droit à l’image et au respect de la vie privée. Mais dans l’histoire que l’on va relater, il ne s'agit pas de photos volées mais d’images diffusées par le très officiel service du département d’Etat américain.
Voila quelques jours , Barack et Michelle Obama recevaient divers hôtes officiels au Metropolitan Museum of Art. Les photos prises à cette occasion furent aussitôt publiées sur le site photo du Département d’Etat. Parmi celles-ci figuraient des images du couple Obama avec le ménage Zapatero accompagné de ses deux filles Laura 16 ans et Alba 13 ans. Or les Zapatero avaient toujours soustrait leurs enfants à la curiosité publique. Les photos des adolescentes furent aussitôt ‘’floutées ‘’ sur le site à la demande du gouvernement espagnol et l’agence de presse espagnole EFE se vit interdire de les reproduire. Mais le mal était fait et ces photos circulent à présent sur Internet.
La rigidité de la loi espagnole et la controverse qui est née de cette publication est mal comprise aux Etats-Unis. Pour éviter les tentatives de piratage par les paparazzis, la politique américaine est, en effet, plus souple. La photo des enfants du couple Obama est considérée comme licite lorsque ceux-ci participent à des événements officiels avec le président ou avec la première dame. Elle est en revanche prohibée lorsque les enfants sont dans le cadre de la vie de famille. Distinction justifiée mais toujours délicate à respecter à la marge.
En France, cependant, le droit à l’image est beaucoup plus strict et il interdit la reproduction de photos de mineurs sans l’autorisation des parents. Quant aux majeurs seules les photos prises dans le cadre de la vie publique sont licites. Ce qui fait la fortune des paparazzi -ces ‘’voleurs d’images’’-, des avocats qui se spécialisent dans la protection des vedettes .Celles-ci, bien souvent, ont moins le souci de défendre leur droit à l’image que de l’exploiter financièrement en réservant la publication des photos ‘’volées ‘’aux cambrioleurs qui savent les payer.
Charles Debbasch
samedi, juillet 18, 2009
OBAMA UN PROGRAMME POUR L'AFRIQUE
OBAMA : UN PROGRAMME POUR L’AFRIQUE
Il est deux formes d’esclavages : celle qui est imposée par les autres et celle que l’on s’inflige à soi-même. Le président Obama lors de son séjour à Accra le 11 juillet 2009 a dénoncé ces deux aliénations. La première est d’ordre historique : l’oppression dont ont été victimes les êtres humains de race noire, traités comme du bétail et exilés contre leur gré.
La seconde est contemporaine. Elle consiste pour les Africains à croire qu’ils ne sont pas maîtres de leur destinée et qu’ils dépendent des autres. Barack Obama a appelé tous les Africains à se délivrer de cette oppression qu’ils s’infligent à eux-mêmes et à prendre leur destin en mains. « L’Occident et les Etats-Unis ne sont pas responsables de la situation de l’économie du Zimbabwe depuis 15 ou 20 ans. « Je ne crois pas aux excuses » a-t-il martelé avec force et il a invité justement les Etats africains au sens de la responsabilité et de la bonne gouvernance. Il faut partir du principe qu'il revient aux Africains de décider de l'avenir de l'Afrique.
Le programme du Président américain pour l’Afrique porte sur quatre points.
