BOURRAGE PRIMAIRE
Martine Aubry élue avec 102 voix d’avance à la tête du Parti socialiste a sans doute volé sa victoire à Ségolène Royal. C’est ce que soutient documents à l’appui un livre Hold-ups, arnaques et trahisons d'Antonin André et Karim Rissouli.
Selon ce livre les résultats de la fédération du nord ont été manipulés pour donner dans tous les cas la victoire à la maire de Lille.
«Claude Bartolone, Christophe Borgel, François Lamy et Jean-Christophe Cambadélis, les quatre mousquetaires de Martine Aubry, sont installés dans des bureaux de l’Assemblée nationale. Leur consigne est claire: ne pas lâcher les résultats du Nord tant que ceux de toute la France ne sont pas remontés. A mesure que les chiffres tombent, ils sont rentrés dans un logiciel qui calcule automatiquement l’écart entre Royal et Aubry et fait varier les résultats "virtuels" du Nord afin qu’ils assurent la victoire à Martine Aubry. Claude Bartolone, plusieurs semaines après, reconnaîtra d’ailleurs avoir bloqué les résultats du Nord "dans le but de s’assurer que, même si la Guadeloupe et la Martinique votaient à 100% pour Royal, l’avance de Martine ne permettait pas qu’on la rattrape". En clair: les résultats du Nord sont gelés pour pouvoir être "ajustés" jusqu’au dernier moment afin d’assurer une avance suffisante à Martine Aubry. »
Ces révélations relancent la guerre à l’intérieur du PS et redonnent des ailes à Ségolène Royal.
Elles démontrent que les partis français et notamment le PS ont encore beaucoup à apprendre des partis américains dans l’organisation et le fonctionnement démocratique. Chacun connait les cartes d’adhérents fictives et les cotisations «bidon ».
Elles viennent également détruire l’idée de primaires à gauche lancée par le PS.
Quelle crédibilité pourra-t-on en effet accorder à des primaires élargies à toute la gauche alors que le PS n’est même pas capable d’organiser des élections internes convenables ?
L’autodestruction dans laquelle est lancée le PS n’est pas prés de s’achever.
Charles Debbasch
vendredi, septembre 11, 2009
BOURRAGE PRIMAIRE
lundi, mars 23, 2009
L'ECHEC DU RASSEMBLEMENT POUR LES LIBERTES DE MARTINE AUBRY
L’ECHEC DU RASSEMBLEMENT POUR LES LIBERTES
DE MARTINE AUBRY
La première secrétaire du PS avait souhaité faire de son meeting au Zénith un grand rassemblement pour les libertés. Elle n’a guère eu d’échos. Moins de 1000 personnes assistaient à cette réunion. Ce qui a amené le porte-parole du PS Benoît Hamon à reconnaître que le PS aurait "préféré une salle plus remplie" lors de son rassemblement pour les libertés au Zénith de Paris, jugeant que "le Parti socialiste n'est pas encore tout à fait guéri".
Il est vrai que le thème de la réunion était assez surréaliste. Il s’agissait de vulgariser le livre noir que le PS a publié dénoncent en 89 chapitres les atteintes aux libertés publiques depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. "Nous n'acceptons pas la mise sous coupe de la justice, la restriction de l'indépendance de la presse, le fichage des Français, le dur traitement des plus faibles. L'heure n'est pas à la résignation", a déclaré la maire de Lille.
Il est vrai que ces attaques n’avaient pas fait l’unanimité au sein même du PS. Le député PS de l'Essonne Manuel Valls avait critiqué une tendance à l' anti-sarkozysme obsessionnel dans la campagne du PS pour la défense des libertés. Le document du PS cherche à montrer que la France depuis l’élection de Nicolas Sarkozy est devenue une sorte de dictature. Ce qui est totalement excessif et insignifiant.
