mardi, novembre 17, 2009

FESSEE DE DROITE ET FESSEE DE GAUCHE

LA FESSEE EST-ELLE DE DROITE OU DE GAUCHE ?

La pédiatre et députée UMP Edwige Antier a annoncé qu’elle va déposer une proposition de loi visant à interdire les châtiments corporels, dont la fessée. « On ne peut plus laisser entendre que ce n'est pas grave ou, même pire, que ça a une vertu éducative alors que c'est exactement le contraire. Plus on lève la main sur un enfant, plus il devient sournois, menteur et agressif. Déjà, en juin 2008, le Conseil de l'Europe avait lancé une campagne de sensibilisation : « Levez la main contre la fessée. »et avait appelé les Etats membres à interdire la fessée. Dix-huit Etats -mais pas la France-ont suivi cette recommandation.
Puisqu’il fallait bien que la gauche et la droite se divisent sur un sujet aussi délicat, la députée PS de Moselle: Aurélie Filippetti irritée par la guerre des courants dans son parti-, a suggéré avec humour de « rétablir la fessée au Parti socialiste pour nous rappeler à la réalité ».Il est vrai que le dernier épisode des convulsions socialistes- Ségolène Royal se querellant avec Vincent Peillon son ancien zélateur- désespère les militants.
Le spectacle de la classe politique ne permet pas de trancher le débat pour déterminer si la fessée est de droite ou de gauche. Il va cependant finir par convaincre les électeurs qu’il y a des coups de pied dans le…centre qui se perdent

Charles Debbasch

lundi, novembre 16, 2009

LE MUR ET LES CHAINES

LE MUR ET LES CHAINES
Lorsque l’on demandait dans la décennie quatre-vingt aux plus grands spécialistes de la politique internationale quand on pouvait prévoir la chute du mur de Berlin, ils répondaient que, sauf cataclysme majeur, l’ouvrage ne serait pas détruit de si tôt. Et pourtant, le 9 novembre 1989, des Berlinois aux mains nues entreprennent la destruction du mur sans que le pouvoir est-allemand s’y oppose ouvrant la voie à la réunification de l’Allemagne.
Depuis trente ans un dispositif impressionnant enfermait les Allemands de l’est dans leur prison: ' deux murs de 3,6 mètres de haut , 302 miradors et dispositifs d'alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés. Plusieurs centaines de citoyens est-allemands perdront la vie en essayant de le franchir.
Ce mur est une frontière idéologique entre le monde libre et l’univers communiste. Il incarne le paroxysme de la guerre froide.
La politique de Gorbatchev -perestroïka plus glasnost -va créer les conditions favorables à l’anéantissement de la muraille de béton. Mais plus encore c’est la mondialisation de l’information qui va inciter les allemands de l’est à la rébellion collective. Il n’était plus possible au pouvoir est allemand de mentir à l’aide de sa propagande pour faire croire qu'à l’Ouest les gens étaient malheureux et qu’il y avait des queues devant les boulangeries dés lors que les radios et les télévisions démontraient le contraire.
Quand la télévision déploie ses chaînes, celles des peuples ses desserrent.

Charles Debbasch

mardi, novembre 03, 2009

L'IDENTITE NATIONALE

L’IDENTITE NATIONALE

L’identité d’un être c’est ce qui le distingue de tous les autres individus ce qu’il a d’unique. De même, l’identité d’une Nation c’est ce que partagent en commun les individus qui la composent.

La différence apparait cependant immédiatement. Un individu a une spécificité naturelle. La Nation a une particularité qui se construit à partir des valeurs partagées par les individus qui la composent. Voilà pourquoi, elle est plus difficile à caractériser et pourquoi elle fait débat.

Il n’est pas anormal que la France, comme tout autre Etat, se pose le problème de son identité nationale, non pour hisser les drapeaux d’une quelconque xénophobie mais pour identifier en ce début du vingt-unième siècle le creuset des valeurs communes.

Il ne faut pas négliger non plus que, si le problème de l’identité nationale se pose, c’est parce que celle-ci est menacée ou mise en cause.

Elle est mise en cause tout d’abord par le sommet. L’époque est à l’internationalisme. Un réseau d’institutions internationales de plus en plus serré encadre les Etats dont les compétences sont limitées. La construction européenne entraine des transferts de compétences de plus en plus nombreux des Etats vers Bruxelles. La mondialisation des échanges, des informations, des loisirs constitue un puissant facteur d’atténuation des différences au point que les Nations peuvent avoir l’impression de perdre leur âme.