Premièrement, il convient de soutenir les démocraties puissantes et durables : « chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l'histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas. »
Il ne s'agit pas seulement d'organiser des élections - il faut aussi examiner ce qui se passe entre les scrutins. « Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l'économie pour s'enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. » «En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès - des parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu'une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c'est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens. »
Le second domaine essentiel de la politique africaine d’Obama c’est le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens. « De la Corée du Sud à Singapour, l'histoire montre que les pays réussissent lorsqu'ils investissent dans la société et dans leur infrastructure ; lorsqu'ils multiplient les industries d'exportation, se dotent d'une main-d'œuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises créatrices d'emplois. Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l'Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les sommes qui vont aux consultants occidentaux et au gouvernement, nous voulons mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes. »
La troisqième ligne force d’Obama pour l’Afrique est , l'amélioration de la santé publique : « trop d'Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants meurent d'une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d'un accouchement, nous savons qu'il reste des progrès à faire. Les États-Unis appuieront ces efforts dans le cadre d'une stratégie de santé exhaustive et mondiale. Car au XXIe siècle, nous sommes appelés à agir selon notre conscience mais aussi dans notre intérêt commun. Lorsqu'un enfant meurt à Accra d'une maladie évitable, cela nous diminue partout. Lorsque dans un coin quelconque du monde on néglige de s'attaquer à une maladie, nous savons qu'elle peut se propager à travers les océans et d'un continent à l'autre. »
Le dernier domaine abordé par Barack Obama se rapporte aux conflits.
« Nous devons nous élever contre l'inhumanité parmi nous. Il n'est jamais justifiable - jamais justifiable - de cibler des innocents au nom d'une idéologie. C'est un arrêt de mort, pour toute société, que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C'est une marque suprême de criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l'ignominie continuelle et systémique du viol. Nous devons rendre témoignage de la valeur de chaque enfant au Darfour et de la dignité de chaque femme au Congo. Aucune religion, aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées. Nous devons tous rechercher la paix et la sécurité nécessaires au progrès. »
Il faut admettre la nécessité d'un système international où les droits universels des êtres humains soient respectés et où les violations de ces droits soient combattues. Ceci doit inclure un engagement à soutenir ceux qui règlent les conflits pacifiquement, à sanctionner et à arrêter ceux qui ne le font pas, et à aider ceux qui ont souffert.
Et le président américain a terminé sa brillante intervention en martelant à nouveau que « le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de l'espoir que vous porterez dans votre cœur. »
Un appel important pour la renaissance d’une Afrique libre et maîtresse de son destin.
lundi, avril 06, 2009
UN NOUVEL EQUILIBRE DU MONDE
UN NOUVEL EQUILIBRE DU MONDE
Les réunions successives du G20 et de l’OTAN révèlent une nouvelle structure de la société internationale.
La présence de Barack Obama est, à elle seule, un profond facteur de changement. L’image des Etats-Unis à l'ère Bush était profondément dégradée. Le nouveau président américain bénéficie quant à lui d’une forte cote de sympathie. Il a amené une nouvelle fraîcheur dans la politique américaine. A voir les jeunes se presser pour l’accueillir et l’applaudir, on mesure l’importance du changement.
Mais, dans le même temps on assiste à un recul de l’influence planétaire des Etats-Unis. La crise économique illustre les faiblesses de l’économie américaine. De nouvelles puissances comme la Chine viennent concurrencer l’impérialisme américain. Les pays émergents ne sont plus alignés sur les positions américaines. Le temps du capitalisme sauvage et de la dérégulation est révolu.
Cependant, l’esprit d’innovation du président américain peut susciter un nouveau leadership qui compense en partie ce déclin de la majesté américaine. Pour Barack Obama aucun thème n’est tabou. Les positions qu’il vient d’exprimer concernant la dénucléarisation de la planète en sont une bonne illustration. Voilà pourquoi les Etats-Unis pourraient passer d’une puissance imposée à un leadership accepté.
Charles Debbasch
mercredi, avril 01, 2009
TUTTI FRUTTI
Tutti frutti
Les chroniqueurs rapportent que Nicolas Sarkozy pour expliquer qu’il se sentait bien dans sa peau de Président aurait dit qu’il avait la banane. J e pense qu’il ne faisait pas référence à la banane des Antilles sur la peau de laquelle les institutions ont quelque peu trébuché mais à une banane du Mexique par exemple. On peut supposer qu’un président qui a la banane a aussi la pêche. Ce qui met en forme pour croquer la pomme. Cela vaut mieux que de sucrer les fraises ou être en situation de se faire porter des oranges
Michèle Obama, elle, a décidé de créer un jardin potager à la Maison Blanche. Elle s ennuyait sans doute de faire le poireau en attendant son Président de mari. Et puis les Etats-Unis n’ont plus un radis .Les constructeurs d’automobiles ne sont plus que des légumes. On se perd dans les salades des Madoff. Trop de sociétés sont dans les choux. L économie n’a vraiment pas la fritte.
