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lundi, juin 11, 2007

dES LEGISLATIVES PRESIDENTIALISEES

DES LEGISLATIVES PRESIDENTIALISEES

Le premier tour des élections législatives de ce dimanche 10 mai 2007 confirme et amplifie le succès remporté par l’UMP lors de la dernière présidentielle. Cette victoire -qui demandera à être confirmée dimanche prochain- est logique.

Deux éléments ont poussé vers cette présidentialisation des élections législatives ;

Le premier est l’inversion du calendrier électoral. En repoussant les législatives après les présidentielles, Lionel Jospin a poussé à cette présidentialisation des élections législatives car on voit mal le peuple se déjuger en un si court délai. Désormais, sauf dissolution qui déséquilibrerait le rythme de concordances des élections, le chronogramme assure au nouveau président élu l’extraordinaire privilège de pouvoir en appeler au peuple dans la foulée des présidentielles.

Si la première modification relève de l’ère socialiste, la seconde se rattache au pouvoir chiraquien. En acceptant de réduire à cinq ans le mandat présidentiel, Jacques Chirac a lié la durée des mandats législatif et présidentiel et donné tout son effet à l’inversion du calendrier électoral.

Seule une dissolution qui détacherait les mandats de leur concordance temporelle peut briser cet effet. Certes, on voit mal un Président qui dispose d’une majorité rééditer l’erreur commise par le prédécesseur de Nicolas Sarkozy avec sa dissolution ratée. Mais, la vie politique ne figure pas au sein du royaume des certitudes mais dans l’ouragan des incertains.

Charles Debbasch

lundi, avril 30, 2007

PRESIDENTIELLE,ENTRE DEUX TOURS

ENTRE DEUX TOURS


L’entre deux tours de l’élection présidentielle présente des caractéristiques originales sinon inédites sous la Cinquième République.

La première originalité est la volonté du candidat arrivé en troisième position- et donc exclu du second tour -de continuer à exister malgré le verdict des urnes. François Bayrou a cherché, avec l’obstination qu’on lui connaît, à imposer un débat avec les deux autres candidats .Tout en affirmant qu‘il n’entend pas choisir entre la « Royal peste »et le « Sarko cholera », il a paru, malgré tout incliner, vers le succès de Royal qui a besoin des voix centristes pour réussir.

Même si cette tentative a connu un certain succès médiatique, elle a entrainé des réactions hostiles.

Dans le camp socialiste, la gauche- avec Melenchon et Emmanuelli- s’est élevée contre la tentation centriste de Ségolène. Quant à l’UDF, elle n’a guère suivi son leader .La base UDF a une alliance électorale avec la droite et elle ne peut se permettre, à un mois des législatives, de flirter dangereusement avec le parti socialiste qui est son concurrent dans la plupart des circonscriptions.

Dans le camp Sarkozy, l’unité n’a pas été mise en cause mais la campagne du second tour est marquée par le souci d’ouverture au centre. En annonçant une dose de proportionnelle, Sarkozy tient compte de l’aspiration populaire manifestée dans le vote Bayrou : la volonté de casser le mur entre les deux blocs politiques.
Les campagnes présidentielles se gagnent ou se perdent au centre.

Il y a fort à prévoir que .sauf surprise de dernière minute, ce rassemblement gagnant va se cristalliser autour de Nicolas Sarkozy plutôt qu’autour de Ségolène Royal trop marquée par ses ralliements communistes et trotskystes pour attirer le marais centriste.

Ce sera une frustration de plus pour François Bayrou : être exclu d’une compétition où nombre des idées qu’il a défendues s’imposent.

Charles Debbasch

mercredi, avril 18, 2007

FIN DE CAMPAGNE PRESIDENTIELLE

Fin de campagne

C’est une fin de campagne morne et languissante à laquelle nous assistons.

Tout parait avoir été dit. Les candidats s’essoufflent à rassembler les électeurs qui ont toujours autant de mal à se déterminer. En ce printemps c’est l’automne de la présidentielle. Sans doute, la campagne a-t-elle commencé trop tôt .Mais plus sûrement c’est la période d’entre deux que nous connaissons qui explique la morne plaine que nous traversons.

La France est à la veille de grandes mutations mais ni les candidats, ni les électeurs n’ont le courage de voir cette réalité en face.

Alors faute de proposer le règlement des vrais problèmes, chacun s’accorde à disserter de l’ancien. La fonction publique et pléthorique et inadaptée mais qui peut avoir le courage de le dire au risque de perdre des millions de voix ? Le système d’assistanat généralisé ruine l’économie française mais qui osera se priver des suffrages des assistés ? L’école a besoin d’une révolution mais qui peut penser porter atteinte à la corporation des enseignants en période électorale ?

Les vrais débats étant esquivés, il reste alors à servir la même potion. Droite et gauche s’affrontent dans le désordre crée par des candidatures de témoignage. Le classicisme ce serait le duo probable en tête Sarkozy Royal. La surprise serait l’émergence de Bayrou.