L’identité nationale est également contestée à la base par les mouvements de dépeçage de l’Etat central par les exigences décentralisatrices ou fédéralistes. Le communautarisme c'est-à-dire la tendance de collectivités d’individus à se construire des univers à part dans l’Etat met également l’unité nationale en danger.

Il est donc normal que l’on redéfinisse le contenu d’une identité nationale adaptée à notre temps. Sans le support d’une communauté de valeurs, d’un vouloir vivre ensemble, l’Etat est fragile et menacé. Un Etat ne peut être une simple structure administrative. L’identité nationale c’est son âme.

Charles Debbasch

vendredi, octobre 30, 2009

LE RENVOI DE JACQUES CHIRAC EN CORRECTIONNELLE

LE RENVOI DE JACQUES CHIRAC EN CORRECTIONNELLE

Ce vendredi 30 octobre 2009 marque une première dans l’histoire de la Ve République : l'ancien président de la République Jacques Chirac a été renvoyé par la juge d’instruction Simeoni, devant le tribunal correctionnel, pour "abus de confiance" et "détournement de fonds publics", dans le cadre de l'affaire des chargés de mission de la Ville de Paris.

La première réaction que provoque cette décision est le regret. Regret qu’un homme qui a rendu de si grands services à la France soit aujourd’hui inquiété si longtemps après les faits dans une affaire où il n’a tiré aucun profit personnel.

On ne peut cependant imputer cette lenteur au débit de la justice. Le retard s’explique tout simplement parce que, bénéficiant d’une immunité constitutionnelle en raison de ses fonctions présidentielles de 1995 à 2007, Jacques Chirac n’a pu être poursuivi qu’après l’expiration du délai de protection constitutionnelle.
Sur le fond et sans préjuger de la décision finale que rendra éventuellement la juridiction de jugement –si l’ordonnance de renvoi n’est pas frappée d’appel-, une observation s’impose. A l’époque des faits ; tous les responsables politiques avaient recours aux mêmes techniques de financement et notamment à la rémunération par la collectivité de permanents des partis. C’est une erreur collective de la classe politique, lorsqu’elle a remis de l’ordre dans le financement des partis, de ne pas avoir amnistié ces faits.
Dés lors, on ne peut reprocher à la justice d’appliquer la loi et de poursuivre...même un ancien chef de l’Etat.

Charles Debbasch

jeudi, octobre 29, 2009

LA FAUSSE DECENTRALISATION FRANCAISE

LA FAUSSE DECENTRALISATION FRANCAISE

Au moment où Nicolas Sarkozy aborde avec courage la réforme de l’univers local, la Cour des Comptes dresse un bilan désastreux de l’état des lieux de la décentralisation.

La décentralisation visait à rapprocher le pouvoir des Français et à réduire l’emprise des bureaux parisiens sur l’espace local. Aucun de ces objectifs n’a été atteint.
Les compétences de l’échelon local ayant été amplifiées, les administrations centrales auraient du être dégraissées. C’est l’inverse qui s’est produit. 400 000 fonctionnaires supplémentaires ont été engagés par l'État entre 1980 et 2006 ce qui représente un surcoût équivalent à un tiers du déficit structurel de l'État, évalué autour de 50 milliards d'euros. « Vingt-cinq ans ont été perdus, pendant lesquels les doublons se sont multipliés», déclare Philippe Séguin. La décentralisation n'a jusqu'à présent conduit ni à une baisse des dépenses publiques, ni à une maîtrise de la fiscalité locale. En vingt-cinq ans de décentralisation, la dépense des collectivités locales a été multipliée par plus de cinq et celle de l'État par plus de trois.
Des bureaucraties locales se sont surajoutées aux administrations centrales. La fonction publique territoriale a gonflé, passant de 1,1 à 1,6 million d'agents. Les communes qui ont eu le moins de transferts de compétences sont les collectivités qui ont le plus embauché. Les effectifs des communes ont augmenté de 47 % et ceux des groupements intercommunaux de 147%.
L'enchevêtrement des compétences entraine mauvaise gestion et gaspillages. La Cour des Comptes remarque ainsi : «Dix-neuf aéroports sont gérés par les régions, 29 par les départements, 61 par les intercommunalités et 41 par les communes.» L’aide au développement économique qui atteint 6 milliards d’euros est dispersée entre tous les échelons. Comment dans ces conditions conduire une politique cohérente ?
La réforme de l’administration est donc une nécessité Elle doit viser , en premier, les administrations centrales qui continuent avec obstination à exercer des compétences qui ont été décentralisées. Il convient aussi de mettre de l’ordre dans l’univers local en redistribuant clairement les attributions. Il faut, enfin, que cesse cette course incontrôlée à la dépense locale qui gomme toute tentative pour réduire le poids de la fiscalité.
Tout ceci est plus facile à dire qu’à faire. Les coteries locales sont puissantes.
La seule issue est d’expliquer la nécessité de la réforme aux citoyens et de rendre enfin intelligible par tous notre carte administrative.
Charles Debbasch

jeudi, octobre 22, 2009

JEAN SARKOZY N'EST QU'UN DES FILS DE...

