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mercredi, juin 20, 2007

L'EFFACEMENT DE LA VIE PRIVEE LE CAS HOLLANDE ROYAL

LA PUBLICISATION DE LA VIE PRIVEE

S’il fallait trouver un exemple de la fragilité de la cloison qui sépare la vie privée et la vie publique, le cas Hollande-Royal mériterait de figurer au premier rang.

La séparation du couple , annoncée au soir du second tour des élections législatives, démontre en effet que le parcours du PS lors de la dernière élection présidentielle ne peut pas être compris si l’on ne le restitue pas dans le contexte d’un couple qui traversait une crise grave

Au nom du respect de la vie privée, les journalistes ont du s’abstenir pendant toute la campagne de parler du divorce qui s’était produit entre François Hollande et Ségolène Royal. Or, cette rupture permettait de comprendre pourquoi ces deux personnages ne marchaient pas du même pas dans la campagne. La plus éclatante des contradictions s’était produite lorsque le premier secrétaire du PS annonçait une augmentation des impôts quand Ségolène Royal parlait de geler la fiscalité. Mais, c’est toute la tiédeur de l’appareil du Ps à soutenir Madame Royal qui peut aussi être mieux comprise. Au point que l’on peut se poser la question de savoir si François Hollande souhaitait vraiment la victoire de la candidate du PS.

A l’évidence, la rupture consommée entre les deux protagonistes de ce drame sentimental relevait de la vie publique et non de la vie privée.

On est alors amené à nuancer notre position traditionnelle sur l’interdiction pour la presse de parler de la vie privée. Elle devrait être révisée chaque fois que les événements de la vie privée débordent sur la vie publique.

Charles Debbasch

samedi, janvier 13, 2007

LE DUEL SEGOLENE ROYAL FRANCOIS HOLLANDE

SEGOLENE:MON DIEU QUEL MALHEUR D’AVOIR UN COMPAGNON SOCIALISTE


Georges Brassens dans une de ses plus spirituelles chansons évoquait le malheur d’avoir un mari bricoleur. De là même façon, Ségolène Royal doit tous les matins, en se brossant les dents, se plaindre d’avoir un compagnon socialiste. Car, tandis qu’elle cherche à donner à sa candidature une coloration moderne et centriste, son compagnon cherche à l’enfermer dans le carcan du parti socialiste et de son programme traditionnel.

Que l’on en juge plutôt. Interviewé le 11 janvier 2007 François Hollande relance le débat sur la fiscalité en se prononçant pour des hausses d'impôts pour les contribuables touchant un salaire de plus de 4.000 euros nets par mois., Cette déclaration est aussitôt une aubaine pour la droite. Le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, réplique en effet que cette mesure toucherait de plein fouet les "classes moyennes", estimant que 1,2 million de personnes seraient concernées.
Dés lors Ségolène Royal est obligée de réagir et de promettre qu'il n'y aurait "pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail" ni de hausse des prélèvements obligatoires, si elle est élue. "Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l'alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l'on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires", dit-elle.

Il existe donc un affrontement réel entre deux courants. Celui qu’incarne la candidate Royal qui souhaite laisser le plus de flou dans ses propositions pour ratisser large et une tendance socialo-socialiste qui veut enfermer la compagne de François Hollande dans l’orthodoxie socialiste.
Quand la fracture ne passe pas seulement dans un courant mais dans un ménage, cela ne peut que plomber quelque peu l’envolée moderniste de l’actuelle présidente de région.

Charles Debbasch