Charles Debbasch

lundi, avril 02, 2007

PRESIDENTIELLE:LE RETOUR DES PARTIS

PRESIDENTIELLE : RETOUR AU CLASSICISME PARTISAN

La campagne présidentielle avait, à ses débuts, des velléités innovatrices. Ségolène Royal paraissait se présenter en candidate libre de toute allégeance partisane. Nicolas Sarkozy cherchait ses références chez Jaurès. On ne reconnaissait plus les traditionnels clivages partisans.

Voici qu’à présent, dans la dernière ligne droite, le débat revient au traditionnel combat droite gauche. Ségolène Royal fait désormais meeting commun avec le leader du PS, François Hollande, tandis que Nicolas Sarkozy durcit son discours et se fait le champion de l’ordre et de la lutte contre l’immigration. Du coup, François Bayrou, pris en sandwich entre les deux camps, se trouve compressé dans une espace politique de plus en plus étroit.

L’explication de cette évolution est simple. Elle repose, tout d’abord, sur la nécessite pour les candidats pour réussir leur campagne de s’appuyer sur un appareil politique puissant. Or, les partis sont plus représentatifs de l’état actuel de la société politique que de son avenir. Le conservatisme de la société française explique aussi cette évolution. Les Français sont avides de changement mais aussi prisonniers de leurs habitudes électorales. Ils préfèrent l’existant au saut dans l’inconnu.

Il n’y a pas eu dans cette campagne l’émergence d’un homme nouveau susceptible de transcender les clivages actuels. François Bayrou a un instant occupé cet espace d’innovation .Mais il était trop lié à l’ancien système pour pouvoir le transcender et aussi, sans doute, la société française n’était pas encore mure pour un grand changement. Ce sera une des responsabilités majeures du futur Président de tracer les routes de la grande mutation politique dont la France a besoin.

Charles Debbasch

mercredi, mars 21, 2007

LES DOUZE DE LA PRESIDENTIELLE

LES DOUZE CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE
La démocratie repose sur deux exigences contradictoires. La justice qui impose que tous les courants de pensée puissent influencer le processus de décision. L’efficacité qui suppose que les acteurs politiques soient appelés à se rassembler pour qu’un pouvoir solide et stable émerge.

Les conditions de la candidature à l’élection présidentielle cherchent à concilier ces deux exigences. Tous les candidats à la présidentielle sont traités de façon rigoureusement égale. Mais, pour être candidat, il faut disposer au moins de cinq cents signatures d’élus dans 30 départements.

On est étonné que pendant la pré campagne la démagogie ait conduit à considérer que cette exigence était trop restrictive. Car, au bout du compte, nous voici avec douze candidatures validées par le Conseil Constitutionnel. Quatre candidatures d’extrême gauche :Olivier Besancenot (Ligue communiste révolutionnaire), Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) Gérard Schivardi (Parti des travailleurs), José Bové (altermondialiste) .. Un communiste Marie-George Buffet (Parti communiste). Un écologiste Dominique Voynet (Verts). Un socialiste Ségolène Royal (Parti socialiste). Et en allant du centre à l’extrême droite, François Bayrou (UDF), Nicolas Sarkozy (UMP Philippe de Villiers (Mouvement pour la France), Frédéric Nihous (Chasse, Pêche, Nature et Traditions), Jean-Marie Le Pen (Front national),

On peut remarquer que si le nombre de candidats est inférieur à celui de 2002 (16), il est supérieur à ceux de 1995 (9), 1988 (9), et 1981 (10). Il y avait eu 12 candidats en 1974, sept en 1969 et six en 1965.

Tous ceux qui craignaient de voir se restreindre le nombre de candidats vont peut être à présent se plaindre que toutes les personnes qui briguent le mandat présidentiel disposent de l'aide financière de l'Etat et de l'accès aux moyens de communication», L'égalité des temps de parole entre les candidats est en effet la règle sur les chaînes de télévision et les radios.

On pourra alors s’étonner que trois candidats trotskystes, aux audiences infinitésimales dans l’opinion, cumulent au bénéfice de leur tendance trois fois plus de temps de parole que chacun des grands candidats.

On dit que l’élection doit être une photographie de l’opinion. La campagne télévisée va ressembler plutôt aux miroirs des foires qui déforment de façon ridicule telle ou telle autre partie du corps…électoral.


Charles Debbasch

vendredi, mars 16, 2007

LES TROIS PRESIDENTIABLES ET LES PARTIS

LES TROIS GRANDS CANDIDATS ET LES PARTIS

La situation des trois principaux candidats par rapport aux formations politiques est assez différente

Nicolas Sarkozy a une position claire. Président de l’UMP, il a été investi par cette formation qu’il contrôle parfaitement .Il bénéficie ainsi d’une puissante structure de soutien.