On comprend donc que les militants socialistes ne se soient guère mis en mouvement pour une action si décalée par rapport à la réalité
Charles Debbasch
mercredi, février 25, 2009
RECONCILIATION D'OPPORTUNITE AU PARTI SOCIALISTE
RECONCILIATION D’OPPORTUNITE
AU PARTI SOCIALISTE
Après la période de brouille et d’exclusion, le temps de la réconciliation est venu au Parti Socialiste. Une dizaine de proches de Ségolène Royal sont entrés à la direction du PS. Le secrétariat national du Parti socialiste est complété ainsi par sept secrétaires nationaux, dont six reviennent à des "royalistes".Le sénateur David Assouline devient secrétaire national (SN) auprès de la première secrétaire; Najat Belkacem, adjointe au maire de Lyon, devient SN chargée des questions de société; Philippe Doucet, maire d'Argenteuil (Val d'Oise), est chargé des droits des consommateurs; la députée Aurélie Fillipetti est chargée des questions énergétiques; le député Jean-Patrick Gilles est chargé de la Famille et le député Gaëtan Gorce prend en charge l'exclusion. Parmi les 20 secrétaires nationaux adjoints, figurent d'autres "royalistes", notamment Carlos Da Silva (rénovation) et Patrick Mennucci (animation et du développement des fédérations).Le député Jean-Louis Bianco devient co-président du Forum des territoires.
Ségolène Royal a elle-même précisé qu’elle est "disponible pour exercer des responsabilités" si on lui en propose.
Il était difficile pour le Ps de continuer à vivre une guerre interne. Certes, la rivalité reste très grande entre les deux têtes féminines du Parti, mais ce retour au bercail des royalistes est une solution d’apaisement qui va faire tomber la fièvre dans le parti.
Assez paradoxalement , ce sont les difficultés que rencontre à l’heure actuelle la politique du président Sarkozy qui ont favorisé le rapprochement. Le PS veut se tenir prêt dans le cas où un mouvement social d’ampleur soulèverait la France à prendre la relève du pouvoir. C’en est bien fini de l’union sacrée face à la crise. Les socialistes veulent exploiter le mécontentement populaire pour se rapprocher de la prise du pouvoir.
En d’autres termes le PS se réunifie pour se présenter en force de gouvernement crédible.
Charles Debbasch
vendredi, décembre 19, 2008
LA CRISE ECONOMIQUE ET LES OPPOSITIONS
LA CRISE ECONOMIQUE ET LES OPPOSITIONS
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La crise économique et financière a poussé, dans un premier temps, à l’unité nationale. Les partis d’opposition ont en général accepté de soutenir les programmes de redressement bancaire.
Mais la prolongation de la crise, l’installation dans la récession créent de profondes insatisfactions que les oppositions tentent de récupérer.
Les jeunes sont la catégorie sociale la plus utilisée pour déstabiliser les gouvernements en place. Les jeunes demandeurs d’emplois sont les plus concernés par la dégradation du marché du travail. Leurs cadets installés dans les écoles ou les universités s’inquiètent pour leur avenir. Il y a donc là un réservoir de troupes prêtes à la contestation.
En Grèce, l’opposition de gauche soutient le mouvement radical des étudiants.
En France, Martine Aubry, la nouvelle première secrétaire du PS, soutient le mouvement des jeunes contre les réformes du ministre Darcos. Ce qui lui a attiré une verte réplique du premier ministre François Fillon. Ce dernier a accusé directement Martine Aubry de vouloir «créer des tensions» dans le pays en appelant ses militants à se joindre aux manifestations des lycéens, qui contestaient la réforme du lycée finalement reportée par le gouvernement. «Ce qui aujourd'hui cloche c'est qu'il y a une tension très forte liée à la crise, qui est liée aussi peut-être à l'attitude de l'opposition», a-t-il affirmé..«Quand Mme Aubry dit que le PS doit manifester avec les lycéens, c'est clairement un choix qui en dit long. Je ne crois pas que le rôle d'un grand parti politique de gouvernement soit d'être dans la rue. Son rôle c'est de faire des propositions, d'être au Parlement, de s'opposer aux textes de la majorité s'il estime devoir s'y opposer. Ce n'est pas de créer des tensions dans le pays au moment où le pays a besoin de se rassembler», a lâché François Fillon, qui a répété que la réforme des lycées n'étaient que reportée et non pas «enterrée. L'enterrer cela voudrait dire que nous renonçons à améliorer les performances des lycées».