Le moment est venu à Londres d’appuyer sur le champignon pour se sortir des cassis de la crise .Souhaitons à nos vaillants gouvernants d’affronter avec succès ces marmelades anglaises -au goût aussi indéfinissable que les compromis politiques- qui mélangent fort peu harmonieusement fruits et légumes
Charles Debbasch
mercredi, mars 25, 2009
OBAMA EN EUROPE
OBAMA EN EUROPE
Les deux principaux évènements qui conduisent le président Obama en Europe-le G20 et le sommet de l’Otan- sont une sorte de baptême du feu pour le leader de la Maison Blanche. Le chef de l’exécutif arrive en Europe avec une forte cote d’amour qui contraste avec le record d’impopularité de son prédécesseur. Il sera donc accueilli ave ferveur, curiosité et bienveillance. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y aura pas de difficultés à accorder les violons d’Obama et de ses homologues.
Sur le plan économique tout d’abord, le Président américain arrive fort de son plan de relance de 757 milliards de dollars. Il trouve que les efforts financiers des Européens ne sont pas à la hauteur de la crise. Mais les principaux acteurs européens estiment , quant à eux, que les Etats-Unis portent la responsabilité de la crise mondiale et qu’il leur appartient donc de réparer les pots cassés.
Sur le plan militaire, Barack Obama a amorcé un important virage. Il cherche à se désengager d’Irak et souhaite intensifier son action en Afghanistan et au Pakistan. Il demande donc aux Européens d’appuyer ce nouvel effort pour déraciner Al Quaida. Mais, sur la scène européenne, des voix s’élèvent pour s’interroger sur ces nouveaux axes et pour demander une plus grande participation à la prise de décision. La décision de Nicolas Sarkozy de réintégrer le commandement militaire de l’OTAN permettra sans nul doute à la France d’être mieux associée à la définition des lignes de force de la nouvelle politique militaire.
C’est, en tout état de cause, un dialogue amical qui se nouera à Londres et à Strasbourg entre la nouvelle étoile américaine et les leaders de la vieille Europe.
Charles Debbasch
dimanche, mars 08, 2009
LES TEMPES GRISES DU PRESIDENT OBAMA
LES TEMPES GRISES DE BARACK OBAMA
Les Etats-Unis affrontent une grave crise économique. Le Congrès débat de plans d’aide aux banques et à l’industrie pour des montants de plusieurs milliards de dollars. L’armée américaine est empêtrée en Irak. Pourtant ce n’est pas un de ces grands sujets qui vient de faire la une du New York Times .Non, le grand quotidien américain consacre sa première page à l’apparition des premiers cheveux gris de Barack Obama. Les tempes grises de la nouvelle idole du peuple américain prennent le pas sur tous les autres débats.
Et les commentateurs de s’interroger. Ils sont allés consulter le coiffeur du président depuis quinze ans et celui-ci a confirmé n’avoir jamais utilisé de teinture. Il s’agit bien donc des premiers signes du vieillissement du locataire de la Maison Blanche. Les spécialistes invoquent le stress affronté pendant ces premières semaines de présidence mais aussi durant ces deux années de campagne.