La position de Ségolène Royal est plus délicate. Elle vient de l’avouer elle-même en déclarant. « J'ai eu beaucoup de liberté dans le débat interne. J'ai été moins libre parce que je suis appuyée par une organisation politique. [...] Je suis dans la dernière ligne droite. Je reprends toute ma liberté. » En d’autres termes, sa campagne a connu trois phases. Dans la première étape de gestation de sa candidature -celle qui a le mieux fonctionné-, elle s’est considérée comme libre par rapport au PS. Investie ensuite par ce parti, elle est devenue la prisonnière de ses éléphants. Ce rétrécissement lui a nui dans l’opinion : voilà pourquoi, elle tente à présent de retrouver sa liberté. Mais, il n’est pas sur que cette politique d’aller et retour ne désoriente pas l’opinion

François Bayrou, même s’il est le président de l’Udf, présente sa candidature comme transcendant les courants politiques. Il souhaite briser le clivage droite gauche et donc faire explose le système bipartisan actuel.

Le problème est qu’il y a un après élections. La position qui est la plus confortable pour être élu –ne pas être enfermé dans un parti –est aussi la plus inconfortable pour gouverner après l’élection. Des trois candidats Nicolas Sarkozy est le seul qui, s’il était élu, disposerait d’une majorité parlementaire. Les deux autres candidats devraient obligatoirement dissoudre après leur éventuelle victoire. Une dissolution Royal nous placerait dans un affrontement classique droite gauche. François Bayrou tenterait pour sa part de dynamiter les clivages actuels. Mais,les partis ont la peau dure et il est probable que , dans un laps de temps aussi court, le seul résultat serait l’implosion de l’UMP et des ralliements individuels qui amorceraient l’éventuelle recomposition.

Si les partis ne font pas toujours la loi, il n’en existe pas moins une implacable loi des partis.

Charles Debbasch

lundi, mars 12, 2007

LES ADIEUX DE CHIRAC

LES ADIEUX DE CHIRAC

Il n’est jamais facile de quitter un mandat électif. A plus forte raison quand on exerce la fonction suprême et que l’on est immergé dans l’action publique depuis quarante ans.

Après deux mandats présidentiels, l’un de sept ans, l’autre de cinq ans Jacques Chirac s’apprête à quitter le devant de la scène. Son allocution télévisée traduisait son émotion. C’est la gorge nouée que le Président de la République a annoncé qu’il ne se représenterait pas. C’est avec autorité qu’il a présenté son testament politique.

Comme c’est la tradition en fin de mandat, les attaques et les insultes ont fusé sur l’ancien député de Corrèze. Mitterrand avait connu les mêmes agressions alors qu’il était affaibli. Les journalistes sont courageux mais pas téméraires. Ils préfèrent tirer sur une ambulance que sur un homme puissant. Les torrents de boue déversés contre Jacques Chirac ont sans doute blessé l’intéressé. C’est pourquoi. il a fait lui-même le bilan de son action en se situant sur les hauteurs d’une France audacieuse conquérante et tolérante.

Habile à conquérir à la hussarde les mandats en 1995 et en 2002, il a moins brillé dans les autres consultations populaires. Il compte à son passif une dissolution et un referendum européen ratés. Mais, il a su surmonter ces échecs et a imprimé sa propre marque à l’action publique.

L’homme a changé à l’exercice du pouvoir. Il est passé du gaullisme en 1968, au libéralisme débridé en 1986 et à une sorte de radicalisme laïque et tolérant adversaire de la fracture sociale dans son dernier mandat. Si ses adversaires l’ont classé à droite, son exercice du pouvoir le situe plutôt au centre gauche.

Représentant de la technocratie qui gouverne la France, il a renforcé l’Etat et n’a pas vraiment réduit les prélèvements obligatoires.

L’histoire jugera son action. Loin des polémiques et des excès.
Charles DEBBASCH

lundi, mars 05, 2007

LE NOUVEAU REGIME POLITIQUE FRANCAIS

QUEL REGIME POLITIQUE POUR LA FRANCE

La France vit sous le régime de la Constitution du 4 octobre 1958, texte fondateur de la Ve République. adoptée par référendum le 28 septembre 1958.Mais , il ya bien peu de rapports entre le texte de 1958 et sa version actuelle.

En effet, la Constitution a été modifiée à vingt-deux reprises par le pouvoir constituant, (Parlement réuni en Congrès, ou directement par le peuple à travers le référendum.) La dernière modification du 23 février 2007 (Journal officiel du 24 février 2007) a porté sur trois points: le corps électoral de la Nouvelle-Calédonie, la responsabilité du Président de la République et l’interdiction de la peine de mort.

Tous ces changements n’ont pas la même portée. Certains sont justifiés par l’évolution du cours de l’histoire comme la suppression de la Communauté avec les Etats africains. D’autres relèvent de la mode comme l’insertion dans le texte fondamental de la Charte de l’environnement .D’autres sont plus profonds. Ils ont bouleversé l’équilibre constitutionnel prévu en 1958.