Quoi qu’il en soit, la prolongation de la crise renforce l’opposition et permet de faire oublier sa division et son incapacité à forger un programme.
Charles Debbasch
dimanche, décembre 07, 2008
LE PARTI SOCIALISTE ENTRE IMPLOSION ET COURANTS D'AIR
LE PARTI SOCIALISTE ENTRE IMPLOSION ET COURANTS D’AIR
Après l’affrontement dramatique de Martine Aubry et de Ségolène Royal deux voies étaient possibles pour le Parti socialiste soit la persistance de l’affrontement, soit la réconciliation .Pour l’heure on est plus proche de la première option. Le PS oscille entre implosion et démembrement en courants.
L’IMPOSSIBLE RECONCILIATION
"J'ai fait à Ségolène Royal des propositions fortes pour qu'elle puisse, dans la logique de ce qu'elle a défendu", accepter "un texte pour la rénovation du parti et même faire figurer dans la direction certains de ses amis", avait déclaré Martine Aubry .Mais, cette affirmation de portée médiatique ne correspondait pas aux intérêts bien compris des deux protagonistes.
Les courants qui avaient poussé en avant Martine Aubry ne souhaitaient pas que Ségolène Royal et ses partisans investissent les rangs de « leur »parti. Les amis de Ségolène Royal qui ne croyaient pas à la sincérité de l’élection de Martine Aubry n’avaient aucun intérêt à conforter sa position.
LES TERRAINS D’AFFRONTEMENT
Le courant royaliste exigeait en prime de son ralliement le poste de numéro deux du parti et la présidence de la fédération des élus socialiste .Les amis de Martine Aubry craignaient de voir leurs positions grignotées par la montée en puissance des royalistes.
Pour conduire Ségolène Royal à la rupture, ils ont donc agité le chiffon rouge du Modem. En insérant dans le texte d’orientation le refus d’alliance avec le mouvement de François Bayrou, ils bloquaient ainsi toute possibilité d’accord.
LE PS DIVISE EN DEUX
En refusant tout accord Martine Aubry et ses partisans ont fragilisé le parti. C’est ainsi la moitié de ses adhérents qui est exclue des instances dirigeantes. Comme le soutiennent deux des amis de la présidente de Poitou-Charentes, Vincent Peillon et Manuel Valls: «il y a sans doute un «tout sauf Ségolène Royal», il y a malheureusement «un tout sauf la moitié des militants socialistes».Et Vincent Peillon d’ajouter : "La volonté était clairement de nous exclure de la direction du Parti socialiste. La porte est bien fermée".
COURANTS ET COURANTS D’AIR
Martine Aubry n’est pas seulement menacée par la dissidence royaliste. Elle a du également accepter un compromis avec tous les autres courants du parti et notamment sceller une alliance avec le maire de Paris et l’aile gauche menée par Benoît Hamon. Si Bertrand Delanoë, traumatisé par son échec, ne siège plus dans les instances dirigeantes, ses partisans y figurent en bonne place. Neuf des proches de Benoit Hamon sont cooptés dans la direction, comme, l’ancien président du syndicat étudiant Unef, Bruno Julliard, chargé de l'éducation, ou l'ancien président du Mouvement des jeunes socialistes(MJS) Razzy Hammadi, chargé des services publics. Plusieurs proches de Laurent Fabius sont nommés (Guillaume Bachelay à l'industrie, Laurence Rossignol à l'environnement) Les partisans de Dominique Strauss-Kahn comme Jean-Christophe Cambadélis, ne sont pas davantage oubliés. Le pouvoir de Martine Aubry est ainsi sérieusement encadré par les représentants des barons du parti.