JEAN SARKOZY N’EST QU’UN DES FILS DE…

Les medias paraissent s’étonner devant la perspective de voir Jean Sarkozy occuper un poste important dans les Hauts de Seine naguère gouvernés par son père. L’hérédité est pourtant , dans tous les domaines, une opportunité que les fils et les filles savent saisir.

Ces jours derniers les chaines de télévision et les journaux dissertaient sur les mérites du dernier livre de Justine Lévy « Mauvaise fille ».Auraient-ils consacrés tant d’attention à son auteur si elle n’avait pas été la fille de Bernard-Henry Lévy. Le livre aurait-il même été publié si son auteur n’avait pas bénéficié d’une aussi notoire ascendance ?

Le show biz et les journalistes si prompts à s’émouvoir de la candidature de Jean Sarkozy à la défense ne sont-ils pas les milieux dans lesquels l’hérédité et le copinage jouent le plus grand rôle ?

Yves d’Amécourt dans son blog recense quelques uns de ces héritiers ‘’La passion du cinéma, Eva Green l'a certainement héritée de sa maman, la talentueuse Marlène Jobert. … David Hallyday est le fils de Johnny et Sylvie, Laura Smeth est la fille de Nathalie Baye et de Johnny Hallyday, Romane Borhinger la fille de Richard. … La pétillante Jennifer Ayache a de toute évidence hérité du tempérament enflammé et fantasque de sa mère Chantal Lauby. … Christopher Stills, a interprété César, dans la comédie musicale Cléopâtre, il est le fils de Véronique Sanson. Michel Sardou n’est-il pas le fils de Fernand ? Et Jean-Paul Belmondo le fils de Paul ? …. Marilou Berry connaît par cœur le milieu du cinéma, elle est la Fille de Josiane Balasko et la nièce de Richard Berry. Anthony Delon n’est-il pas le fils d’Alain ? Marie Drücker n’est-elle pas la fille de son Père et la nièce de son Oncle ? Julie et Guillaume Depardieu ne sont-ils pas les enfants de Gérard ? Thomas Dutronc est aujourd'hui en passe de se faire un prénom. Arnaud est le fils de Patrick Poivre d’Arvor. Nicolas Madrelle est le fils de Philippe Madrelle. Marie-Christine Darmian est la fille de Jean-Marie Darmian. Filles de Jane Birkin, la plus célèbre de nos Anglaises, Charlotte Gainsbourg et Lou Doillon ont pour papas : le chanteur et poète Serge Gainsbourg pour la première et le réalisateur Jacques Doillon pour la seconde’’

Les grandes dynasties industrielles et financières illustrent elles aussi le poids de l’héritage. : les Dassault, Rotschild, Arnaud, Pinault, Lagardère, Hersant enracinent leur pouvoir dans la société en le transmettant à leurs héritiers

La classe politique connait le même phénomène. Martine Aubry premier secrétaire du Ps et maire de Lille est la fille de jacques Delors. Le président du conseil constitutionnel Jean-Louis Debré est le fils de l’ancien premier ministre du général de Gaulle Michel Debré et son frère jumeau Bernard est député du seizième arrondissement de Paris. Marine le Pen est la fille de jean marie et George Bush junior était bien le fils de George Bush.

L’hérédité est à l’évidence un accélérateur de carrière. Mais si elle peut permettre d’accéder plus vite à des responsabilités, elle ne peut être un substitut à la compétence. Le coup de pouce héréditaire demande à être transformé. Dans une société démocratique, si l’héritier n’allie pas la compétence au sang, il sera vite dépassé, oublié ou éliminé.