La modification giscardienne du mode de saisine du Conseil Constitutionnel a marqué un profond changement dans la tradition constitutionnelle française. L’absolutisme de la majorité était jusqu’alors un principe fondamental de la Ve République. En permettant désormais la saisine du Conseil Constitutionnel par soixante députés ou soixante sénateurs, la nouvelle rédaction constitutionnelle a donné à la minorité parlementaire la possibilité de mettre en échec pour inconstitutionnalité les lois votées par la majorité. Les opposants de droite ou de gauche ne se sont pas privés d’utiliser cette possibilité qui a permis un profond rééquilibrage des pouvoirs. La majorité parlementaire sait désormais qu’elle n’a pas le pouvoir de tout faire et qu’elle est soumise comme la minorité à la loi constitutionnelle.

La modification chiraquienne de la durée du mandat du Président de la République en 2000 a, elle-même, des conséquences profondes.

Le septennat donnait une grande autorité au Président de la République. Monarque républicain élu au suffrage universel, la durée de son mandat l’instituait en véritable détenteur du pouvoir d’Etat face à une assemblée plus fugace. Il pouvait, pendant son septennat, utiliser plusieurs premiers ministres et remodeler le gouvernement à sa guise. La réduction du mandat à cinq ans oblige le président à une gymnastique compliquée. Dés la troisième année, s’il veut garder son autorité il doit annoncer ou faire croire qu’il va se représenter. Manquant de continuité, il peut plus difficilement changer de Premier ministre ce qui renforce le pouvoir de Matignon. A vrai dire cette modification constitutionnelle a bouleversé les institutions voulues par le Général de Gaulle. Même s’il garde de grands pouvoirs, le Chef de l’Etat est sorti diminué de l’institution du quinquennat.

Doyen Charles Debbasch

mardi, février 20, 2007

BAYROU LE TROISIEME HOMME DE LA PRESIDENTIELLLE

FRANCOIS BAYROU LE TROISIEME HOMME
DE LA PRESIDENTIELLE

François Bayrou est à l’évidence le troisième «homme » -Ségolène Royal nous pardonnera de la masculiniser ainsi.-de la compétition présidentielle Il progresse constamment dans les sondages et une étude récente montre que s’il parvenait à franchir e cap du second tour il battrait aussi bien Royal que Sarkozy

Cette envolée est due sans conteste aux qualités personnelles du candidat à sa foi, à sa force de conviction. Elle est aussi l’expression de tendances plus profondes.

Depuis le début de la cinquième République, la bipolarisation de la vie politique est plus subie qu’acceptée par l’électorat. Celui-ci ressent que le clivage droite gauche et le manichéisme qu’il entraîne ne correspondent pas aux exigences de la société française. Et il est vrai qu’il est largement obsolète. Les facteurs traditionnels de division entre la droite et la gauche sont brouillés. Il suffit de remarquer, par exemple, que la droite défend les avancées sociales et que la gauche s’est ralliée à la promotion du secteur privé. L’opposition droite gauche apparaît donc comme la défense d’une situation dépassée par ceux qui sont installés dans le confort de leurs camps respectifs. François Bayrou situé au point des convergences recueille de ce fait naturellement les effets bénéfiques de ce courant consensuel .Et cela d'autant plus fortement que Ségolène Royal rattrapée par les éléphants du PS abandonne son image consensuelle et s’arc-boute sur le socialisme pur et dur.

Mais, pour transformer son essai, le patron de l’UDF doit vaincre des pesanteurs vivaces. Le système électoral législatif favorise la bipolarisation. Les députés centristes s’ils ne veulent pas être laminés aux élections doivent bénéficier d’alliances politiques à droite. Ce rouleau compresseur électoral a broyé naguère Lecanuet. Il a contrecarré le giscardisme. Il freine les volontés émancipatrices de l’UDF.

Une surprise est cependant toujours possible. S’il parvenait au second tout, Bayrou pourrait lancer un grand rassemblement centriste pour répondre à l’attente conciliatrice de l’électorat.

Charles Debbasch

lundi, février 12, 2007

SEGOLENE ROYAL RETROUVE LE PS

SEGOLENE ROYAL AU SERVICE DES ELEPHANTS DU PS ?

En dévoilant son programme ce 11 février 2007, Ségolène Royal a, comme l’annonçaient déjà ses dernières prises de position, revêtu les couleurs du socialisme .Sa tenue vestimentaire rose renforçait son choix à l’image Ainsi, s’ouvre la nouvelle phase de la candidature Royal.