Mais, d’autres savants s’interrogent. Est-ce bien là l’effet du stress ou bien ne s’agit-il pas d’une évolution normale qui se serait produite même si Obama n’avait pas eu à surmonter ces épreuves ? De fait les scientifiques ne sont pas tous d’accord. Ce que l’on sait de façon certaine c’est que la décoloration naturelle du cheveu est due à une production massive de peroxyde d’hydrogène qui bloque la synthèse de la mélamine, le pigment qui colore la peau et les cheveux. Toutes nos cellules capillaires produisent un peu de peroxyde mais plus on devient vieux et plus la quantité de peroxyde produite s’accroit. Ce qui explique la décoloration progressive des cheveux.
Cette donnée scientifique ne permet pas de répondre à la question de l’influence du stress présidentiel. Le Dr. Michael F. Roizen dans le New York Times soutient que qu’un Président en fonction vieillit de deux ans chaque fois qu’il passe un an à la Présidence. Ce médecin pense que le vieillissement est lié à notre mode de vie et aux épreuves que nous traversons. Ce qui n’est guère étonnant.
A un moment où la médiatisation voudrait nous faire croire que ceux qui nous gouvernent sont des surhommes, les tempes grises du Président Obama viennent nous rappeler qu’ils sont faits de chair et de sang, de joies , de sueurs et de larmes comme chacun d’entre nous.
Charles Debbasch
vendredi, février 27, 2009
LES CHIENS DES PRESIDENTS
LE CHIEN DES PRESIDENTS
Pendant la campagne électorale, Michelle Obama avait promis à ses filles de leur offrir un chien. Restait à choisir la race de l’animal. Le choix était compliqué en raison des allergies de l'une des deux filles du couple présidentiel qui souffre d’une intolérance aux poils de chiens. Le nouveau First Dog sera de la race des chiens d'eau portugais. L'épouse du Président a expliqué son choix.Ces chiens «sont censés avoir bon caractère. Au niveau de la taille, ils sont un peu intermédiaires, ce n'est pas un petit chien, mais ce n'est pas non plus un gros chien. Et les gens que nous connaissons qui en ont s'extasient à leur sujet. Donc on penche pour ce choix-là."
Le labrador est lui le chien favori des Présidents de la République français. : Georges Pompidou - Valéry Giscard d’Estaing - François Mitterrand en ont possédé un. C’est bien la preuve que cette race est consensuelle au dessus des opinions politiques.Nicolas Sarkozy lui-même a possédé un labrador, Indie, couleur sable. Pour l’instant, il n’y a pas d’hôte canin permanent à l’Elysée. Mais on a pu voir le 21 juin dernier Nicolas Sarkozy exhiber le chihuahua à poils long de son fils.
Les chiens s’habituent tellement à l’environnement présidentiel qu’ils sont désorientés lorsque le mandat de leur maître s’achève. Sumo le gentil bichon du président Chirac vient ainsi de mordre le Chef d’Etat sortant. Quant à Baltique, le labrador femelle de François Mitterrand, elle se tenait droite et respectable à l'entrée de l'église de Jarnac, le jour des funérailles de son maître.
C’est sans doute le caractère impitoyable de la vie politique qui explique cet engouement des chefs d’Etat pour leurs chiens.
Dans l’univers politique féroce où la part faite aux sentiments est des plus réduites, c’est dans l’affection de leurs chiens que les hauts responsables trouvent une part d’humanité.
Les chiens leur permettent aussi de lancer un clin d’œil à l’opinion en montrant qu’eux aussi -comme tout un chacun - sont sensibles à l’amour des « toutous ».
Charles Debbasch
mardi, janvier 20, 2009
OBAMA L'INSTANT MAGIQUE
OBAMA L'INSTANT MAGIQUE
En ce jour d'investiture de Barack Obama, une vague d'espoir submerge les Etats-Unis et le monde entier.La plus grande puissance du monde était aussi la plus décriée.Son image internationale était déplorable.Voici que soudainement, elle recueille l'adhésion mondiale. C'est tout le mérite de la campagne d'Obama d'avoir montré qu'une autre Amérique pouvait naître et s'épanouir. Un Etat moderne et ouvert,généreux et solidaire, juste et puissant.Le slogan "YES WE CAN" est venu redonner aux Américains les forces de la volonté pour transformer la société américaine.