ET MAINTENANT
Les partisans de Martine Aubry- ou plus exactement les adversaires de Ségolène Royal -peuvent penser qu’ils ont gagné la partie. En verrouillant le PS, ils peuvent espérer endiguer l’influence de l’ancienne candidate socialiste à la Présidence et bloquer le moment venu son investiture par le parti pour la prochaine présidentielle. De son côté, Ségolène Royal peut espérer que ce repli du PS sur sa vieille base décevra les nouveaux militants et qu’elle pourra incarner le moment venu le renouveau du Parti.
En tout état de cause, le PS sort affaibli de cette confrontation. Toujours menacé d’implosion, divisé en baronnies, menacé par l’extrême gauche, il court le risque de voir les tendances centrifuges l’emporter sur les orientations centripètes.
Charles Debbasch
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mercredi, novembre 26, 2008
MECOMPTES AU PS,BONS COMPTES POUR BAYROU,
MECOMPTES AU PS, BONS COMPTES POUR BAYROU ?
Les lutes fratricides au PS qui ont conduit à la victoire étriquée de Martine Aubry vont sans aucun doute laisser des traces négatives dans l’opinion. Il parait difficile de voir le PS se ranger facilement à une candidature unique pour les prochaines présidentielles. Ces querelles laissent provisoirement le champ largement libre à Nicolas Sarkozy. La faculté de contestation est émoussée et le Président de la République apparaît comme le seul recours crédible face à la crise.
Mais un autre leader, François Bayrou , est également en situation de tirer les marrons du feu.
A terme, il peut espérer que la division des socialistes persiste jusqu’à la présidentielle. Dans cette hypothèse aucun candidat socialiste ne franchirait l’obstacle du premier tour et le leader du Modem opposé à Nicolas Sarkozy pourrait escompter que les voix de gauche se reportent sur son nom.
Cette perspective va inciter François Bayrou à gauchir son discours pour apparaître comme le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy.
Certes, on ne peut négliger que si Ségolène Royal a été battue, c’est parce qu’elle soutenait le projet d’une alliance avec le Modem que Martine Aubry écartait. Mais, en politique, le rationnel n’est pas toujours prédominant et Martine Aubry qui écartait avec véhémence l’alliance avec le Modem la pratique dans sa ville de lille.
Il reste l’obstacle traditionnel pour le parti centriste : la plupart de ses élus bénéficient de reports de voix de droite.
Tout se jouera pour la prochaine présidentielle en fonction de la situation économique. Si elle continue à se dégrader, François Bayrou bénéficiera du désarroi populaire. Si, en revanche, elle se redresse Nicolas Sarkozy apparaîtra comme le maître du jeu.
Charles Debbasch
samedi, novembre 22, 2008
DALLAS AU PARTI SOCIALISTE
DALLAS AU PARTI SOCIALISTE
La victoire contestée de Martine Aubry- avec seulement 42 voix d’avance sur Ségolène Royal -ouvre pour le PS une phase de trouble, d’incertitude et peut-être même de déchirement. Déjà le Congrès de Reims avait été le théâtre d’affrontements et de luttes intestines. Les différents courants qui s’étaient évalués avant les Assises n’avaient pu se mettre d’accord sur le nom d’un Premier secrétaire. C’est donc le vote direct de militants qui devait trancher le débat. Mais, après un premier tour remporté par la Présidente de Poitou Charentes- les trois leaders distancés Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoit Hamon se sont regroupés sous la houlette du maire de Lille. C’est donc une alliance « Tout sauf Ségolène » qui l’aurait emporté d’une courte tête.
LA RESERVE A CHOISIR UN PRESIDENTIABLE
A l’évidence, ce n’était pas seulement le choix du premier secrétaire qui était en jeu. La question non posée mais qui était sans cesse sous-jacente était de savoir quel serait le futur candidat du PS aux présidentielles. Les poids lourds du parti comme Laurent Fabius ou Dominique Strauss-Kahn s’opposaient à Ségolène Royal non pour le danger qu’elle pouvait représenter à l’appareil du parti mais parce que l’investir était se lier à l’avance dans le choix du présidentiable D’où la tendance pour évacuer le problème à vouloir détacher la question du gouvernement du parti de celle relative au choix du candidat à la présidentielle. Ce qui, à l’évidence est une absurdité : le titulaire du parti aura en effet vocation à être le candidat du PS à la présidentielle.