Pour s’imposer dans la pré campagne aux éléphants du PS, Ségolène Royal s’était appuyée sur l’opinion publique contre l’appareil de son parti .Pour ce faire, elle avait tenu un discours vague, attrape-tout, destiné à séduire la plus large partie de l’opinion. Elle avait ainsi triomphé des éléphants du PS. Mais, ceux-ci ont bien vite retrouvé la puissance de leurs défenses. Dans le dur match présidentiel, la candidate Royal est apparue trop faible et peu expérimentée. Elle a accumulé des bévues qui l’ont fragilisée. Par ailleurs, la multiplication des candidatures à gauche lui faisait courir le risque majeur d’un émiettement des voix susceptible de l’écarter du second tour de la présidentielle. Il fallait donc remobiliser l’électorat de gauche.

Le discours de Villepinte sonne le retour au classicisme : la candidate Royal est rentrée dans le rang. Elle est désormais la représentante du peuple de gauche et ses 100 propositions rappellent les 110 mesures du candidat Mitterrand. Le catalogue est classique et peu innovateur : La priorité sera donnée au social avec l’abrogation du CNE, la revalorisation immédiate des petites retraites, le smic à 1 500 euros "le plus tôt possible dans la législature", une conférence nationale sur les salaires dès 2007. La candidate cible la "vie chère", et les tarifs bancaires excessifs. Elle insiste sur le droit au logement, souhaite promouvoir les services publics. Tout ceci est d’un classicisme de gauche bon teint.

Le bilan électoral de ce discours sera contrasté. S’il va contribuer à ressouder le PS autour de Ségolène Royal, il va également écarter les électeurs qui recherchaient chez la présidente de Poitou- Charente un vent nouveau loin des clivages politiques traditionnels. La candidate était trop fragile pour porter sur ses seules épaules le poids de la campagne. La voici à présent sur le dos des éléphants qui la conduiront vers leurs sentiers traditionnels.

Charles Debbasch

jeudi, février 08, 2007

LE VIRAGE A GAUCHE DE SEGOLENE ROYAK

SEGOLENE ROYAL VIRE A GAUCHE

Jusqu’ici, la candidate Ségolène avait réussi à maintenir le flou sur son programme et ses alliances. Sa candidature était une candidature attrape-tout. Elle jouait plus sur sa personnalité que sur son programme, plus sur l’opinion que sur son parti.

Voici qu’elle vient brusquement de changer d’orientation en adoptant un discours résolument de gauche et en se rapprochant de l’appareil du PS.

Cette évolution s’explique par l’impasse dans laquelle se trouvait la candidate.

D’une part, ses propos ont révélé une certaine fragilité qui a détruit une partie de l’image positive ressentie jusqu’alors par l’opinion. Il était donc nécessaire de trouver un renfort dans le militantisme de parti.

D’autre part, le « peuple de gauche »avait du mal à se mobiliser autour d’une candidature peu colorée. Il retrouve son élan au fur et à mesure que Ségolène Royal rejoint la ligne traditionnelle de son parti.

On peut penser que la candidate va accentuer cette imprégnation de gauche au fur et à mesure que la campagne va avancer.

On se rapproche donc, de plus en plus d’un affrontement traditionnel droite-gauche.
Les conséquences de ce changement vont inévitablement profiter au candidat centriste Bayrou. Les électeurs centristes qui avaient été séduits par le modernisme de Ségolène Royal vont progressivement rejoindre leur famille d’origine. Et, si par réplique, le candidat Sarkozy se laissait enfermer dans le camp de la droite traditionnelle-ce qui n’est pas le cas pour l’instant-la même tendance pourrait se manifester dans une partie de son électorat.

Charles Debbasch

vendredi, janvier 26, 2007

SEGOLENE ROYAL ET LA CORSE INDEPENDANTE

LA CORSE INDEPENDANTE DE SEGOLENE ROYAL

Ségolène Royal a été piégée par l'imitateur Gérald Dahan qui s’est fait passer pour le premier ministre du Québec, Jean Charest, Le faux premier ministre québécois rappelle la polémique avec le Canada après les propos de Mme Royal sur la souveraineté du Québec et lui dit : "C'est comme si nous, on disait 'il faut que la Corse soit indépendante'." Ce à quoi réplique Mme Royal : "Les Français ne seraient pas contre d'ailleurs." Et, d'ajouter en riant: "Ne répétez pas cela. Cela va encore faire un incident, ce coup-là en France. C'est secret."Ce secret ayant passé le mur de la presse va sans nul doute déclencher la polémique.

Les propos initiaux de Madame Royal n’étaient pas, en effet anodins. Lors de sa rencontre à Paris avec le dirigeant du Parti Québécois (séparatiste) André Boisclair, Ségolène Royal, avait dit partager avec son interlocuteur des valeurs communes, "c'est-à-dire la souveraineté et la liberté" du Québec. Ces propos avaient aussitôt été rangés par la droite au rang des gaffes diplomatiques de la candidate socialiste après ses déclarations au Liban ou en Chine.

Il est vrai que la politique internationale est un terrain difficile. Les électeurs français sont plus intéressés par la politique intérieure que par les relations internationales. Mais, tout bon candidat à l’élection présidentielle se doit d’acquérir une aura internationale.