Certes, le nouveau Président va rencontrer ces obstacles sur sa route. Certes, il décevra quelques uns de ses partisans.Mais il a dans les mains la baguette magique pour transformer les Etats-Unis.
On ne peut que souhaiter qu'il en fasse un bon usage.
Charles Debbasch
vendredi, décembre 05, 2008
ALLO C'EST OBAMA
ALLO C’EST OBAMA
Les politiques sont de plus en plus victime de canulars téléphoniques. Ainsi, pendant la campagne américaine, la candidate à la vice-présidence républicaine Sarah Palin, a été la victime d'un humoriste québécois qui s'était fait passer pour le président français Nicolas Sarkozy.
C’est pourquoi une représentante républicaine de Floride, Ileana Ros-Lehtinen, a raccroché deux fois au nez du président élu américain Barack Obama qui l'appelait pour la féliciter de sa réélection, croyant à un canular téléphonique. Elle a ensuite fait de même avec le futur secrétaire général de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, l'un de ses anciens collègues à la Chambre des représentants.
M. Obama n’a pu réussir à lui parler qu’après avoir demandé à un autre parlementaire de lui téléphoner.
Il faut dorénavant demander à nos politiques de s’équiper d’un matériel permettant de voir leurs interlocuteurs lors des communications. Mais, on peut penser que le remède ne sera pas suffisant. Les amateurs de pièges progresseront dans leurs techniques en utilisant des sosies.
Charles Debbasch
mercredi, octobre 15, 2008
LE SUCCES DE BARACK OBAMA
LE NOUVEAU SOUFFLE DES ETATS-UNIS
Ces dernières années les Etats-Unis paraissaient quelque peu essoufflés sur la scène internationale. Dans tous les Etats, la fin d’une présidence est marquée par un certain immobilisme. Ce phénomène était accusé abus Etats-Unis par l’érosion de l’autorité de George Bush .A son engagement désastreux en Irak sur la foi de rapports mensongers s’était ajouté l’effondrement du système financier américain. Le mythe du rêve américain s’était quelque peu effrité et le modèle américain ne récoltait plus les espoirs.
On en venait presque à oublier que les Etats-Unis ont un des systèmes démocratiques les plus perfectionnés de la planète. Une très large participation populaire au pouvoir, un système fédéral qui laisse une très grande autonomie à la base, un président élu au suffrage populaire quasi-direct, deux chambres législatives puissantes et bien outillées et un pouvoir judiciaire très indépendant assurant strictement la protection des droits et des libertés. Il ne fallait pas pour autant négliger les tares de la démocratie américaine : la trop grande puissance de l’argent, le confinement relatif de la minorité noire, la puissance des lobbys.
La compétition électorale qui vient de se terminer par la victoire de Barack Obama illustre l’excellente campagne populaire qui a précédé l’épreuve électorale .Avant de convaincre l’Amérique toute entière, chaque candidat a du s’imposer dans son propre parti. Déjà à ce stade le parti démocrate a démontrés son dynamisme puis que les deux principales figures qui s’affrontaient étaient une femme Hillary Clinton et un américain de race noire Barack Obama. Ce qui constituait deux premières. Après avoir convaincu son parti , Barack Obama a du séduire l’Amérique.
Il a su faire de ses apparentes faiblesses une force. Il n’était ni le représentant des grands trusts ni celui du capital. Il a préféré devenir le représentant des petites gens se disant avec juste raison que les petits ruisseaux forment les grandes rivières. Les dons individuels ont effet été particulièrement importants dans le camp démocrate, Barack Obama a décidé, à la surprise générale, de se passer du financement public prévu par le système électoral américain et de faire appel aux dons individuels. Ainsi, le candidat démocrate a conquis plus de donateurs que son adversaire dans toutes les catégories sociales, les petits donateurs (moins de 200$) représentent 48% des dons reçus, contre 34% pour MC Caïn. Grâce à une large participation populaire-qui augurait déjà de son succès, Obama a ainsi bénéficié d’un budget record : 593 millions, contre 216 pour MC Caïn. La publicité politique lui aura coûté 207 millions contre 119 millions pour son concurrent. Obama s’est ainsi offert 30 minutes de prime-time pour un montant estimé entre 3,5 et 5 millions de dollars.