LE HEURT ENTRE LES APPARATCHIKS ET LES MILITANTS
L’état major traditionnel du parti est apparu dépassé. François Hollande n’a réussi aucune de ses manœuvres et il laisse après une décade de gouvernement le parti divisé. Faute de consensus, il n’a pas prononcé à Reims le discours de clôture qu’il avait préparé. On imagine aussi qu’il n’a pas été simple pour lui de voir son ancienne compagne le braver publiquement et les regards qu’échangeaient de temps à autre Ségolène Royal et François Hollande avaient quelque chose de pathétique.
Visiblement la base du parti s’est progressivement détachée de ses dirigeants et aspire à un profond renouvellement du mouvement mais le PS reste contrôlé par les apparatchiks tandis que Ségolène plus médiatique prenait racine dans les medias et les nouveaux militants.
L’ECHEC DE DELANOE
Le maire de Paris qui apparaissait comme le meilleur présidentiable du PS avant Reims est sorti affaibli de l épreuve. Sa motion est arrivée en troisième position et ses partisans étaient mêmes dans l’hésitation quant à l’attitude à adopter. Certains étaient prêts à entrer dans le front commun contre Ségolène et d’autres comme François Hollande. Le refusait dans un premier temps avant de s’y rallier.
Il faut dire que Bertrand Delanoë avait quelque peu agi à contretemps. Quelques semaines avant la crise financière, il se ralliait à un certain libéralisme alors que l’ébranlement de l’économie mondiale allait en montrer les limites. Dés lors, le maire de Paris désavoué par les militants, renonçait à être candidat.et déclarait "Je ne pose aucune revendication de pouvoir ou de personne», tout en insistant sans succès auprès de ses partenaires potentiels pour que le candidat commun soit issu de sa motion. C’est que la question des alliances était au centre des débats.
LA QUERELLE SUR LES ALLIANCES
Les adversaires de Ségolène Royal l’ont attaquée sur la question des alliances. « Je ne pense pas que cela soit sérieux de renvoyer à un entre-deux-tours présidentiel la question de savoir si oui ou non nous gagnerions avec le Modem à une élection nationale », estimait Benoit Hamon le leader de la gauche du parti. Et il attaquait la main tendue de Royal à François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle de 2007. Sur ce point Ségolène Royal essayait de se dégager du piège en estimant sur TF1que cette question [de l'alliance avec le Modem « se posera dans le futur entre-deux tours de l'élection présidentielle, et franchement on en est loin." » Mais elle n’a pas réussi à convaincre. C’est sur sa gauche que la présidente de Poitou-Charentes a été débordée.
A GAUCHE TOUTES
La coalition gagnante du PS a misé sur le « Tout à gauche ».Le discours de Martine Aubry -qui pourtant gouverne la mairie de Lille avec le MODEM- avait des allures de lutte des classes et ressemblait aux propos tenus dans l’euphorie de la victoire de 1981.
Cet ancrage à gauche s’explique par la volonté d’exploiter les craintes qu’inspire à la population les difficultés du capitalisme. Il se justifie aussi par le souci que cause au PS le succès d’Olivier Besancenot. Il ne faut pas lui laisser le champ libre et il faut donc occuper le terrain qu’il est en voie de conquérir. Mais cet ancrage à gauche du PS est quelque peu incantatoire et ne s’accompagne d’aucun discours économique crédible.
ET MAINTENANT
Tout est à présent envisageable y compris une scission du Parti.
L’extrême gauche du PS avec Jean-Luc Mélenchon est déjà allée batifoler ailleurs.
Les centristes du parti peuvent être tentés de rejoindre le Modem.
Le grand désordre du Parti accélérera aussi les ralliements de grands anciens comme Claude Allègre ou Jack Lang à Nicolas Sarkozy.
Pour l’instant, c’est Dallas qui se joue au PS.
Charles Debbasch