Se mouvoir dans cette galaxie n’est pas aisé. Il y faut une bonne expérience du sens de la litote pour parler sans se compromettre et pour se concilier les uns et les autres sans se contredire comme l’a fait Ségolène qui a déclaré le lendemain en Israël le contraire de ce qu’elle avait affirmé la veille chez les palestiniens.

Mais, l’humoriste Dahan vient brusquement de déplacer le débat. En mettant la Corse et le Québec dans le même panier, Madame Royal franchit un seuil que sans doute les plus acharnés des nationalistes corses n’espéraient pas voir atteint si vite. Le débat sur l’unité de la nation française existe, il est vrai, et notre République a longtemps confondu l’unité et l’uniformité. Mais, de là à assimiler le Québec et la Corse, il y a un fossé. Nul doute que les souverainistes vont proposer d’envoyer la candidate socialiste en cabane au Canada.
Charles Debbasch


mardi, janvier 16, 2007

LE SACROZY OU LE SACRE DE SARKOZY

En ces temps de néologismes et de bravitude, il n’est pas interdit de forger un nouveau vocable pour qualifier l’investiture de Nicolas Sarkozy par le Congrès de l’UMP. Nous avons assisté à un véritable Sacrozy : un sacre de Sarkozy par des militants quasiment unanimes qui ont placé leur candidat sur un véritable pièdestal. Cette grande messe de consécration s’est déroulée dans l’enthousiasme et sans bavures. Elle constitue une rampe de lancement idéale pour le ministre de l’Intérieur.

Les obstacles étaient pourtant nombreux sur sa route.

Il devait se concilier tous ceux qui avaient rêvé à leur propre candidature comme les Juppé ou Alliot-Marie.

Il devait également, et c’était plus difficile, balayer les rancœurs de tous ceux qui le soupçonnent d’anti-chiraquisme depuis sa « trahison »balladurienne.

Il lui fallait aussi tracer sa ligne droite malgré le silence dubitatif de Jacques Chirac qui s’est bien gardé jusqu’ici d’indiquer sa position.

Avec une force de conviction sans failles, une détermination sans faiblesse et un sens de la diplomatie qu’on ne lui connaissait pas jusqu’ici, Nicolas Sarkozy a tracé son chemin sans bavures et s’est mis en position d’être le candidat unique de la droite et du centre contre l’élue du Parti socialiste.


Le succès ou l’échec du ministre de l’Intérieur va, à présent, dépendre d’une série de facteurs qui constituent autant d’obstacles potentiels.

Il va luî falloir naviguer entre deux pôles aussi distants que ceux de l’atlas.

Il doit adopter un discours ferme et sécuritaire pour rassurer un électorat inquiet devant les dérives de l’immigration et de l’ordre public. Mais, il doit, dans le même temps, rassembler tous ceux qui rêvent d’une France moderne, ouverte et tolérante. Bel exercice d’équilibrisme.

Il doit se poser en successeur naturel de Jacques Chirac sans se laisser enfermer dans une stricte continuité. Il doit donc incarner le changement dans la continuité. S’il appuie trop fortement sur la pédale de la continuité, il perdra l’adhésion des nouvelles générations avides de renouveau. S’il insiste trop sur la rupture, il perdra le soutien des chiraquiens fervents.

C’est là que se jouera l’échec ou le succès de la candidature Sarkozy. Jacques Chirac a proclamé qu’il souhaitait peser sur la campagne. Ce poids peut faire perdre à Nicolas Sarkozy les voix nécessaires pour être élu ou, au contraire, lui fournir les ailes de la victoire.

Charles Debbasch

mardi, décembre 12, 2006

PRESIDENTIELLE ET PETITS CANDIDATS

LES PETITS CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE
IL ya les deux grands : Sarkozy et Royal. Et puis, il y a les autres. Même s’ils représentent des pans entiers de l’électorat, les medias les négligent. Ils sont dans la division B et personne n’envisage de les voir changer de qualification en cours de campagne. Eux-mêmes ne nourrissent pas beaucoup d’illusions et ils affirment leur certitude de vaincre comme une sorte de méthode Coué pour tenter de dissiper leurs propres doutes.
Et pourtant, ces petits candidats peuvent avoir une influence considérable sur l’épreuve électorale. Le Pen a démontré lors de la dernière présidentielle qu’une surprise est toujours possible. Quant à la « petite »candidate Taubira, lors de ce même scrutin ses « maigres »voix ont entrainé la déroute du candidat Jospin. C’est dire qu’il ne faut pas négliger les petits candidats.

Ceux-ci ont plusieurs motivations. Ils peuvent nourrir l’espérance de figurer au second tour mais ils veulent le plus souvent montrer leur puissance électorale pour renforcer leur présence politique et peser lors des élections législatives. C’est sur ce terrain que se situe la marge de négociation des grands à l’égard des petits.