Armé de son slogan « YES WE CAN », il a su faire de ses racines étrangères et de sa race noire une force. La Constitution américaine est très libérale à cet égard : pour être candidat, il faut être américain de naissance-ce qui exclut les naturalisés- et avoir au moins quatorze ans de résidence aux Etats-Unis et trente-cinq ans d’âge. Agé de 47 ans, né aux Etats-Unis d’un père kenyan et d’une mère américaine Barack Obama remplissait ces conditions théoriques. Il lui restait à vaincre l’apparent handicap d’être le premier Noir à briguer la magistrature suprême. Il lui fallait parachever le combat qu'ont conduit depuis 45 ans les militants des droits civiques avec au premier rang Martin Luther King. Certes des progrès ont été accomplis Près de 10 % des membres du Congrès et des centaines de maires sont des Noirs, et ces derniers sont de plus en plus nombreux à entrer dans la classe moyenne et certaines professions élevées. Mais il restait à franchir la première marche du podium . Barack Obama l’a fait avec détermination et talent
Son élection inspirera de. la fierté à tous les Noirs du monde entier qui ont eu à souffrir de la discrimination. Elle est aussi à porter au crédit de tous les Américains qui ont su vaincre leurs préjugés.
La tache qui attend le nouveau Président est immense. Il doit redonner à son pays la rage de vaincre et la passion de la justice qui étaient quelque peu érodées. Sur le plan international, Barack Obama aura à cœur de mieux entendre la voix des humbles et des déshérités de la croissance. Un nouvel espoir est né.
Charles Debbasch
Charles Debbasch est ministre, conseiller spécial du Président Faure Gnassingbé
Agrégé des Facultés de Droit et des sciences économiques,il est l’auteur d’un nombre considérable d’ouvrages et de publications scientifiques traduits en plusieurs langues et de milliers d’éditoriaux publiés dans la presse française et étrangère .On lira son analyse du régime politique américain dans Droit Constitutionnel et Institutions politiques 1023 p Paris Editions Economica
jeudi, septembre 04, 2008
LE DUEL MC CAIN OBAMA
LE DUEL MC CAIN-OBAMA
Ainsi John Mac Cain, sénateur de l'Arizona, est officiellement le candidat républicain à l'élection américaine, dont le scrutin aura lieu le 4 novembre prochain. C’est un anti-Obama que le parti de George Bush a choisi pour affronter le candidat démocrate.
Mc Cain se veut un homme ancré dans la tradition, dans l’Amérique profonde. Obama veut incarner la mutation, l’évolution vers une Amérique moderne et décomplexée.
Mc Cain se targue d’être conservateur des valeurs civiques et familiales tandis qu’Obama est le favori des partisans de l’évolution des mœurs.
Chacun des candidats apporte sa dose de clin d’œil aux « minorités visibles ».Obama s’il est élu sera le premier président noir. En revanche, si Mc Cain est élu, pour la première fois une femme, sa colistière Sarah Palin, figurera dans le couple exécutif.
Mc Cain a une longue expérience politique dans la direction exécutive des affaires publiques.Obama lui, a, la seule pratique du législatif sénatorial.
Mc Cain incarne les valeurs patriotiques profondes. Héros de la guerre du Vietnam, il défend la puissance de son pays. Obama cherche à jouer la carte d’un pays ouvert et pacifique.