Charles Debbasch

mercredi, octobre 21, 2009

LA REFORME SARKOZY DES COLLECTIVITES TERRITORIALES

LA REFORME SARKOZY DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
En ces temps difficiles, il faut du courage , sinon de la témérité, pour amorcer les réformes de l’univers local. Le général de Gaulle qui s’y était aventuré en 1969 vit les Français rejeter le referendum qu’il avait organisé à ce sujet. Le poids des élus territoriaux est tel qu’ils constituent un maillage serré du territoire qu’il est difficile de dénouer. Pourtant chacun le reconnaît l’univers local français doit être réformé. Non pas pour recentraliser la France mais tout au contraire pour donner toute sa vigueur à la décentralisation. En dévoilant, le 20 octobre, à Saint-Dizier les principales orientations de la réforme des collectivités territoriales, le chef de l'Etat a proclamé avec force "Comme la démocratie, la décentralisation est devenue un bien commun…C'est en réformant l'organisation territoriale que nous conforterons la décentralisation et les libertés locales. C'est en ne faisant rien que nous les affaiblirons".
Chacun connaît les tares de notre univers local. Sous le couvert de la décentralisation se sont développées trop de collectivités aux compétences enchevêtrées .Elles ont crée des bureaucraties lourdes et coûteuses qui se développent sans contrôle. Le Président n’a pas été tendre dans son jugement sur nos structures actuelles. Il a critiqué vertement l'organisation actuelle du pouvoir: «surenchère», «saupoudrage, quand ce n'est pas simplement du clientélisme», une population «exaspérée», et des élus «ulcérés». «Dans l'enthousiasme général, on a multiplié les structures», créant un «écheveau de complexité».

Les réformes annoncées par Nicolas Sarkozy ont été préparées par le rapport Balladur et ont fait l’objet de nombreuses concertations préalables. Nul doute que l’examen parlementaire des textes adoptés en conseil des ministres fera l’objet d’études attentives et de débats passionnés.
UN CONSEILLER TERRITORIAL UNIQUE POUR LES DEPARTEMENTS ET LES REGIONS
La première des réformes annoncées vise à créer un conseiller territorial qui siégera à la fois au conseil général et au conseil régional.»Ce n'est ni la mort des régions ni celle des départements, c'est l'émergence d'un pôle région département doté d'élus communs». Cette seule réforme qui entrera en vigueur en 2014 permettra la diminution de moitié du nombre des élus : de prés de 6000 à 3 000.
Le conseiller territorial sera élu dans des cantons dont la carte sera modifiée. Une refonte de la carte cantonale va donc toucher les 4039 cantons que compte la France.

Les conseillers territoriaux seront élus au scrutin uninominal à un tour. Le candidat arrivé en tête au premier tour sera élu. Une partie des sièges - environ 20%- sera toutefois attribuée à la proportionnelle selon la méthode dite «du plus fort reste».
LA FIN DE L’ENCHEVETREMENT DES COMPETENCES
Pour lutter contre l’enchevêtrement des compétences dans un univers local où on ne sait plus qui fait quoi, seule la commune conservera une clause de compétence générale.les autres collectivités ne disposeront que des attributions spécifiques qui leur seront expressément conférées. "La seule manière de mettre un terme aux redondances, à la complexité des financements croisés et à la surenchère c'est de définir clairement les compétences de chaque collectivité", a affirmé Nicolas Sarkozy.
RECONNAITRE LE FAIT METROPOLITAIN
"Reconnaître le fait métropolitain, c'est permettre à nos grandes villes de dépasser le cadre rigide de notre organisation administrative", a plaidé Nicolas Sarkozy. De grandes métropoles verront le jour. Elles seront de deux catégories. D'abord des «métropoles d'un seul tenant», qui doivent compter plus de 450.000 habitants et pourront exercer les compétences du département et de la région, après signature d'un accord entre les collectivités locales. Huit villes pourraient être concernées : Paris, Nantes, Lyon, Bordeaux, Lille, Strasbourg, Toulouse et Marseille. Là où il n'y pas d’agglomération constituée, il y aura la possibilité de créer une «métropole multipolaire», a expliqué Nicolas Sarkozy, en citant le projet «Nancy-Metz-Thionville-Epinal».
L’ambition du projet Sarkozy est grande.il s’agit de contraindre les élus locaux à sortir des routines et à moderniser l’univers territorial."Prétendre que les collectivités ne font face à aucune difficulté, qu'elles peuvent rester à l'écart de modernisation du pays, qu'elles ne doivent pas contribuer à la réduction des déficits…c'est un déni de la réalité et une fuite devant nos responsabilités communes", a conclu le président.
Ouvert à toute nouvelle concertation mais décidé à corriger les vices de notre système territorial, le Président sait que la tâche sera difficile mais il sait aussi que le conservatisme est suicidaire.
Charles Debbasch