Ségolène Royal a déjà conclu un accord avec les radicaux de gauche et J.P.Chevènement : pour éviter leurs candidatures, quelques circonscriptions électorales ont été offertes en sacrifice. Ce déblayage ne laisse plus en lice que le PC et une extrême gauche divisée et à bout de souffle. Plus grave est l’incertitude écologique qui est un important réservoir de voix.

Nicolas Sarkozy rencontre des problèmes plus aigus. S’il a pu rallier Christine Boutin au poids politique faible, il a face à lui deux poids lourds. Avec J.M. Le Pen, toute négociation est exclue et la seule possibilité du ministre de l’Intérieur est de tenter de débaucher son électorat en renforçant le discours sécuritaire. La candidature Bayrou est la plus dangereuse / Non seulement en raison de l’importance de l’électorat centriste mais aussi parce que le ralliement de son porte voix au second tour n’est pas garanti. Depuis que le centrisme existe, il a été tenté par le basculement à gauche. Le repoussoir a été jusqu’ici le besoin d’alliance à droite qu’ont les députés centristes pour être élus. C’est là que réside la force électorale de Bayrou : faute d’avoir une chance de figurer au second tour, il peut vendre chèrement sa peau car il détient la clé de la victoire de l’un ou l’autre camp.

Vous avez dit « petit candidat » ?

Charles Debbasch

lundi, décembre 04, 2006

SARKOZY FORCES ET FAIBLESSES

LA CANDIDATURE SARKOZY

En officialisant sa candidature, Nicolas Sarkozy n’a fait que confirmer ce à quoi il confessait penser depuis longtemps et pas seulement en se rasant : il souhaite devenir le futur Chef de l’Etat. La méthode qu’il a suivie ressemble à celle de son ainé Chirac. Il a exercé les plus hautes fonctions ministérielles. Il a pris le contrôle d’un grand mouvement politique. Il n’a pas manqué d’appétit politique exerçant des mandats politiques divers très jeune. Ainsi, il s’est préparé à des fonctions suprêmes et il ne manque pas d’expérience. Sa notoriété est grande et son adhésion populaire variée. Cet homme est un libéral qui croit aux valeurs de l’initiative privée mais qui adhère au rôle régulateur de l’Etat. Il défend l’ordre républicain sans lequel il n’est pas de société organisée. Il défend une politique étrangère indépendante sans se sentir obligé d’insulter tous les jours les Etats-Unis en prenant sa douche.

Sa personnalité se distingue de celle de Ségolène Royal. Membre de l’establishment politique il ne bénéficie pas de l’effet de fraicheur que produit la candidate socialiste. Il dispose, en revanche, de l’expérience des affaires de l’Etat que ne partage pas encore la candidate du PS. Seule la campagne électorale permettra en effet d’éclairer les électeurs sur ce que fera Ségolène Royal si elle est élue tandis que déjà chacun peut imaginer ce que sera une présidence Sarkozy.
La force de la candidature Sarkozy réside là. Chacun peut le juger sur son action passée. On peut dire qu’il est « prévisible « alors que la candidate PS est « imprévisible. »

Sarkozy ne manque cependant pas de handicaps.

La droite est ainsi faite qu’elle connaît plus d’aptitude à la division que la gauche. Sans parler de l’effet Le Pen qui est difficilement mesurable, il reste deux inconnues. Que fera le camp villepiniste à l’intérieur de l’UMP . Il est douteux qu’il se rallie avec autant de spontanéité au candidat Sarkozy que les Fabius et Strauss –Kahn à la candidate Royal. Par ailleurs la candidature centriste de Bayrou peut enlever à la droite les voix qui sont nécessaires pour pouvoir se maintenir au second tour. Et la vieille tentation centriste d’alliance avec le PS peut ressurgir à chaque instant.

Mais le véritable obstacle est ailleurs. Les Présidents en fin de mandat ont beaucoup de mal à admettre l’idée d’avoir un successeur dans leur propre camp. De Gaulle a combattu la candidature Pompidou, Mitterrand celle de Jospin et le moins que l’on puisse avancer est que Jacques Chirac pour l’instant ne fait rien pour soutenir une candidature Sarkozy.

Le succès de Sarkozy dépendra donc de son aptitude à rassembler son propre camp sans céder à la tentation des règlements de compte et des exclusions.

Charles Debbasch

dimanche, novembre 05, 2006

BANLIEUES ET ORDRE PUBLIC

BANLIEUES EN FOLIE

Puisque les médias avaient décidé de célébrer avec fracas le premier anniversaire des émeutes urbaines de l’an dernier, il fallait bien que quelques excités fêtent à leur manière cet évènement. Mais, le tragique s’est installé et l’incendie du bus de Marseille a marqué d’une pierre rouge cette lugubre commémoration.