Avec emphase, Sarah Palin a déclaré à la convention républicaine de Saint Paul : "En politique, il y a des candidats qui utilisent le changement pour promouvoir leur carrière. Et il y en a d'autres, comme John Mc Cain, qui utilisent leur carrière pour promouvoir le changement». Et pour mieux critiquer Obama qui est le chou chou des medias, elle a affirmé qu'elle n'irait pas à Washington pour rechercher l'approbation des médias mais "pour servir le peuple de ce pays".
Deux Amériques se font maintenant face. Les Etats-Unis comme tous les peuples hésitent entre la continuité et le changement. Clinton et Bush ont été tour à tour les chefs de file de chacun de ces courants. C’est, à présent, au tour d’Obama et de Mc Cain de tenter de faire triompher leur credo devant le peuple.
Charles Debbasch
jeudi, juin 05, 2008
LA VICTOIRE DE BARACK OBAMA
LA VICTOIRE DE BARACK OBAMA
Après une longue période de confrontation avec Hillary Clinton, Barack Obama a obtenu l’’investiture du parti démocrate pour la prochaine élection présidentielle américaine. Il s’agit d’un choix important pour la grande puissance américaine et aussi pour l’ensemble de la société internationale.
Cette compétition a été marquée par une double novation .Pour la première fois un noir et une femme se disputaient la candidature pour la Présidence. Le double mouvement pour l’émancipation des femmes et pour le non discrimination à l’égard des citoyens américains de race noire a produit ses fruits. Il est quand même singulier que ces deux libérations se soient trouvées en compétition. . Pour la première fois, un Africain-Américain va se présenter sous les couleurs de l'un des deux grands partis dans la bataille présidentielle. "Président noir", ces deux mots ne sont plus inconciliables, a souligné le Washington Post.
C’est, sans doute, la singularité de l’Amérique de nous surprendre. Et de nous faire rêver aussi. On est en effet loin des investitures en catimini à la française. Les candidats américains sont contraints à une dure compétition, Etat après Etat, qui favorise la participation populaire c'est-à-dire la démocratie. Prés de trente sept millions de citoyens ont participé au choix du candidat et non, comme en France quelques milliers. Certes le système a un coût mais, à tout prendre, il est infiniment digne et respectable.
Cette longue compétition de six mois révèle les qualités et les défauts des candidats. Elle les aguerrit afin de les rendre dignes du pouvoir. Elle leur permet de roder les aspérités de leurs programmes et de les adapter aux vœux des électeurs Au point qu’à la fin de la compétition, les programmes se ressemblent pour mieux rassembler. Comme l’écrivait Alexis de Tocqueville, en Amérique « C’est donc réellement le peuple qui dirige, et, quoique la forme du gouvernement soit représentative, il est évident que les opinions, les préjugés, les intérêts et même les passions du peuple ne peuvent trouver d’obstacles durables qui les empêchent de se produire dans la direction journalière de la société. »
L’investiture de Barack Obama illustre l’émergence d’une nouvelle Amérique, un melting pot où les Whasps ne monopolisent plus le pouvoir.
A présent, une nouvelle compétition s’ouvre qui opposera le candidat démocrate à John Mac Cain, le candidat républicain. Barack Obama va avoir besoin des femmes américaines qui avaient rêvé voir la féminité gouverner à la Maison Blanche. A ce titre, Hillary Clinton peut-être un bon appui et donc une personne à honorer de quelque façon que ce soit. On comprend alors l’hommage que Barack Obama a rendu à sa rivale. « La sénatrice Hillary Clinton est entrée dans l'Histoire dans cette campagne, pas seulement parce qu'elle est une femme qui a accompli ce qu'aucune femme n'avait accompli avant, mais parce qu'elle est un leader qui inspire des millions d'Américains par sa force, son courage, et son engagement. (…) Notre parti et notre pays sont meilleurs grâce à elle, et je suis un meilleur candidat pour avoir eu l'honneur de faire campagne contre Hillary Rodham Clinton. » Traumatisée par l’échec, la compagne de Bill n’a donc pas tout perdu.
Charles Debbasch