On ne trouvera pas une seule excuse à ces actes de violence. Une société républicaine ne doit tolérer aucune violence d’où qu’elle vienne. La paix civile protège les faibles contre les forts, les honnêtes gens contre les truands. Aucune atteinte contre les personnes ou contre les biens même la plus minime ne doit être tolérée. La passivité et la démission sont les deux mamelles du désordre.

On a sans doute trop tardé à sévir contre cette délinquance soit disant banale qui commence par les graffiti, qui s’enfle des destructions des ascenseurs, des incendies de voiture, qui se déploie dans le racket, qui se nourrit des agressions. On a sans doute trop longtemps accepté l’intolérance au nom de la tolérance. Aucune excuse ne peut justifier l’inexcusable.

Il va falloir du temps pour remonter la pente car les mauvaises habitudes ont été prises et la sauvagerie ne se civilise pas par un coup de baguette magique. Mais il faut sans concession rétablir l’ordre sur chaque pouce du territoire.

Alors -j’entends bien- il faut aussi résoudre le problème du chômage, lutter contre les discriminations, défendre un habitat plus humain. Mais rien ne sera possible si avant tout l’ordre public républicain n’est pas imposé à tous avec une rigueur implacable.


Charles Debbasch

mardi, septembre 19, 2006

LE BLOG DE CHARLES DEBBASCH LE PRE PRESIDENTIEL

LE PRE PRESIDENTIEL

LE BLOG DU DOYEN CHARLES DEBBASCH


SARKOZY AUX ETATS UNIS

La visite de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis ne cesse pas de faire des vagues. Jacques Chirac aurait qualifié d’irresponsable les déclarations de son ministre de l’Intérieur. Quant aux socialistes, ils ont rangé le président de l’UMP au rayon animalier : il serait pour Fabius le future caniche du Chef d’Etat américain et pour Emmanuelli un chiot couché devant son maitre.
Essayons de remettre un peu d’ordre dans ce débat qui touche au plus profond des orientations politiques.
Observons tout d’abord qu’il est normal et même légitime qu’un candidat potentiel à la Présidence de la République française se rende aux Etats-Unis. Qu’il l’ait fait dans la semaine du 11 septembre au moment où le peuple américain était recueilli dans le souvenir de la tragédie du World Trade Center ne peut qu’être approuvé. Il n’y a pas de concession dans la lutte contre le terrorisme et la barbarie. Et, il faut avoir de la mémoire. Comme le dit justement Michel Sardou dans une de ses chansons « Si les Ricains n'étaient pas là,Vous seriez tous en Germanie,A parler de je ne sais quoi, A saluer je ne sais qui.» Il faut que les nouvelles générations aillent visiter en Normandie ou ailleurs les tombes de ces jeunes américains fauchés dans la fleur de l’âge pour défendre notre liberté au moment où les dictatures nazies ou communistes dressaient le voile noir ou rouge de leur oppression sur le monde. Les Etats-Unis et la France partagent les mêmes idéaux de justice et de liberté et ce n’est pas parce qu’il est à la mode de hurler avec les loups anti-américains que la France doit confondre l’essentiel et l’accessoire.

Cela ne signifie pas pour autant que la France doive couvrir les erreurs de Bush et notamment la guerre en Irak. Mais cela veut dire qu’il faut éviter les rodomontades guerrières, les expressions tonitruantes, les blessures inutiles. En d’autres termes, on peut, sans être le toutou de Bush, refuser d’aboyer avec la meute et préférer la discussion, le débat. Cela nous éviterait le ridicule après avoir hurlé notre hostilité aux Etats-Unis de nous faire tout petit pour ne pas gêner nos exportations de vin ou de foie gras. Au demeurant , les déclarations de Nicolas Sarkozy ont été plus mesurées que le condensé qui en a été publié. Sarkozy n’a pas critiqué la position française sur le fond-il est et reste hostile à l’intervention en Irak-mais sur la forme. Il y avait surement d’autres méthodes que le discours bravache pour faire entendre la différence de la France.

Les sonorités différentes de la droite française ne sont pourtant pas nouvelles. Il existe depuis des lustres une droite francaise pro-atlantique incarnée par le courant démocrate-chrétien puis centriste et une droite gaulliste qui cherche à affirmer l’indépendance de l’Europe par rapport aux Etats-Unis. Les déclarations de Nicolas Sarkozy manifestent à cet égard une évolution puisque le Président de l’UMP se rapproche d’une position plus atlantiste Mais la politique est tout d’abord une affaire de langage. Les paroles enflammées de Villepin au moment du déclenchement de l’affaire irakienne ont flatté l’ego des Français qui se sont imaginés redevenir le centre du monde. Il n’est pas certain que le réalisme de Nicolas Sarkozy ne soit pas plus proche des potentialités françaises. Pour reprendre le langage animalier que l’on évoquait en commençant :rien ne sert de se faire passer pour le roi lion quand on se contente de pousser le cri du coq.